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Fling to the Finish – La très vibrante course à la folie

Après une longue germination de 4 ans, l’équipe de SplitSide à Philadelphie sort en early access un jeu de course en ligne déjanté du nom de Fling to the Finish. Déjà fortement comparé à Fall Guys, il partage avec ce dernier un certain sens de l’absurde, mais il y a plus loufoque encore du coté de son héritage japonais. Le concept est simple, son exécution complexe : comme un jeu tac-tac des années 70, un lien très élastique maintient deux boules. Devinez quoi ? Vous êtes les deux boules et une ligne d’arrivée est à l’horizon, très loin après un grand bazar de tuyaux, tourniquets, lianes et autres aires de jeux dignes de survivalistes.

 

Une course à la seule force de l’élastique

Certainement sortis d’un cerveau retors, les parcours demandent habileté et sang-froid pour s’aventurer sur des ponts pas si stables que ça, des cartes particulièrement flexibles ou des plateformes de dés plus traitres qu’un équipage d’Among Us. Les courses que nous proposent SplitSide portent donc en elles une grande nervosité et n’ont absolument rien à voir avec un long fleuve tranquille. Mais ça ne serait rien si l’aventure en restait là, le confondant alors à un banal jeu télévisé du genre de Wipeout ou un Ninja Warrior. En vérité, le parcours du combattant s’affronte avec deux entités à la fois, liées par un cordon qui est tantôt une plaie, tantôt un propulseur puissant.

Aux allures de carambar, l’élastique qui soutient les deux camarades permet des envolées parfois rocambolesques, permettant de gagner soudainement une grande avancée dans la course. Mais c’est aussi un fil très capricieux, dont on n’a pas tout à fait le contrôle, et qui envoie parfois nos pauvres compagnons dans le décor. Le binôme se caractérise par des animaux aux visages déjantés, résultat probable des nombreux coups et châtiments qui leur sont imposés.

Ces deux bestioles peuvent se jouer seul, requérant alors une certaine dextérité, mais aussi à deux en coopération, où il faudra faire preuve d’un très grand calme pour réussir à communiquer sans crier. Nos concurrents, eux, peuvent se trouver à nos côtés sur le canapé, ou bien en ligne, mais sans amis la course est vouée à être une victoire sans mérite, étant donné l’absence de personnages gérés par l’IA. Même seul ou en coop, le circuit peut cependant trouver un intérêt pour la difficulté de ces obstacles et son exploration.

Fling to the Finish donne tout son sens à l’expression : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. Ce proverbe africain, que l’on retrouve maintenant dans n’importe quelle publicité bien-être, cache cependant de longs moments de frustrations et de situations au bord de la crise de nerfs en ce qui concerne ce petit jeu de course. Pour qui sait entretenir un bon dialogue, l’expérience du cordon devient cependant un atout, que le jeu parvient à récompenser et sublimer dans son level design.

Jeu à quatre dans Fling to the Finish

 

Quand la folie rencontre le beau

L'aquaparc dans Fling to the FinishOn doit certainement à Andre Edgarian et Ben Spurr de l’équipe de SplitSide les circuits les plus bancals et instables qu’il soit donné. Détrompez-vous, il s’agit là d’un compliment, tant la physique qui règne dans ce jeu a été façonnée avec précision. Le lead level designer et l’art lead derrière tout ça ont souhaité apporter à Fling to The Finish un environnement malléable, où un palmier peut chuter sous notre poids, une chaîne se balancer dans les airs, ou un pont s’écrouler si l’on abuse de sa tolérance à nous soutenir. Le jeu surprend ainsi pour la performance de ses textures.

À titre d’exemple, le circuit Mouvements Mouillés parvient à reproduire l’exaltation très enfantine des descentes vertigineuses de parcs aquatiques. Cela grâce à une maîtrise des flux de l’eau profondément réaliste, chose difficile à programmer. Mais aussi grâce à une réflexivité organique bien dosée de nos avatars avec leur environnement, ce qui permet des interactions fluides et cohérentes avec la matière avec laquelle on est en contact.

Le niveau du casino dans Fling to the FinishL’univers en lui-même est extrêmement coloré et atteint plusieurs fois notre émerveillement lorsqu’il s’agit de construire une carte autour d’un thème. Les aires de jeu, où on peut retrouver toboggans, cordes ou filet araignée, sont particulièrement touchées par une belle nostalgie. De façon générale, Fling to the Finish exploite le plaisir élémentaire d’explorer les mini-mondes ou l’infiniment petit. C’est une caractéristique que l’on retrouve de manière frappante dans les niveaux du casino ou du flipper, qui sont des merveilles imaginatives lorsqu’on s’infiltre au cœur de ces machines tintantes et qui vibrent sous la lumière des néons.

Enfin, le monde de Fling to the Finish semble articulé autour d’un esprit loufoque, habité par des personnages aux yeux exorbités. Les airs de kazoo dans la bande sonore apportent à ce sujet encore un peu plus de chaos et d’extravagance.

