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Derrière l’écran – Jonas et Matthieu, créateurs de Gaming Jobs

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Notre série d’interviews “derrière l’écran”, visant à vous présenter les métiers derrière le jeu vidéo, continue ! Pour ce nouvel épisode, nous vous proposons de partir à la rencontre de Jonas et Matthieu, deux des trois personnes à l’origine de Gaming Jobs, une plateforme visant à regrouper les offres d’emploi, de stage et de bénévolat dans le secteur vidéo ludique.

 

  • Pouvez-vous vous présenter ?

Jonas : Je m’appelle Jonas Mézière, j’ai 32 ans et je suis originaire d’Angers. J’ai fait des études de graphisme et j’ai également fait un peu d’informatique en tant que technicien chez Orange. Puis une formation à l’ESAIP, avant de commencer une carrière de développeur indépendant en 2010. Enfin, je travaille avec Matthieu sur Gaming Jobs depuis début 2016.

Matthieu : Moi c’est Matthieu Leclère, j’ai 31 ans et je suis originaire de Dourdan en Essonne. J’ai commencé par des études de commerce, puis j’ai travaillé dans une SSII en tant que commercial. Suite à ça, j’ai été gestionnaire de patrimoine indépendant durant quasiment 4 ans, avant de rentrer dans le milieu de l’enseignement qui m’a mené à être formateur puis manager et directeur adjoint d’une école supérieure. J’ai quitté ce poste il y a quasiment 3 ans, au moment de la naissance de mon fils. Je continue cependant à donner des cours sur plusieurs établissements scolaires pour adultes, j’ai aussi une société de référencement web (SEO) et enfin, Gaming Jobs sur lequel je m’occupe du développement des relations entreprises.

A gauche : Jonas, à droite : Matthieu

A gauche : Jonas, à droite : Matthieu

 

  • D’où vous est venue l’idée de Gaming Jobs ?

Matthieu : Avec Jonas, on se connaît depuis 10 ans, on a travaillé ensemble dans la SSII, et, au fur et à mesure des années on a continué de travailler ensemble. Par exemple dans l’établissement scolaire où je suis entré, c’est Jonas qui a refait la majorité des sites internet. On s’est donc lié d’amitié assez tôt et on a essayé de transposer ça au milieu professionnel. Il y a 3 ans, on s’est donc dit que ce serait bien de travailler officiellement ensemble sur quelque chose, avec un autre de nos amis. On a donc fait un gros brainstorming sur des idées plus ou moins saugrenues, pour voir sur quel sujet on pourrait se positionner. L’un d’entre nous a eu une idée de plateforme de recrutement, au départ basée sur l’e-sport. On s’est rendu compte que l’e-sport était un domaine assez restrictif, donc on a décidé d’ouvrir ça au marché du jeu vidéo au sens large. Suite à ça, on a contacté des acteurs du marché pour comprendre leurs besoins et le processus de recrutement qu’ils utilisaient. Nous avons étudié le marché, le potentiel et les besoins, puis, nous nous sommes lancés, après 8 mois à développer la plateforme sur-mesure.

 

  • Comment s’est déroulé le développement de la plateforme ?

Jonas : Au début, pour aller au plus vite, on souhaitait partir sur quelque chose de simple comme un WordPress avec un template dédié au recrutement. Nous avons donc cherché les besoins d’une plateforme de recrutement, mais il y avait tellement de fonctionnalités dont nous avions besoin que l’on s’est dit que WordPress n’allait jamais suffire pour ça. Il existait des modules mais ils étaient beaucoup trop restrictifs. Nous sommes donc partis sur un développement sur-mesure, pour que l’on puisse développer au cas par cas toutes les nouvelles fonctionnalités et éviter les éventuels freins qu’aurait pu nous donner WordPress. Le site est donc passé par d’innombrables heures de développement, de 8 heures à 2 heures du matin, sur une période assez folle. De mon coté, je me suis donc occupé du développement, et Matthieu des différents tests pour s’assurer qu’aucun bug n’était présent.

Matthieu : J’ai effectivement une casquette de « trouveur de bugs sur le site ». Ma passion dans la vie, c’est de trouver les bugs ! (rires)

Jonas : Ce qui est très bien, c’est que Matthieu ne faisant pas partie du « pôle code », il n’est pas dans le développement à l’instant T. Donc c’est plus facile pour lui d’identifier les éventuels problèmes à côté desquels j’aurai pu passer. C’est une séparation du travail qui marche très bien ! Après des lignes et des lignes de codes, et beaucoup de tests, on a pu sortir une bêta pour la faire tester à une dizaine de structures aussi bien professionnelles qu’amateurs, une semaine avant la sortie. Puis le 21 avril nous avons sorti la version finale !

