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Sidick Bakayoko

L’Afrique et le jeu vidéo – Sidick Bakayoko, Paradise Game : « Notre rôle est de porter le “drapeau africain” »

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Lors de l’édition 2019 de la Paris Games Week, la rédaction de Jeu.Video a pu poser quelques questions à Sidick Bakayoko, fondateur de Paradise Game sur le stand Africa Corner.

 

Interview de Sidick Bakayoko

Pouvez-vous vous présenter ?

Bonjour, je m’appelle Sidick Bakayoko. Je suis le fondateur de Paradise Game, une société africaine qui a pour ambition de transformer l’industrie du jeu vidéo sur le continent. J’ai un background d’ingénieur en électronique et informatique, j’ai travaillé pendant un peu moins de 15 ans, d’abord aux Etats-Unis, ensuite en Côte d’Ivoire, en lueur des nouvelles technologies, avant de créer Paradise Game. L’idée en créant cette société, c’était de dire que l’Afrique est un paradis, donc le paradis des jeux c’est Paradise Game.

Paradise Game, le paradis des jeux

Paradise Game, le paradis des jeux

 

Comment a germé l’idée ? Quel a été le déclic ?

Alors, je pense que la première fois que j’ai joué aux jeux vidéo, je devais avoir 6 ou 7 ans. Je me rappelle que c’était mon grand frère qui avait un Commodore… C’était vraiment une belle époque, c’est comme ça que tout a commencé. Après effectivement on a basculé à la Gameboy et d’autres types de supports. D’une certaine manière, le jeu vidéo a toujours fait partie de ma vie, quand j’étais à l’université je jouais beaucoup. A l‘époque nous n’avions pas encore l’e-sport, mais on a commencé à jouer en ligne.

Vu que je travaillais dans l’univers des technologies (NDLR: dans les télécoms et le numérique), quand m’est venue l’idée de créer ma propre société, je me suis posé la question de qu’est-ce que je pouvais faire : je n’avais plus envie de travailler, j’avais envie de m’amuser, de profiter, je me suis dit bon ; peut-être que je peux allier les deux ? Et au final c’est le jeu vidéo qui est ressorti ! J’ai toujours aimé être derrière la manette, maintenant peut-être qu’il faut que je passe de l’autre côté de l’écran. C’est comme ça que je me suis lancé.

 

Avez-vous déjà eu l’ambition d’y travailler au premier plan, c’est-à-dire de développer des jeux ou de fonder un studio de création de jeux vidéo ?

Oui, j’avoue que j’y ai pensé. A la base c’était un peu ça l’idée, mais je me suis dis que je voulais quelque chose de plus grand et de plus “impactant”. Parce qu’en créant un jeu, je vais pouvoir toucher un certain nombre de personnes, mais peut-être que je peux accompagner plus de studios de jeux en faisant ce que je fais aujourd’hui : en essayant d’accélérer un peu le travail des différentes pièces du puzzle, en poussant chacun des acteurs de l’écosystème à évoluer, notamment en faisant de l’événementiel, pour montrer les acteurs, en créant des salles de jeu dans lesquelles les e-sportifs peuvent venir s’entraîner, dans lesquelles on peut organiser des événements propres à nous ou organisés par d’autres communautés, en faisant de la création de contenu pour mettre en valeur les développeurs de jeu, les personnes qui agissent au quotidien dans l’univers du jeu…

On a essayé d’élargir en se disant que peut-être en créant la plus grande communauté de gamers en Afrique, on pourrait fournir à cette communauté un ensemble de produits et de services venant des différents acteurs du continent.

L’objectif est de mettre une sorte de cadre, essayer d’accompagner, d’avoir une base, un socle pour que le système puisse se développer en leur permettant de le faire et en jouant un peu d’une certaine manière le rôle d’évangéliste, en expliquant que le jeu vidéo c’est possible aussi en Afrique, qu’il faut regarder, qu’on a des compétences, des choses intéressantes et c’est une des raisons pour lesquelles on est à la PGW aujourd’hui. Faire de l’exposition aux studios africains.

 

Le cadre que vous souhaitez instaurer avec Paradise Game n’existait-il pas déjà ?

Il y a eu énormément de petites initiatives de quartiers, ou de gens qui essayaient avec leurs petits moyens de faire des choses. Pour vous donner un exemple, des petites salles de jeux c’était des boxs de 3-4m2, sans climatiseur, pas de peinture, avec 2-3 consoles…

Donc voilà, c’était fait avec les moyens du bord, nous ce qu’on a apporté c’est la possibilité de voir les choses en grand, tirer un peu tout le monde vers le haut en leur disant que c’est important de rêver. Personne n’aurait cru il y a quelques années qu’on aurait pu avoir un 100m2 à la PGW, à côté d’Ubisoft, de certains des gros, mais voilà c’est possible, il faut rêver, travailler dur, tenter, et avec de la chance les opportunités viendront et les choses avanceront.

