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Bungie et Riot, en justice contre la triche

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Si vous jouez en ligne, il arrive d’être parfois confronté à la triche. Grâce à des logiciels, ces tricheurs modifient le déroulement de la partie pour une victoire assurée et gâchent le plaisir de jeu de tous ceux impliqués. dans certaines communautés, ce sont des joueurs très rares et dans d’autres c’est un véritable poison qui empêche de jouer convenablement. Ce qui est d’autant plus un problème dans des jeux en JcJ et compétitifs.

Mais ces logiciels de triches n’apparaissent pas tout seul. Ils sont issus du travail de programmeurs, qu’ils mettent ensuite à disposition (moyennent paiement) des tricheurs en devenir.

Ici, nous parlerons plus spécifiquement de GatorCheats et de l’action de justice entreprise le 8 janvier 2021 par Riot et Bungie, créateur respectif de Valorant et Destiny 2, les jeux au cœur de cette affaire.

 

Valorant - Triche détectéeUne culpabilité indubitable

Créer un logiciel de triche n’est pas si simple et encore moins pour Valorant et Destiny 2. Ces jeux utilisent des systèmes antitriche (nommé Vanguard dans le cas de Valorant) qui détectent les logiciels altérant le jeu et bloquent l’utilisation de ce dernier aux tricheurs. La création de ce type de logiciels doit donc être sciemment prévue pour rester invisible aux systèmes antitriche et c’est un point dont se targue fièrement le programmeur sur le site de GatorCheats, comme référencé dans le document légal déposé par les avocats des plaintifs :

“Le meilleur site pour une triche sécurisée et sûre”

“Services et triches de haute qualité pour les jeux les plus populaires du marché”

“Connu pour être le premier à sortir et celui qui reste le plus longtemps non détecté”

L’acquisition de ces logiciels de triche est coûteuse, avec, par exemple pour les logiciels destinés à Valorant “Gatorant”, un coût de 90 dollars par mois, 250 dollars pour 3 mois et 500 dollars pour un accès au service à vie.

Cet abonnement inclut notamment l’accès à un service après-vente, guidant les tricheurs sur l’installation et l’utilisation correcte des logiciels, et des méthodologies pour éviter le ban.

Il n’y a ainsi aucun doute quant à ce que GatorCheats produit comme service, ce qui va mettre son propriétaire, supposément un certain Cameron Santos, dans une situation très défavorable dans cette action de justice menée en Californie avant même d’être confronté aux jurés.

 

Un passif de triche enfonçant le clou

En effet, ce n’est pas la première fois que GatorCheats est confronté à un recours de justice. Bungie avait précédemment déjà fait envoyer une demande de cessation des ventes des logiciels concernant leur jeu, demande à laquelle GatorCheats avait répondu positivement et promptement en retirant quelques jours plus tard de la commercialisation le logiciel développé.

Cependant, GatorCheats avait rassuré sa clientèle en promettant de maintenir le service après-vente concernant les clients possédants déjà un abonnement (notamment ceux abonné au service “à vie”), ce qui en soi va à l’encontre du recours de justice entrepris par Bungie.

 

Gatorcheats

La page d’accueil de GatorCheats annonce la fermeture prochaine du fait du procès

Une affaire surtout Américaine

Riot Games et Bungie sont des studios dont la juridiction est, en temps normal, affilié à l’État américain du Delaware, mais dont le cœur d’activité est principalement situé respectivement à Los Angeles, en Californie et Bellevue, dans l’État de Washington. Quant aux défendants, si la majorité des employés de GatorCheats (concernés aussi par cette affaire) sont anonymes pour le moment, Cameron Santos, le propriétaire, serait un habitant d’Albuquerque, au Nouveau Mexique. Le choix de porter cette affaire en Californie serait, d’un côté, que le siège social de Riot Games s’y trouve, mais également du fait qu’une partie importante des affaires menées par GatorCheats se serait déroulé sur le territoire Californien.

La prise de position de cette affaire est d’ailleurs uniquement basée sur les affaires menées par GatorCheats dans les limites des États-Unis d’Amérique et c’est sur cette base que la justice (et donc le calcul du tort infligé aux plaintifs) sera prise en compte.

 

Les plaintes et les réclamations

Riot et Bungie accusent GatorCheats de créer, distribuer et entretenir des logiciels de triche mettant en péril le modèle économique de ces entreprises et de leurs jeux en gâchant le plaisir du consommateur, obligeant ces entreprises à investir “des millions […] et un temps considérable” à protéger les jeux contre la triche. Les accusations mentionnent également une incitation à briser le contrat légal fait entre l’entreprise et son client, qui stipule la promesse de n’utiliser en aucune façon de logiciels, appareils ou techniques de triche.

En retour, Riot et Bungie demandent tout d’abord que soit retiré du marché tout forme de ces logiciels de triche ainsi que les sites de distribution de ces derniers, un accès à une copie de chacun de ces logiciels pour qu’ils soient étudiés et identifiables pour les patchs à venir, d’importantes compensations monétaires, couvrant les frais de justice (avocats et autres), des amendes conséquentes, le maximum légal de 2500€ par logiciel vendu auprès des clients et la totalité des bénéfices engendrés par cette opération.

 

Les conséquences

Cette affaire va mener tout d’abord à une jurisprudence dans le droit américain. Si effectivement ces sites de triche ne sont pas nouveaux, le fait qu’ils soient menés au tribunal, et qu’aucun arrangement à l’amiable n’ait pas été réglé entre-temps, est cependant plus rare.

Menée à son terme, et si raison est donnée aux plaintifs, cette action de justice raffermira la juridiction concernant la triche dans les jeux, les sites proposant ce genre de services devront se montrer bien plus subtils, la loi étant alors bien plus encline à être en faveur des sociétés vidéoludiques pour défendre leurs œuvres et la façon dont elles doivent être jouées.

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