 

  • Gaming Jobs est une grosse plateforme, avec beaucoup de trafic que ce soit du côté recruteur ou candidat. Vous avez donc forcément rencontré quelques problèmes lors de la mise en place du site, ou encore aujourd’hui. Quels sont-ils ?

Jonas : En termes de développement, nous n’avons pas eu beaucoup de soucis, comme nous travaillions sur un développement sur-mesure. Mais quelques jours avant le lancement, nous avions décidé de changer d’hébergeur car nous étions sur une solution plutôt faible pour nos besoins de performance. Et juste quelques heures avant le lancement, nous avons eu un gros problème avec celui-ci. Mais au final, nous avons pu sortir le site en temps et en heure !

Matthieu : Nous avions décidé de partir sur un serveur dédié, mais le jour du lancement, 3 heures avant la mise en ligne, le site avait totalement disparu de la toile ! Nous avions développé toute une communication pour l’heure de la sortie du site, 21h.

Jonas : En effet, nous avons passé une heure stressante, pour tout remettre en ligne, en appelant l’hébergeur à plusieurs reprises. Heureusement, tout est revenu et le lancement a pu se faire à l’heure !

 

  • Au moins c’est un lancement mémorable ! (rires) Et aujourd’hui, qu’en est-il ?

Matthieu : Plus de problème d’hébergement en tous cas (rires). Bon en revanche, il arrive ponctuellement que l’on reçoive une salve d’attaques.

Jonas : Effectivement ! Par exemple, certaines personnes tentent d’accéder à des pages n’existant pas et pouvant servir de failles en pensant que nous utilisons du WordPress, comme une majorité des sites sur internet. Dans nos statistiques, nous recevons souvent des tentatives d’accès à ces pages, ou des tentatives de recherches de failles dans le code, mais sans réussite, le site étant bien protégé. Mais pour le moment, nous n’avons pas eu de problèmes liés à ces tentatives d’intrusions.

Matthieu : On fait surtout très attention à la préservation des données personnelles. La majorité des données recruteurs sont déjà visibles quelque part sur internet, mais les données candidats peuvent contenir des informations assez sensibles comme l’adresse, le numéro de téléphone… Et on se doit d’être irréprochables au niveau de la sécurité pour être sûrs que ces informations ne soient pas récupérées par un tiers. C’est d’ailleurs pour ça qu’il n’y a aucune publicité sur le site et qu’on ne vend pas de données.

Jonas : Et en dernière anecdote notable, on peut aussi se souvenir de la fois où ZeratoR a parlé lors de son live d’offres de stage pour le développement de son jeu, dWARf, du studio Unexpected. Il y a eu une arrivée massive de personnes sur le site, 2800 personnes en moins de 30 secondes ! Certaines personnes n’ont ainsi pas pu accéder au site. La puissance que peut avoir une communauté, c’est assez fou !

Matthieu : Pour finir, on rencontre aussi des recruteurs qui viennent s’inscrire chez nous, pour faire une page vide, puis regarder tout notre outil et venir chercher des informations, sûrement pour leur propre outil. Malheureusement, on ne peut pas faire grand-chose, si ce n’est supprimer leur compte lorsque nous en sommes certains, selon le chemin en temps réel de la personne et ce qu’elle regarde sur le site. Nous faisons quand même très attention à cela pour éviter qu’une entreprise « factice » ne soit inscrite sur notre listing d’entreprises, car nous voulons un outil qualitatif, plus que quantitatif. Donc nous regardons très régulièrement les profils recruteurs pour être sûrs de ce que nous présentons aux candidats.

 

  • En parlant de travail et d’observations, comment se passe une journée type chez Gaming Jobs ?

Matthieu : La première chose que je fais, après avoir déposé mon fils à la crèche et bu mon premier café, c’est de me connecter à Analytics pour regarder les statistiques de la veille. Le début de journée est donc plutôt du data management : regarder le trafic, le taux de rebond, les pages qui ont généré du trafic, pour comprendre la dynamique des internautes de la veille et ce qui nous a rendus visibles sur la toile.