 

Quels messages proposent les jeux vidéo africains ? Quel est leur ancrage avec la culture ?

Je pense aujourd’hui qu’une majorité des jeux vidéo africains utilisent la culture comme élément principal, notamment parce qu’il y a un besoin et un sentiment de se réapproprier un peu sa propre culture. On parle aujourd’hui d’afro-futurisme, qui est un peu un mélange entre le dynamisme des personnes qui sont aujourd’hui dans l’univers des nouvelles technologies, qui ont envie de faire des choses intéressantes, qui ont envie d’innover, et le besoin ou l’envie de la tradition parmi les histoires africaines, de mettre en avant les sonorités, les couleurs, les valeurs, qui sont propres au continent.

Donc je pense que c’est assez intéressant de le voir effectivement, dans le futur il y aura probablement une mutation, un changement, certains studios vont peut-être s’aligner sur des standards internationaux, changer de thématiques, aujourd’hui c’est assez intéressant pour nous, le jeu vidéo est vraiment un moyen de raconter une histoire, donc de voir ce que ces studios sont capables de faire, en mettant en valeur certains princes ou certains rois venant du Cameroun, du Bénin ou autre, c’est vraiment important ! Cela permet aux touts petits qui demain regarderont ou se soucieront peut-être un peu moins du pays ou du continent de pouvoir le découvrir, le regarder d’une autre manière, et de permettre à ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’Afrique à part en parlant de guerres et de problèmes, de la voir d’un autre regard.

 

En Afrique, plus de 600 millions de personnes ont moins de 25 ans. Quels espoirs place la jeunesse dans le jeu vidéo ?

Quand on regarde les nouvelles technologies, elles peuvent vraiment permettre de changer la donne en Afrique, parce qu’avec cette population “galopante”, avec cette jeunesse qui commence à être sur le marché du travail, il faut de nouvelles solutions, de nouveaux moyens pour pouvoir leur offrir de l’emploi, quelque chose à faire. Je pense que cet univers a intérêt à se développer ou évoluer pour permettre l’absorption de cette quantité de personnes qui viendra sur le marché de l’emploi.

Quand on regarde le jeu vidéo, je pense qu’il a deux enjeux majeurs. D’un côté, pour ceux qui ont atteint l’âge de travailler, il a un besoin de créer de l’emploi, donc aujourd’hui ça peut être des gens qui demain vont travailler pour des studios de jeux ou qui vont créer leurs propres jeux. Qui dit création de jeux dit création de valeurs, dit création d’emplois car ils seront capables d’embaucher 5/10 personnes dans ce studio là. L’entrepreneuriat est vraimentà mon avis, un élément majeur pour permettre de changer la donne en Afrique.

De l’autre côté, quand on regarde les plus jeunes, le jeu vidéo peut être utilisé de tellement de manières différentes. Par exemple avec les jeux éducatifs qui permettent de véhiculer un certain nombre d’informations, de valeurs ou leur apprendre des choses. Pour les adolescents au lieu de traîner dehors et s’adonner à certains “vices”, il faut essayer de les drainer vers des salles de jeux et ainsi les canaliser et empêcher l’oisiveté. On sait tous qu’un enfant qui est oisif, c’est la porte ouverte à beaucoup de choses, négatives généralement. Si on peut leur trouver des choses à faire, leur trouver un espoir, un rêve en leur montrant que demain si vous êtes joueur, vous pouvez aller jouer sur la scène internationale, si vous êtes développeur de jeux vous pouvez être à PGW.

C’est un rêve qu’on essaie de mettre sur la table, qu’on veut leur donner pour qu’un grand nombre se rallie à la cause, se projette dans cet univers là et en fasse leur métier au-delà d’être une simple passion.

En Europe et aux Etats-Unis, le jeu vidéo a pour certains une mauvaise réputation, est-ce également le cas en Afrique ? Avez-vous besoin de communiquer pour changer cette vision ?

