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Captain Tsubasa : 32 ans de jeux vidéo – Partie 2 : Les années Bandai, expérimentations en série

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Le 28 août, la série Captain Tsubasa, plus connue chez sous le nom d’Olive et Tom, fera son retour sur consoles après dix ans d’absence. L’occasion de revenir sur une série de jeux de foot pas comme les autres. Après une première série de jeux de foot à la sauce RPG édité et développé par Tecmo, les adaptations vidéoludiques de Captain Tsubasa par Bandai vont prendre différentes formes pour des résultats… Surprenants.

 

Du RPG à la simulation

Avec l’arrivée des 32 bits et l’avènement des simulations comme Fifa et International Super Star Soccer (l’ancêtre de PES), la série Captain Tsubasa se lance à son tour dans l’aventure. En 1995, Bandai attaque fort avec Captain Tsubasa J : Get in the tomorrow sur Playstation.

Captain Tsubasa J se présente donc comme une simulation de foot « classique », à ceci près que vous pouvez déclencher manuellement des attaques spéciales comme des « une-deux » magique, des tirs dévastateurs, ou des parades d’anthologie. Le résultat est finalement un jeu bien plus arcade que simulation, avec des scores fleuves et un gameplay assez nerveux. Une recette qui sied finalement assez bien à l’aspect fantasque du manga. Sorti en début de vie de la playstation, Captain Tsubasa J ne brille pas par la qualité de ses textures. Comme tous les jeux de cette époque, le temps n’a pas été très clément avec lui mais son contenu très généreux compense cette relative laideur. Le jeu comporte plusieurs dizaines de techniques spéciales et de nombreuses équipes. Si aujourd’hui il n’existe plus que deux licences de jeux de football sur consoles de salon, elles étaient beaucoup plus nombreuses dans les années 1990 (Adidas Power Soccer, Le Monde des Bleus, Sensible Soccer…) et ce Captain Tsubasa J constituait une alternative crédible.

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L’expérimentation continue sur Game Boy Advance en 2001 avec Captain Tsubasa : Eikou no Kiseki, un titre qui mélange tactical tour par tour avec système de case et jeu de deck building. L’année suivante, Captain Tsubasa : Ougon Sedai No Chose débarque sur Game Cube. Cette simulation n’est pas très folichonne mais elle a le mérite d’ajouter un mode « carrière » où vous entraînez votre avatar pour qu’il intègre l’équipe du Japon auprès de Tsubasa.

 

Du foot et du rythme

Il faudra attendre 2006 pour retrouver un jeu Captain Tsubasa digne de ce nom. Sorti sur PS2, simplement sous le nom de « Captain Tsubasa », ce titre porte en lui l’héritage de la saga de jeux vidéo, tout en y ajoutant un twist original. Dans cet opus, vous ne contrôlez que Tsubasa, la caméra est centrée sur lui, et vous voyez l’action comme à travers ses yeux, un peu à la manière du titre Libero Grande de Konami sur PS1. Vous vous déplacez librement sur le terrain en 3D, et à tout moment vous pouvez stopper le temps pour effectuer une passe, un dribble ou un tir.

Face à l’adversaire, la réussite de vos actions dépend à la fois de vos stats et de celles de l’adversaire ainsi que de votre sens du rythme. A des moments précis, il faut appuyer sur la bonne combinaison de touches pour donner le maximum de puissance à vos actions et remporter vos duels. Quand Tsubasa n’a pas le ballon, vous pouvez faire des appels de balle, ou alors donner des ordres aux autres joueurs en tant que capitaine. Vous n’êtes donc pas maître des choix de vos coéquipiers et de leurs déplacements mais vous intervenez dans le jeu de rythme de leurs duels. Il faudra donc penser à construire et à trouver les bonnes tactiques pour remporter la victoire.

 

Ces choix atypiques, couplés à des animations de grande qualité, donnent un aspect totalement épique aux parties, avec un découpage des actions qui n’est pas sans rappeler celui des cases des mangas. Un tigre enflammé rugit quand Hyuga tire, un aigle s’élance sur la frappe de Matsuyama, et la main dorée de Gino Fernandez brille de mille feux à chaque parade. Sans être une merveille graphique (le stade fait vide et les animations sont un peu rigides) le jeu reste aujourd’hui encore très jouable et très fun. Avec sa réalisation et son scénario qui reprend les arcs du collège et du tournoi international de Paris, il s’agit peut-être du jeu le plus fidèle au matériau de base. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que ce jeu a servi de base à Let’s Play narratif hilarant du Joueur du Grenier.

 

Une mi-temps qui s’éternise

Ce Captain Tsubasa cuvée PS2, sera le dernier de la série à sortir sur console de salon. Les joueurs nomades auront tout de même droit à un dernier épisode sur DS en 2010 intitulé Captain Tsubasa : New Kick Off, sorti également sous nos latitudes. Un épisode sympathique dans la lignée des anciens jeux Tecmo mais qui n’apporte pas grand-chose de supplémentaire. Il faut alors se faire une raison. La série n’a plus la popularité d’autrefois au Japon et Bandai délaisse la licence. La série aura le droit à quelques petits jeux mobiles ou même un jeu éducatif sur navigateur au gameplay basé sur des mots à taper au clavier.

Namco Bandai semblait ne plus s’intéresser à la série mais, à l’approche de la Coupe du Monde 2018, Captain Tsubasa paraît vivre un revival. Le succès de Captain Tsubasa Dream Team, jeu mobile développé par Klab, couplé à celui d’une nouvelle série animée redonne des ailes à Tsubasa et ses amis. Le titre de Klab compte actuellement plus de 25 millions de téléchargements à travers le monde. Le jeu reprend une partie de l’aspect RPG de l’époque Tecmo et ajoute un système de joueurs à collectionner (dans la lignée des « gacha » comme Dragon Ball Z : Dokkan Battle) et un mode multijoueur efficace. Quant à l’anime, il s’agit d’un reboot des deux premiers arcs du manga, à la fois plus proche du manga d’origine et remis au goût du jour.

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Captain Tsubasa Dream possède de belles animations mais un gameplay limité.

 

Le retour de la licence par Bandai

Captain Tsubasa est à nouveau populaire et cela n’échappe pas à Namco Bandai. Quatorze ans après l’épisode PS2, Captain Tsubasa : Rise of New Champions, édité par Namco Bandai et développé par Tamsoft, aura la lourde tâche de satisfaire des fans qui n’y croyaient plus vraiment. Orienté arcade, avec de nombreux modes de jeux et un multijoueur prometteur, ce Captain Tsubasa sera-t-il le messie tant attendu ? Réponse le 28 août sur Steam, PS4 et Nintendo Switch.

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Sgtkabukimen

Prêtre gamer du Soleil Levant depuis deux décennies, j’aime manier la gunblade, le megabuster, et le fouet pour faire des passes d’armes avec des Cyborg Ninja Vampire dans les ruines de Neo Tokyo. Je délaisse de temps en temps mon cher Japon pour me livrer aux joies du jeu indépendant et exterminer des hordes d’aliens avec l’unité XCOM.

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