La deuxième partie de la journée est principalement de la veille. C’est-à-dire que pendant environ une heure, je vais regarder les réseaux sociaux, les alertes google que j’ai mises en place pour me tenir au courant des différentes offres qui auraient pu paraître et qui seraient passées entre les mailles du filet. Aujourd’hui, j’ai beaucoup de chance car certaines personnes font de la « veille » pour nous, de manière purement altruiste. Ainsi, quelques personnes m’envoient, sur Twitter et Facebook, des messages ou des tags, pour me signaler des offres mises en ligne par des personnes que je ne connais pas ou que je ne suis pas forcément. C’est extrêmement plaisant, parce qu’il y a des gens qui, sans rien attendre en retour, veulent qu’on continue d’implémenter de nouvelles annonces sur la plateforme. C’est une vraie forme de succès pour nous, que des gens prennent un petit peu de leur temps pour que l’on soit tenu au courant d’annonces.

L’après-midi, je travaille sur le réseau et la prospection. Je vais donc prendre des nouvelles de certains partenaires, relancer des discussions, des prospects sur Skype pour demander si les différents recrutements se sont bien déroulés, si des évolutions de la plateforme pourraient les aider… Je vais aussi contacter des recruteurs potentiels ou des recruteurs déjà inscrits qui n’auraient pas partagé leur annonce chez nous. Dans ce cas, je vais les appeler et évaluer avec eux ce dont ils ont besoin pour revenir sur la plateforme.

Enfin, après m’être occupé de ma famille entre 18 et 21 heures, on fait un point d’une ou deux heures avec Jonas, sur les différentes évolutions, le déroulement de la journée, etc… Même si l’on parle déjà beaucoup la journée (rires). Et une fois qu’on a regardé tout ce que l’on pouvait améliorer sur la plateforme, de deux à trois heures du matin, je fais de la recherche d’interviews, de partenaires, et je réponds aux différents e-mails que j’ai pu recevoir dans la journée. J’ai par exemple beaucoup de mails de parents dont les enfants souhaitent arrêter l’école pour se lancer dans le jeu vidéo, en majorité dans l’e-sport, et qui se demandent quoi faire. On essaie donc de leur donner un autre regard sur le travail dans le monde du jeu vidéo. On conseille généralement d’avoir un bagage scolaire, un ou deux diplômes en poche au cas-où, et éventuellement de mettre un pied dans la partie bénévolat de l’e-sport pour avoir une idée de l’envers du décor.

 

Jonas : Pour ma part, je ne me couche pas aussi tard que mon compère, mais je vais commencer un petit peu plus tôt. Le matin, j’allume mon PC et la première chose que je vais faire va être de checker mes mails. J’en ai toujours une bonne centaine qui arrivent, que ce soit pour Gaming Jobs ou pour les autres projets que j’ai à côté. Toute la partie suivi, veille et réponses aux mails prend énormément de temps. Comme Matthieu, je regarde aussi analytics. Peut-être moins profondément, mais je jette toujours un œil aux statistiques, les nouveaux comptes recruteurs et candidats qui ont pu arriver depuis mon dernier check. Je regarde également les dernières annonces, et leurs mises en page si elles n’ont pas encore été validées pour voir s’il n’y a pas quelques petites corrections à faire. Après cette partie veille, le développement peut commencer. Selon les tâches que j’ai pu m’attribuer, je peux travailler sur de l’optimisation du chargement des pages, du référencement (SEO), des mises à jour ou des nouvelles fonctionnalités. Par exemple, sur le mois d’août, j’ai travaillé sur la nouvelle interface recruteurs, que l’on appelle le dashboard, et qui est dédié à toutes les informations détaillées pour que le recruteur puisse gérer ses annonces, ses candidatures, tout en accédant à plein de statistiques.

Et vers 21 heures, on fait effectivement un point avec Matthieu, en plus des points plus sommaires de la journée tournant autour de questionnements spécifiques. Suite à ça, on fait du support via les mails que nous avons reçus. Matthieu gère donc les questions des utilisateurs, et moi je m’occupe du support technique. On a donc de grosses journées avec beaucoup de choses différentes à faire. Donc on ne s’ennuie jamais !

 

  • Sur votre site, vous relayez différentes offres d’emploi du secteur du jeu vidéo, mais aussi des postes bénévoles. Pourquoi s’ouvrir au bénévolat ? Et quelle est, selon vous, la place du bénévolat dans le monde du jeu vidéo ?