Je pense qu’il y a énormément besoin de sensibiliser, de communiquer autour du jeu vidéo. Avant même d’en arriver aux joueurs, quand je regarde les parents, les décideurs politiques, tout l’environnement autour, tout le monde a un regard négatif sur le jeu vidéo aujourd’hui en Afrique. Il est considéré comme un passe-temps trop vorace, on l’appelle généralement “le truc des enfants”. Il y a un très mauvais regard, il faut sensibiliser sur tout ce que le jeu vidéo permet en terme de création de valeur (130$ milliards c’est énorme), quand on regarde les industries créatives, le jeu vidéo en est la première mondiale, ça montre le potentiel, le besoin de faire des choses autour de cet univers là.

Pour les jeunes eux-mêmes, il faut sensibiliser sur le décrochage scolaire, il y a un encadrement à faire autour d’eux pour s’assurer qu’ils restent dans une bonne dynamique, c’est comme le sport. Tout le monde veut devenir Didier Drogba, mais tout le monde n’y arrivera pas donc il faut quand même avoir des diplômes, des expériences auxquelles se raccrocher.

 

Les créateurs et talents africains ne sont pas beaucoup mis en avant sur la scène internationale. Quelles barrières faut-il lever pour changer cela et quel rôle joue Paradise Game à ce sujet ?

Le premier enjeu vis-à-vis des talents est d‘avoir une base, du matériel pour travailler, des moyens pour faire fonctionner les studios et embaucher des gens. Il a un enjeu majeur localement, au niveau des décideurs et des gouvernants et essayer de leur faire comprendre qu’il faut accompagner ce secteur. D’un autre côté, pour les studios qui ont déjà démarré et qui ont atteint un petit niveau, il a un enjeu de visibilité au niveau international.

Notre premier but est de sensibiliser au travers de nos événements, de nos activités localement et à l’international. Parler aux gens et leur dire que le jeu vidéo est important, qu’il faut investir dedans. Concernant les studios qui sont déjà un peu établis et qui ont besoin d’aller s’exporter et vendre leurs jeux à l’international, de mieux se structurer, ou encore de trouver un modèle économique, notre rôle en tant que Paradise Game c’est de les accompagner. Notamment en essayant d’avoir des espaces sur l’ensemble des grands salons internationaux et de les mettre en relation avec un certain nombre de partenaires et d’éditeurs qui peuvent agir de façon positive sur leur développement.

Un autre élément sur lequel nous travaillons est une plateforme en ligne pour mettre en lumière ce qui se passe en matière de jeux vidéo: les acteurs, les développeurs, les jeux qui sont sortis. Tout cela pour permettre d’ouvrir une fenêtre sur ce qui se passe. Étant donné que, malheureusement, ayant peu de moyens, les studios qui arrivent à créer, à développer des jeux restent un peu étouffés parce qu’il a beaucoup de jeux qui existent. Par exemple, il y a quelques semaines, j’ai rencontré un studio en Tunisie développant un MOBA et qui est en train de le lancer actuellement. La qualité du jeu est très bonne mais malheureusement ils n’ont pas les moyens d’un studio qui serait en Europe ou ailleurs pour pouvoir promouvoir leur jeu. C’est dommage, donc il faut accompagner ces gens-là.

C’est vraiment notre rôle de porter le “drapeau africain”. Je parle beaucoup de ce drapeau parce que si on regarde à l’échelle des pays: 15 ou 20 millions de personnes, ce n’est pas assez, mais si on se met à l’échelle d’un continent d’un milliard de personnes, c’est une force plus importante, c’est un marché beaucoup plus grand donc c’est important de regarder de façon globale. On parle de partenariats, de plusieurs pays qui vont faire des affaires ensemble. Généralement la première question est “quel est le marché? Est-ce qu’on peut générer de la valeur?”. C’est pour cela que nous parlons à l’échelle d’un continent et non pas d’un pays.

On entend souvent dire que l’Afrique est en retard technologique par rapport aux autres continents. Est-ce vraiment un problème pour le développement de jeux vidéo ? Quel est votre objectif sur ce terrain-là ?

J’ai tendance à regarder le verre à moitié plein: la barrière technologique est moins élevée car aujourd’hui tout le monde a Youtube, tout le monde possède un accès à internet. Quelqu’un qui est motivé, qui a envie d’avancer et de changer sa vie peut lui-même aller vers l’information et se former à un certain nombre de techniques et de technologies. Évidemment ça ne sera pas aussi poussé que pour quelqu’un qui va dans une école pour se former pendant deux ans mais cela formera déjà une base. Après, en matière de connectivité, il a énormément d’efforts qui sont faits en ce moment, que cela soit dans les différents pays ou même par les opérateurs télécoms qui aujourd’hui cherchent à s’implanter sur ce marché-là et vu qu’il a de la concurrence, cela tire les prix vers le bas. Aujourd’hui, nous avons la 4G, on aura bientôt la 5G pour l’internet mobile !

