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Ion Fury

Ion Fury – Le Fast-FPS du bim, bam, boum !

Ion Fury FPS

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Sorti sur PC en février 2018, Ion fury s’offre un maximum de visibilité en ressortant en ce mois de mai sur console. Envie de casser du monstre, d’avoir une petite dose d’hémoglobine à l’ancienne ? Alors ce projet de passionnés du genre Fast FPS est peut-être pour vous. Voyons comment s’en sort cette anomalie rétro futuriste. Ce test a été réalisé sur Nintendo Switch et également sur PC.EY7fUSEVAAEmtxp

 

Rien ne se perd, tout se transforme

La première chose que l’on remarque en lançant Ion Fury, ce sont ses graphismes. Oui, nous avons bien à faire à un Fast FPS, un Doom like pour les vétérans du jeu vidéo ou plutôt un Duke-Like. Le jeu tourne sur le moteur de Duke Nukem 3D qui va maintenant sur ses 23 ans : le Build engine. A l’heure où l’on s’extasie devant la démonstration de l’Unreal Engine 5, Ion Fury montre qu’il reste de très bonnes soupes dans ces vieux pots. Cette volonté d’utiliser ce moteur n’est pas un hasard, le jeu est développé par Voidpoint qui ont fait des maps sur Duke Nukem 3D et édité par 3D Realms : les papas du blondinet bodybuildé dont il ne possède plus les droits. Autant dire que tout ce beau monde connait sur le bout des doigts le moteur et ce qui fait le sel d’un Duke Nukem.

Ainsi, le jeu est très friendly avec les machines les moins performantes puisque le jeu fait à peu près 100 Mb. Ion Fury se téléporte tel Goku avant que vous ayez eu le temps de dire Steam. Pourtant, il est beau, tourne à 60 fps constant et peut facilement être sublimé en bidouillant un petit peu. Il faut également préciser que le jeu possède une option qui permet de désactiver le Voxel. Ion Fury propose également une personnalisation de HUD, un détail toujours apprécié. De plus, le travail sur les sprites force le respect, en particulier celui des ennemis.

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Les sprites fourmillent de détails, même sur les pires ennemis du jeu

Le moteur n’est pas la seule chose “recyclée”. Ainsi, le personnage principal est Shelly “Bonbshell” Harrisson (si c’est pas badass, je ne sais pas ce qu’il vous faut…) !  Créée pour intégrer l’univers de Command and Conquer puis de Duke Nukem Forever, Shelly a eu la chance d’échapper à son destin pour avoir sa propre série de jeu. Faire du neuf avec du vieux, c’est bien la devise de Ion Fury.

 

Un jeu qui se souvient d’où il vient

Nous voici donc avec un jeu de 2020 qui tourne sur un moteur qui date d’une époque où Michael Jordan jouait encore pour les Bulls (1997 pour les néophytites de NBA). Pourtant le Build Engine est poussé dans ses retranchements. La modélisation des bâtiments est bien meilleure que ce qui se faisait chez Duke. Il y a de la physique sur tous les objets, à nous de choisir de les faire tomber, les exploser ou encore de les utiliser pour accéder à des plateformes. Libre à vous de tenter un tabouret % en speedrun, bon courage cependant. Enfin, le jeu est très fluide puisque les zones sont connectées entre elles. Changer de zone entraîne un petit temps de chargement mais rien qui ne nuit au rythme du soft.

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Mais enfin, on a déjà Cyberpunk 1997 à la maison !

EY7qEdaUwAANrPrEnfin, dire que le level-design et le gameplay sont lui aussi d’un autre temps serait ignorer les places de choix qu’occupent Doom 2016 et son petit frère. D’ailleurs, certains éléments tirés des jeux sont présents dans Ion Fury. Un tir bien placé dans la tête vous donnera des points d’armure. Déjà vu ? Comme dans ces jeux, vous évoluez dans des niveaux à la recherche de clefs de couleurs différentes pour avancer vers l’antagoniste du jeu. Tout cela en affrontant des hordes d’ennemis volants, blindés et parfois quasiment in-tuables (Big up au vaisseau !)

Les niveaux sont vastes et forcent le joueur à se familiariser avec les lieux pour pouvoir se déplacer sans utiliser la carte du jeu mais plutôt celle de votre cerveau. heureusement, les zones sont assez variées architecturalement pour se repérer. Ensuite, les diverses références aident d’autant plus à se repérer : je pense particulièrement aux hommages de film comme Terminator, Alien… Comme Blood, Doom ou Duke Nukem, les secrets sont très nombreux et poussent le joueur à fouiller chaque coin et recoin de la map en espérant tomber sur un bonus de santé ou de protection. De plus, Ion Fury compte également un niveau secret qu’il me paraît impossible à trouver sans avoir la soluce sur les genoux et peut-être une âme de pianiste…

 

Mère Shelly, raconte nous une histoire !

Vous avez dit scénario ? C’est très simple, après la cinématique, si vous souhaitez en apprendre plus pour l’histoire : vous devrez ouvrir le menu, et lire vous même le scénario dans un onglet qui lui est dédié. C’est déjà très généreux pour ce genre de jeux. Tout cela pour dire que l’histoire n’est pas en second mais en dixième plan. Ainsi, ne vous embarrassez pas avec l’histoire et concentrez vous sur le gameplay. ce n’est pas moi qui le dit, c’est le jeu !

EY7yI5TVAAAdUA_Néanmoins, un petit point histoire s’impose. Après un accident lors d’une opération, Shelly a perdu un bras et toute son escouade. Aujourd’hui, une nouvelle attaque est lancée sur Néo DC et c’est à notre héroïne de stopper le docteur Jadus Heskel. Voilà, passionnant n’est-ce pas ? Attardons-nous du côté des personnages. Tout d’abord, Shelly n’est pas Duke. Terminé les blagues graveleuses et autres allusions peu family friendly. Shelly est plutôt adepte des One liner bien sentis et imprégnée d’une culture memesque qui dépasse parfois l’entendement. Archétype féminin du héro de film d’action badass, elle possède un sens de la patrie très développée et une backstory à la Rambo. Si elle ne possède qu’un bras, elle a les épaules nécessaires pour combattre le mal. Shelly ancre d’autant plus le jeu dans les années 90 et permet de se mettre dans l’ambiance. Même constat pour le méchant professeur savant fou générique numéro 4567346.

Nous disions ? Oui, oubliez l’histoire. Vous devrez d’ailleurs vraiment vous concentrer sur le jeu puisque celui-ci est vraiment retor. Étant joueur régulier, je l’ai lancé en mode difficile avant de revenir, penaud, en mode normal qui offre déjà un challenge assez corsé. Il faut constamment bouger pour éviter les nombreuses attaques qui fustigent de partout. De plus, si la prise en main sur manette est bonne, l’aide à la visée est très loin de prendre le joueur par la main. Les premières cibles peuvent être difficiles à abattre car elles possèdent beaucoup de vie. Heureusement, les armes ont un excellent retour et possèdent une fonction secondaire très utile. Je pense particulièrement au revolver qui permet de locker les adversaires afin que Shelly les dézingue en un chargeur (it’s high noon !). Vous développerez vite une routine dans les combats : qui tuer en premier, avec quelle arme… Chaque affrontement permet d’optimiser ses ressources et on se prend rend vite compte qu’une grande marge de progression est possible.EY7qEdjU4AA8pRo

 

Conclusion : Shelly “Boomeuse” Harrison ?

Oui, le jeu est une réussite sur beaucoup d’aspects. Il est beau, long, nerveux et ne demande que peu d’espace à votre ordinateur ou console. Néanmoins, j’aurai aimé que le jeu sorte du carcan Duke Nukem pour proposer plus. Certains aspects fonctionnent, les ennemis sont assez beaux et dynamiques pour qu’on mette du temps à s’en lasser. Par contre, j’attendais le moment où on sortirait des rues sombres, des bars, des égouts pour avoir de nouveaux paysages. Même constat sur les armes, Ion Fury aurait pu être davantage déjanté en proposant des armes aux effets plus loufoques mais toujours explosifs, à la Ratchet et Clank par exemple.

C’est un jeu qui ne sort absolument jamais de sa zone de confort, en même temps le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien ? La prise de risque sera sans doute pour le prochain, je l’espère fort en tout cas. Malgré ces défauts, Ion Fury s’adresse à tous : aux papas, aux mamans, qui, entre deux parties de Tomb Raider nous laissaient les regarder dézinguer de l’alien avec Duke, comme aux joueurs les plus curieux souhaitant se faire la main sur un jeu d’un autre temps… sorti en 2018.

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JeanThib

Après une Playstation 2 gagnée sur une obscure machine chez Leclerc à l'âge de 6 ans (quel background !) je n'ai plus vraiment lâché la manette... Élevé dans une famille très joueuse : jeux d'action, de stratégie, d'énigmes ou autres party game, tout y est passé ! Je suis également très féru de lecture et de tout ce qui touche à l'audiovisuel. Mes activités vaquent entre tenter de speedrunner du Céleste et finir les oeuvres de Maupassant. Joueur console mais Master Race d'ici peu, j'ai hâte de partager ma plume et mon engouement pour le jeu vidéo dans de futurs articles !

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