Matthieu : Merci pour cette question, elle est très importante ! On a pris le parti, dès le lancement de Gaming Jobs, de donner une part au bénévolat. Il y a deux raisons à cela. Déjà, il n’y a pas de raisons de mettre davantage en lumière les entreprises que les associations, d’après nous. C’est-à-dire que les associations et équipes e-sport font tout autant partie de l’écosystème du jeu vidéo que les éditeurs, diffuseurs, constructeurs… Et on y voit une vraie synergie : c’est aussi un moyen de démocratiser le jeu vidéo. Donc ça nous semblait vraiment important de ne pas délaisser les activités bénévoles sous principe que ce ne sont pas des activités rémunérées. Sur la plateforme, on fait bien la distinction, notamment au niveau des couleurs, entre les offres professionnelles et bénévoles, mais on les affiche au même titre.

La seconde raison est que l’on est persuadé que, notamment sur la partie e-sport, le bénévolat est le meilleur moyen de se faire une idée de la réalité du marché en termes d’employabilité. Il y a très peu de gens qui vivent de l’e-sport en France. Il y a également peu de joueurs pros, de community managers dont le métier est uniquement de se consacrer à une équipe professionnelle. Par exemple, pour un étudiant qui se dit qu’il aimerait bien travailler dans l’e-sport, ça nous semble important de lui dire de se rapprocher de l’équipe X qui recherche un bénévole en tant que graphiste, développeur, community manager… D’une part, ça va lui permettre de gagner en compétence, de se créer un réseau dans le monde de l’e-sport, et de voir l’envers du décor pour se faire une première idée du marché en France.


Jonas :
Ça fait aussi de premières expériences pour tous les candidats, ce qui est très intéressant. Du côté des équipes e-sport, ça permet aussi de se rapprocher des joueurs professionnels pour comprendre et voir comment eux ont fait pour en arriver là. C’est vraiment, d’après nous, une bonne méthode, et il y a d’ailleurs beaucoup de candidatures sur les offres de bénévolat !

 

  • Avez-vous des évolutions prévues pour votre plateforme ?

Jonas : Oui, beaucoup ! Et la liste grandit de jour en jour. On pense toujours à faire évoluer la plateforme pour qu’elle soit optimale pour les utilisateurs, et pour leur faciliter la vie. Cet été, on s’est occupé du dashboard des recruteurs, et maintenant on va s’occuper des candidats et développer de nouvelles fonctionnalités pour eux. On est d’ailleurs encore en plein brainstorming pour voir ce que l’on peut leur ajouter. On a énormément d’idées !


Matthieu :
Les points d’amélioration principaux sont l’optimisation du temps pour les utilisateurs, candidats ou recruteurs. C’est notre point de recherche le plus important. Au niveau du commerce, on part du principe qu’acquérir un client coûte 4 fois plus cher que d’en fidéliser un qu’on a déjà. Donc on va passer beaucoup de temps à fidéliser les utilisateurs. On est donc extrêmement focalisés sur les besoins ergonomiques vis-à-vis de la plateforme. C’est de là que vient l’idée d’un dashboard recruteurs avec des statistiques précises. Côté candidats, on a aussi mis en place des fiches métiers pour qu’ils sachent exactement ce qu’ils regardent, les débouchés et les compétences attendues.

La seconde partie de nos évolutions concerne le développement et le marketing de la plateforme. Il y a notamment l’ouverture à l’international qui devrait arriver prochainement, au Canada et en Belgique. On a également divers partenariats avec des plateformes gaming et e-sport sur lesquels nous comptons beaucoup, et au travers desquels nous proposons d’implémenter des informations issues directement de Gaming Jobs pour que leurs utilisateurs puissent bénéficier de certains de nos datas. Cela peut passer par le relais de nos annonces, de nos interviews ou encore de nos fiches métiers. C’est notamment le cas de jeu.video !

 

gaming jobs fiches métiers

Section “fiches métier” de Gaming Jobs

 

  • Un mot de la fin ?

Matthieu : Soyez professionnels, remettez-vous en question, persévérez et vous vous ferez remarquer.

Jonas : Et bien évidement, have fun !

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Gameuse Minstery

Bien le bonjour :) Moi c'est Minstery, ambassadrice, ancienne administratrice, journaliste et streameuse sur jeu.video ! Principalement joueuse PC, je touche un peu à tous les styles de jeux, des FPS aux jeux de stratégie en passant par les MMORPG et les jeux de plateforme.

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