Divers personnages de Fling to the Finish

 

Fling to the Finish est à la fois enfant de l’arcade et voisin des couch games

Quand les mécaniques définissent le jeu

Human fall Flat

Human Fall Flat

Pour cela, et tous ces éléments de party game, Fling to the Finish se fait une place parmi les déjantés Fall Guys, Gang Beast ou Human Fall Flat. Il partage cependant avec ce dernier l’amour de la dextérité et du geste juste. Car Fling to the Finish suppose une maitrise des mécaniques assez importante pour réussir, tout en demeurant extrêmement simple.

Les deux flingers, comme SplitSide aime les appeler, doivent se coordonner pour avancer à la même vitesse, sauter au bon moment ou glisser sur une rampe de façon équilibrée. Ils sont aussi dotés d’une capacité collante sur certaines surfaces, autorisant l’un à s’agripper pendant que l’autre se balance vers la plateforme suivante. Cette compétence deviendra vite essentielle et se complète avec la possibilité de tirer brusquement le cordon vers soi. Ainsi, il est possible de projeter son pauvre ami vers une poutre pour qu’il s’y ratatine ou bien s’y colle afin qu’il prenne le relais et ainsi de suite.

Push me Pull You

Push Me Pull You

Fling to the Finish emprunte donc beaucoup aux jeux coopératifs où deux joueurs investissent une entité. C’était déjà le cas dans Push Me Pull You (2016) de House House. Mais les exemples marquants de ce type de mécaniques restent probablement Octodad: Dadliest Catch (2014) de Young Horses, ou I Am Bread (2015) de Bossa Studios, où la synchronisation des mouvements du personnage constitue tout l’intérêt du jeu.

 

La folie japonaise pour un univers qui va à toute allure

Plus particulièrement, la création de SplitSide trouve un héritage notable au début des années 2000 et notamment dans le portage de jeux d’arcade vers les consoles. Super Monkey Ball, avec ses parcours infernaux et ses singes emprisonnés dans des boules, a beaucoup de Fling to the Finish.

Monkey Ball fait vraisemblablement partie d’une référence très “arcade” pour Fling to the Finish. En effet, Monkey Ball a émergé de prime abord sur les machines publiques japonaises en 2001, avec un gameplay nerveux et difficile tout à fait adapté au genre de l’arcade. Le lead designer Andre Edgarian de Fling to the Finish est un passionné du genre, et a su l’incorporer dans le développement du jeu.

Enfin, son absurdité et son esprit aberrant trouvent une origine possible dans Noby Noby Boy. Développé en 2009 par Keita Takahashi (Katamari Damacy, Wattam), les joueurs partagent à deux le corps de Boy, une chenille à l’élasticité alarmante. Le jeu baigne dans une folie candide, presque mignonne par moments, mais conserve en son sein un certain malaise à force d’en faire trop. Fling to the Finish, finalement, c’est aussi ça : il en fait trop, exagère, est au bord de l’hystérie mais conserve une âme d’enfant à qui on peut tout pardonner.

Noby Noby Boy

Noby Noby Boy

 

Une réussite qui n’attend plus que son public

Pour une sortie en accès anticipée, Fling to the Finish est extrêmement prometteur et aurait d’ailleurs pu largement sortir tel quel. On y trouve déjà 12 circuits très différents les uns des autres, 4 modes de jeux et 12 personnages. Cette sortie prématurée a vocation à montrer que le jeu sera encore plus riche dans l’avenir, l’équipe de SplitSide s’étant engagé à développer de nouveaux mini-jeux, de nouvelles courses et même de nouvelles compétences.

Mêlant un concept exigeant à des mécaniques accessibles, Fling to the Finish parvient à générer tout ce qu’il y a de plus fun dans l’acrobatie à deux. La frustration qu’on éprouve par moments est vite brouillée dans ce grand bazar aux allures de fête foraine et, à coup sûr, on prendra plaisir à y revenir encore et encore pour s’adonner à des manèges de plus en plus vertigineux.

Cependant, pour que la fête soit aussi folle, il faut être nombreux et force est de constater que Fling to the Finish est pour l’instant un désert en ligne. Son succès, depuis sa sortie en août, devrait retentir un peu partout et, on l’espère, apporter ses foules. Sans cela, le jeu conserve un intérêt limité, à part si l’on apprécie les compétitions en solitaire.

Fling to the Finish dans l'espace

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Phebus

J'aime me plonger jusqu'à l'os dans des choses que je ne connais absolument pas, pour rester curieux de tout, toujours le poing levé comme disait une chanteuse de mes folles années de jeunesse. Sinon je fais partie de cette secte, toujours plus réduite, qui croit en la sortie d'un Half-life 3 depuis vingt ans. J'ai cependant d'autres religions comme Dear Esther, Denis Villeneuve, Alien, les chats, le Japon ou la cuisine. Touche-à-tout en jeux vidéo, j'ai tout de même mes limites quand il s'agit de taper dans le ballon rond ou m'infliger du golf ô combien dynamique. Entre toutes ces choses, j'aime malgré tout un peu d'instinct primaire, en me défoulant sur un FPS en ligne, ça finit toujours une journée en beauté. J'aime à penser que j'aurai pu faire une carrière inimaginable dans l'Esport et devenir celui qui connaît le jeu vidéo mieux que tout le monde (pathétique fierté humaine).

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