Lootmygame.com - Faites vous plaisir pour seulement 0.50€, La box gaming gagnante à tous les coups ! Lootmygame.com - Faites vous plaisir pour seulement 0.50€, La box gaming gagnante à tous les coups !
GODSTRIKEART

Godstrike – Un déicide spectaculaire mais frustrant

Godstrike ACTION

Partagez sur

La difficulté est un art délicat dans lequel de nombreux jeux ont brillé ces dernières années. les rogue lite, Soulsborne et autres boss rush ont démontré que le salut peut venir de la victoire face à la frustration. Godstrike s’inscrit dans cette lignée, mais le jeu en vaut il la chandelle?

 

Un air de déjà-vu?

Godstrike est le dernier jeu du studio OverPowered Team mais peut-être qu’il paraîtra plus familier que prévu à certains d’entre vous. D’abord parce qu’il s’agit d’une version totalement retravaillée du jeu Profane, sorti brièvement en 2019 avant d’être retiré de Steam pour une histoire de conflit entre le studio de développement et l’éditeur. Pour que tout le travail réalisé sur le jeu ne demeure pas chose vaine, le studio s’est donc retroussé les manches pour créer une nouvelle itération du jeu, plus proche de leur vision d’origine que ne l’était Profane. Les deux jeux partagent donc de nombreuses similarités.

D’autre part, dès les premiers instants du jeu, difficile de ne pas penser à un autre titre dont le jeu s’inspire clairement: Furi. Premier jeu du studio français The Game Bakers, Furi est un boss rush sorti en 2015. Dans une série d’arènes au design extravagant, vous affrontez un à un des boss de plus en plus redoutables. Le jeu s’était à l’époque fait remarqué pour son gameplay nerveux, sa direction artistique inspirée et sa bande son electro/outrun d’excellente facture. Le jeu d’OverPowered Team suit la même structure et tente d’imprimer ce même sentiment de flow frénétique dans des batailles qui flattent la rétine.

 

Et c’est le temps qui court

Dans Godstrike, le monde a été dévasté par une utilisation destructrice d’un ancien pouvoir divin. Autrefois ce pouvoir était divisé en plusieurs masques, mais le pouvoir de l’un d’entre eux a fini par corrompre celui des autres. Talaal est le dernier porteur de masques capable de les purifier pour ramener la paix dans le monde. Le scénario de Godstrike n’est donc pas d’une originalité incroyable mais il est de toute façon un prétexte pour justifier des combats  dantesques contre de redoutables créatures.

Tuto Godstrike

Le tutoriel de Godstrike

Ces affrontements ont lieu dans des arènes fantastiques et ont la particularité d’être chronométrés. Dans Godstrike, le temps joue en effet un rôle essentiel puisqu’il fait également office de barre de vie. Au début de chaque combat, un compte à rebours s’enclenche. A chaque fois, que vous prenez un coup, vous perdez des secondes.

Une fois le temps écoulé, l’écran change de couleur pour vous signaler que le prochain coup encaissé par votre héros sera le dernier. Cette idée de game design vous impose donc à la fois de faire attention aux dégâts encaissés mais d’être aussi constamment dans l’agression pour ne pas se retrouver dans une situation délicate. C’est aussi une spécificité qui devrait faire le bonheur des speed runners.

 

Entre Boss rush et bullet hell

Les batailles contre les boss se présentent comme des scènes de shoot them up où vous projetez des vagues d’énergie tout en esquivant des centaines de projectiles. Chaque monstre possède plusieurs barres de vie qui correspondent à différentes phases de combat pour autant de pattern.

Comme dans un boss rush classique, il vous appartiendra d’observer et retenir les pattern au fur à mesure de vos morts pour triompher petit à petit de vos adversaires. Sur le principe, l’idée fonctionne. Les duels sont spectaculaires, très colorés, les boss sont variés et présentent des comportement tous différents tout en restant cohérents et lisibles. Ce qui donne lieu à des tableaux parfois hypnotiques aux allures de kaléidoscope.

Le Drakhul en action

Le Drakhul en action

 

Divinité limitée

Les problèmes apparaissent cependant en raison du manque d’inventivité du gameplay. Talaal peut seulement se déplacer et tirer, rien de plus. La meilleure façon de vaincre consiste en général à bouger le plus possible tout en maintenant le bouton de tir. Au fur à mesure de votre aventure, il est possible d’équiper des pouvoirs supplémentaires sur votre personnage. Toutefois, chaque pouvoir équipé vous oblige à renoncer à une partie du temps qui vous est imparti.

D’autre part, ces pouvoirs ne peuvent être utilisés qu’après avoir récupéré des sphères de pouvoirs lors des combats. Une collecte très délicate quand le jeu vous impose de vous déplacer sans cesse pour éviter les attaques ennemies. Le risque pour utiliser de tels pouvoirs est donc trop grand. On se retrouve donc avec un personnage la plupart du temps sans dash, sans saut, sans parade ni attaque spéciale. Tout ça au milieu de combats particulièrement ardus.

 

Un challenge élevé mais peu gratifiant

Godstrike est difficile, très difficile. Ce n’est pas un défaut en soi, c’est même quelque chose d’inhérent au genre. Surtout quand on considère que le titre compte moins de dix boss et que votre barre de vie n’excède pas les 5 minutes. L’intérêt du jeu réside dans cette mécanique de “die and retry”. Malgré cela, si slalomer entre les boules d’énergie, les pierres, les fantômes, et les lasers est plutôt satisfaisant, cela ne suffit pas à garder l’intérêt du joueur sur la durée.

Khalepo

Vous avez dit ballon prisonnier ?

On développe nos réflexes, nos yeux s’habituent au déchiffrage de ces nuées psychédéliques d’objets mais on ne sent pas de montée en puissance. Surtout que les combats suivent souvent la même structure avec une ou deux premières phases plutôt abordables, suivies d’une ou deux phases brutales et impitoyables. Et quand le découragement nous guette, rien ne vient nous redonner l’entrain, que ce soit dans un scénario très discret et une bande son plutôt générique. Seule l’apparition d’un mode facile proposé au bout de quelques échecs vient nous donner un petit espoir supplémentaire. Une assistance appréciable mais finalement assez superficielle.

 

Godstrike, un boss rush sacrificiel à réserver aux plus dévots

Même en triomphant de mes ennemis, je n’ai jamais vraiment ressenti la satisfaction d’une victoire conquise dans Furi ou Cuphead. De plus, l’univers de Godstrike n’a jamais vraiment rien fait pour me donner envie de continuer le combat. Le titre est beau et ses mécaniques sont intéressantes mais il nécessite selon moi trop d’investissement par rapport à ce qu’il donne en retour au joueur. L’équilibre frustration-récompense, trop précaire finit par nuit à l’expérience de jeu. Toutefois, si vous êtes un joueur adepte de titre à la difficulté bien corsée, Godstrike mérite tout de même votre attention et devrait vous donner quelques bonnes suées.

Retrouvez ce jeu au meilleur prix chez notre partenaire, GoCleCD.fr

Tags

Partagez sur

Sgtkabukimen

Prêtre gamer du Soleil Levant depuis deux décennies, j’aime manier la gunblade, le megabuster, et le fouet pour faire des passes d’armes avec des Cyborg Ninja Vampire dans les ruines de Neo Tokyo. Je délaisse de temps en temps mon cher Japon pour me livrer aux joies du jeu indépendant et exterminer des hordes d’aliens avec l’unité XCOM.

Vous aimerez sûrement ces articles...

Réactions sur l\'article “Godstrike - Un déicide spectaculaire mais frustrant”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *