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Song of Horror – La mélodie de la terreur

Cette année, Halloween a été riche en jeux d’horreur ou au cadre horrifique. Si Luigi’s Mansion et le remake de Medievil nous ont plus fait rire que frémir, Song of Horror, premier jeu du studio espagnol Protocol Games, promet une expérience bien différente où l’effroi est à chaque recoin…

 

Song of Horror : une histoire de manoir…

Vous deviez simplement retrouver Daniel. Il y a trois jours, il est passé voir Sébastien Husher, un romancier à succès, pour récupérer son manuscrit. Sans nouvelles de sa part, vous avez décidé de vous rendre au domicile de l’écrivain.

Au moment d’entrer dans le manoir de Sébastian Husher, théâtre de la première partie de l’aventure de Song of Horror, des images du passé nous reviennent tout de suite en mémoire. Celles du manoir Spencer de Resident Evil. De la vue a la troisième personne, à la caméra en plan fixe en passant par la crispation ressentie au moment de franchir chaque porte. Pourtant vous ne trouverez ici ni monstre ni zombie et votre personnage n’est pas armé. Mais la demeure est déserte, et une présence maléfique rode.

Pour vous défendre, vous ne disposez que d’une source de lumière (bougie, lampe torche, briquet) et de votre sens de l’observation. Ecouter aux portes et repérer les cachettes potentielles du manoir seront vos meilleurs atouts pour échapper à La Présence. Les lumières vont vaciller, les radios grésiller et la caméra s’assurera que votre angoisse ne vous quitte jamais.  Contrairement a des jeux comme Amnesia ou Outlast et leur vue subjective, Song of Horror fait le choix d’un point de vue plus old school, peut-être plus rigide par certains aspects, mais qui joue à chaque instant avec notre perception et met la mise en scène au cœur de l’expérience.

song of horror 2

A certains moments, votre personnage peut paniquer et être en proie à un froid brutal et cinglant

 

La mort est partout

De temps en temps, La Présence viendra à votre rencontre et votre personnage devra soit se cacher soit exécuter un QTE pour le repousser ou échapper à son emprise. Il faudra faire preuve de sang froid et de rapidité dans ces phases qui apportent un vrai changement de rythme à l’aventure tout en faisant monter la tension. Si certains événements liés à La Présence sont scriptés, celle-ci apparaît également de manière totalement aléatoire, vous obligeant à rester tout le temps sur vos gardes. La survie assurée, vient alors le temps de l’exploration (qui peut aussi vous tuer) et de la résolution d’énigme, plus ou moins aisées, pour progresser et tenter de retrouver Daniel. Inutile de préciser que se concentrer sur un puzzle alors que la mort est partout constitue un vrai défi.

Song of Horror revisite les classiques et dépoussière le genre avec ces éléments procéduraux mais va encore plus loin. Au moment de commencer l’aventure, vous avez le choix entre quatre personnages avec des statistiques propres (force, sérénité, vitesse, discrétion). Si votre personnage est vaincu par La Présence, votre progression ne sera pas perdue pour autant. Vous pourrez choisir un autre personnage parmi les trois restants et l’inventaire du personnage précédent se trouvera sur les lieux de son triste sort. Si les quatre personnages meurent, il faudra en revanche recommencer l’aventure depuis le début. Un système qui vous force à ne pas prendre vos décisions à la légère. Heureusement, chaque épisode du jeu (pour le moment au nombre de deux) se complète en quelques heures et vous n’aurez donc pas à traverser dix heures d’angoisse si vous perdez tous vos personnages.

song of horror 1

Les QTE du jeu requièrent une bonne dose de rapidité, de sang froid et un soupçon de précision

 

Un jeu sombre mais des personnages ternes

Vous l’aurez compris, le titre mise tout sur l’effroi et la tension ressentis à chaque instant de votre aventure. Les jeux de lumière et l’ambiance sonore sont très travaillés et le manoir, autant que la boutique d’antiquités du second épisode, sont des lieux aussi lugubres qu’inquiétants. Malheureusement, les personnages n’ont pas vraiment bénéficié du même soin. Leurs visages ne communiquent pas vraiment les émotions ressenties et leurs allures sont assez génériques.

De plus leur vie ne tenant qu’à un fil, il peut vous arriver de ne les contrôler qu’une poignée de minutes. S’ils disposent d’un lien plus ou moins important avec le scénario, leur sort n’est jamais vraiment déterminant. De plus, leurs statistiques n’influent que rarement sur le jeu. Difficile donc de vraiment s’attacher à eux ou même à l’histoire, qui n’est révélée que par bribes avec des lettres trouvés ici et là.

 

Horreur et injustice

Coté gameplay, le jeu innove et convainc malgré un manque de finition. Si les énigmes sont variées, elles pêchent parfois dans leur présentation. L’une des premières énigmes du jeu, celle de la boîte à fusibles, n’est pas très compliquée mais manque de lisibilité. Certains QTE manquent également de clarté dans leurs explications, ce qui est frustrant quand on sait que l’échec est synonyme de mort. L’équilibre du jeu est aussi en cause avec une Présence débarquant souvent dans des zones sans aucune cachette. Courir vers une pièce contenant un abri devient alors votre seule issue, et la rigidité de votre personnage votre pire ennemi.

Durant ma partie, j’ai souvent eu peur d’être attrapé par l’ombre, non seulement parce que je ne voulais pas mourir mais aussi parce que je n’avais pas envie de perdre mon dernier personnage et de refaire toutes les énigmes et les QTE “subis” jusque là. Song of Horror est rude et ne prend pas de gants. Une démarche très appréciable mais qui requiert de donner au joueur toutes les clefs pour pour qu’il s’en sorte, ce qui n’est donc pas toujours le cas. Notons tout de même qu’il est possible à tout moment de changer la difficulté du jeu, calibré par défaut sur Edgar Allan Poe (normal), mais ajustable en mode M.R James (facile) ou H.P Lovecraft (difficile).

 

Une plongée dans l’horreur prenante et impitoyable

Dans Song of Horror, l’angoisse est totale. Les deux premiers épisodes laissent peu de répit et obligent une attention et une réflexion constante. Ici pas de “jump scare” facile ou de monstre sanguinolent, l’horreur est d’abord dans votre tête et elle ne se montre à vous que pour vous donner le coup de grâce. L’ambiance sonore et les différentes mécaniques du jeu (personnages et QTE) confèrent au jeu une identité propre et une vraie cohérence. Si vous acceptez son gameplay un peu rigide et son manque de pitié, Song of Horror devrait vous offrir une plongée dans l’horreur que vous n’êtes pas près d’oublier.

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