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L’Océan Indien lance son premier salon jeu vidéo, le Run Games Week

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Du vendredi 12 au dimanche 14 novembre se tiendront les premières rencontres des acteurs vidéoludiques de l’Océan Indien. Sur l’Île de la Réunion, à Saint-Denis, le Run Games Week prend ainsi place en tant que premier salon du jeu vidéo de la région océanique, organisé par l’Association des Métiers de l’Animation et des Jeux vidéos de la Réunion (AMAJEVIR).

 

Ludisme et Dialogue

Pendant ces deux journées, le public réunionnais pourra assister à différentes animations telles que des sessions de rétrogaming, des ateliers de codage, une compétition de drones ou une initiation à la réalité virtuelle. En tout, ce sont 6 ensembles qui occuperont le parc des expositions NORDEV : une scène esport, une zone ludique, un espace de stands, des animations familiales ou pour débutants, une scène destinée à des show et enfin un espace de discussions réservé aux conférences et rencontres entre professionnels.

Le Run Games Week a pour ambition d’occuper dans l’Océan Indien une place d’envergure, flirtant dans son programme et son identité avec la Paris Games Week qui figure comme le salon le plus important en France métropolitaine. En outre, il s’agit de faire concurrence à un salon déjà bien installé sur l’île, le Geekali, qui propose depuis 2018 des manifestations autour du cosplay, la science-fiction et les jeux vidéo. Toutefois, l’équipe de le Run Games Week prend possession de domaines jusque là mis de coté, mais qui figurent être l’avenir de la région : l’esport et le cluster professionnel.

RunGamesWeek

 

Pour une autre scène de l’esport

Dushyant Gazemont, responsable recensement des joueurs esport, suggère ainsi que les compétitions marqueront le salon et figureront, pourquoi pas, comme les principaux temps forts de ces deux jours, notamment pour l’effectif important qui s’affrontera :

” Nous avons sélectionné 16 e-sportifs pour le tournoi Fifa, 64 e-sportifs pour le tournoi Super Smash Bros et 4 équipes de 5 joueurs pour le tournoi League of Legends “

Ces trois tournois témoignent d’un engouement particulier sur l’île du piton qui accueille chaque année les Run Esport Series organisés par Orange. On compte également les Shapeless Tournament ou le Volcano Gaming Tour qui animent l’île avec de plus en plus de moyens.

Véritable rendez-vous pour les compétiteurs réunionnais, on constate cependant qu’en dehors ces événements réunionnais, la région de l’Océan Indien est pauvre en compétitions proportionnellement, avec une absence totale de sponsors esportif remarquables chez les voisins insulaires : Mayotte, Maurice, Comores, etc. (même s’il existe des équipes prometteuses, telles que Symbiosis Gaming à l’île Maurice).Les tentatives restent modestes et demandent à prendre de l’ampleur, comme par exemple un jeu régional très célèbre, la course de pneus, qui voit en ce moment  sa première compétition mobile entre Madagascar, Mayotte et la Réunion.

En outre, même si Orange demeure le principal investisseur en la matière à la Réunion, son réseau n’est pas encore prêt à accueillir l’effervescence de la région. Lors des dernières Run Esport Series 2021, il a été constaté ainsi un ping à 200ms pour la compétition sur Fortnite, témoignage d’une fibre qui peine à se développer rapidement sur tout le territoire. C’est aussi le résultat d’une obstination à raccorder le lointain département français aux serveurs européens, alors que sa position géographique lui préférerait un raccordement aux serveurs sud-africains. Pour le Run Games Week, c’est un fournisseur d’accès emblématique de l’île qui a été choisi, Zeop, qui travaille au déploiement de la fibre sur l’île depuis 2013, à voir si celui-ci offrira une meilleure fiabilité de sa connectique.

Shapeless Tournament 2019

Shapeless Tournament 2019

 

Construire le prochain hub de l’Océan indien

Run Games Week profitera aussi grandement aux professionnels de la région, avec des rencontres dites “b to b” (Business to Business). Il s’agit de moments d’échanges entre acteurs de l’industrie vidéoludique, permettant ainsi aux développeurs et financeurs (éditeurs ou sponsors) de communiquer sur leurs projets et leurs besoins. Pour y participer, il faut préalablement s’inscrire en ligne, l’événement est aussi ouvert aux étudiants en questionnement sur leur futur.

Sur l’île de la Réunion, le collectif Bouftang figure déjà comme une entité importante de l’industrie, accompagnant les petites sociétés de l’île. Mais on constate toujours un manque cruel d’investisseurs et d’éditeurs, ce qui a pour conséquence de freiner une région pourtant prête à franchir le pas du boom numérique.

Petits Etats Insulaires en Développement

Source : SciDev.Net

Dans l’Océan Indien, il faut rappeler que la crise du covid a frappé fort sur l’économie principale de ces petits ilots. Le tourisme des îles océaniques a été complètement arrêté pendant près de 20 mois. Les autorités doutent en outre d’une véritable reprise, le changement climatique dévastant de plus en plus ces zones paradisiaques.

Les Petits États Insulaires en Développement (Caraïbes, Pacifique, Indien, Mer de Chine, Afrique, etc.) constatent qu’il leur faudra diversifier leur économie, avec une attention toute particulière à l’économie verte (énergies durables, tourisme responsable, etc.). À la Réunion, Orange intègre cette nouvelle économie avec sa stratégie écologique #Nouléansamb.

Mais surtout, on voit apparaître une Économie Orange, c’est-à-dire une économie basée sur l’offre de produits artistiques, virtuels ou de divertissements. L’Océan Indien a tout à y gagner et la transition a déjà débuté avec la Digital Mauritius 2030, qui prévoit de faire des TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) le pilier de l’économie mauricienne, un accord avec les Seychelles ou la création en 2019 de l’agence Anaden aux Comores.

Impact sur les PEID du changement climatique

Impact sur les PEID du changement climatique / Source : Diplomacy.edu

 

Le Run Games Week, présage d’une ère numérique pour l’Océan Indien ?

Si l’événement rencontre le même succès que son homologue parisien, la Paris Games Week, il faut se dire que le Run Games Week enclenchera peut-être une série d’investissements et d’intérêts de la part des grands acteurs internationaux. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le titre et le logo sont aussi semblables à la manifestation métropolitaine, l’éclat de la Paris Games Week pourrait ainsi profiter à l’épanouissement de ce tout premier salon de l’Océan Indien. La Réunion est un choix évident pour la bonne tenue du salon, puisque l’île est le principal noyau vidéoludique de la zone. Le Run Games Week profite ainsi du soutien de la maire de Saint-Denis, Ericka Bareigts, mais aussi de l’AFJV, Bouftang, Ubisoft, du Conseil départemental et de la préfecture.

Les organisateurs estiment qu’environ 5000 personnes sont attendues pour ces deux jours. Malgré cela, il est toujours possible de réserver ses places avec la billetterie en ligne pour un tarif de 5€ par jour. Si vous souhaitez en savoir plus, une émission d’une vingtaine de minutes sur NRJ Réunion était consacrée à l’événement.

Avec l’avènement de l’économie orange chez les états insulaires, mais aussi pour le bouillonnement vidéoludique qui se constate d’années en années à la Réunion, il faut espérer un franc succès au Run Games Week. Le salon a l’occasion de marquer l’entrée de l’océan Indien dans l’industrie numérique (qui montre une indépendance de plus en plus croissante vis-à-vis du tourisme) pour enfin profiter à l’épanouissement de talents 100% péi.

RUN GAMES WEEK les organisateurs

Jules, Laurent, Ruddy, Audrey, Annabelle et Ludovic de l’association AMAJEVIR

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Phebus

J'aime me plonger jusqu'à l'os dans des choses que je ne connais absolument pas, pour rester curieux de tout, toujours le poing levé comme disait une chanteuse de mes folles années de jeunesse. Sinon je fais partie de cette secte, toujours plus réduite, qui croit en la sortie d'un Half-life 3 depuis vingt ans. J'ai cependant d'autres religions comme Dear Esther, Denis Villeneuve, Alien, les chats, le Japon ou la cuisine. Touche-à-tout en jeux vidéo, j'ai tout de même mes limites quand il s'agit de taper dans le ballon rond ou m'infliger du golf ô combien dynamique. Entre toutes ces choses, j'aime malgré tout un peu d'instinct primaire, en me défoulant sur un FPS en ligne, ça finit toujours une journée en beauté. J'aime à penser que j'aurai pu faire une carrière inimaginable dans l'Esport et devenir celui qui connaît le jeu vidéo mieux que tout le monde (pathétique fierté humaine).

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