On espère qu’au fur et à mesure que nous serons capables d’avoir des débits internet qui seront intéressants et qui permettront de faire aussi bien qu’en Europe, avec la fibre optique que l’on a chez soi. Après, pour les PC, nous sommes assez en retard, ils ne sont pas encore au niveau. Bien entendu, pour avoir de bons PC, il faut payer très cher, il faut aller les chercher à l’étranger. La question est: est-ce qu’il aura des constructeurs qui viendront s’installer en Afrique pour pouvoir produire localement et donc à moindre coût? Ou y aura-t-il des Africains pour se lever eux-mêmes et créer leur propre PC ? Nous ne savons pas, mais on espère quand même qu’on trouvera un juste milieu pour que les développeurs puissent travailler convenablement. Si on arrive à obtenir des subventions ou des aides afin d’acquérir le matériel, nous pourrons ensuite les mettre à disposition des studios qui pourront alors travailler localement.

Je pense que l’avenir est radieux, aujourd’hui ce n’est pas forcément évident, il a deux-trois petites choses qui manquent, mais les choses vont aller de mieux en mieux.

Aujourd’hui il a un dynamisme, un certain mouvement qui est lancé. Il faut tenir, il faut énormément de support, que cela soit des médias, des acteurs locaux, internationaux pour qu’il y ait encore plus de regard sur ce qui se passe et je pense que les choses vont se développer, le marché est important.

Quoiqu’il arrive les gens regarderont ce marché là, un certain nombre de grand acteurs ont déjà un pied-à-terre important en Europe ou en Asie donc aujourd’hui ils sont obligés d’aller vers les marchés émergents. Bien entendu, l’Afrique est un gros potentiel pour eux, ils sont encore frileux car ils se demandent comment approcher ce marché, comment monétiser localement, connaître les acteurs. C’est là qu’interviennent des interlocuteurs comme nous pour pousser certaines industries, pour aider les acteurs africains à mieux se positionner et faire des choses intéressantes.

 

On connaît notamment Paradise Game pour le FEJA (Festival de l’électronique et du jeu vidéo d’Abidjan) – Avez-vous d’autres projets de festivals en Afrique ?

Effectivement, l’idée en faisant le FEJA était de créer un rendez-vous et ce qui est intéressant dans ceux-ci c’est l’énergie qui s’en dégage, la joie dans le regard des jeunes qui aiment le jeu vidéo ou des professionnels qui voient mieux comment se positionner. En voyant le succès que nous avons eu lors des deux précédentes éditions du FEJA et la troisième qui aura lieu du 22 au 24 Novembre à Abidjan, on a eu le sentiment qu’il fallait aller plus loin.

Le FEJA va se décliner dans un certain nombre de pays pour créer une sorte de circuit. On travaille actuellement à une édition en avril à Lagos au Nigéria et on voit si nous pouvons rajouter un autre pays, notamment le Kenya. L’idée pour nous est de donner un événement pour que les fans de jeux vidéo puissent avoir un moment à eux pour célébrer leur passion, que les acteurs de ces pays puissent venir se rencontrer, échanger sur des thématiques et surtout faire du business. Egalement, on souhaite permettre aux acteurs internationaux de venir sur le continent et de voir ce qu’il s’y passe et y trouver des choses qui peuvent être intéressantes pour eux.

Notre rôle est de faciliter tout cela avec le FEJA à Lagos et tous les autres que l’on pourra organiser dans les prochaines années.

 

Vous êtes présents à la PGW avec le soutien du S.E.L.L. – Que vous apportent ces derniers et que peut faire la France pour soutenir la création de jeu vidéo en Afrique ?

Nous avons un héritage culturel, la langue française, qui est commune à un certain nombre de pays africains donc il existe un lien très fort entre la France et ceux-ci. Donc pour les studios qui émergent, un regard est tourné vers la France pour voir ce qui se fait là-bas et quels sont les acteurs, quelles sont les initiatives lancées en France. Quand on s’intéresse aux industries créatives de façon générale, on découvre énormément de support et d’accompagnement venant des institutions et d’un certain nombre d’acteurs de France.

Pour nous, l’idée serait de créer des “ponts” et d’avoir des partenaires qui puissent nous accompagner. Un certain nombre d’acteurs internationaux ou français peuvent accompagner en matière de financements, de formations et de visibilité. Par exemple la bibliothèque de France peut organiser un événement et mettre en valeur l’Afrique avec notamment ses jeux vidéo. Cela leur donne une place importante, les médias peuvent en parler et les personnes peuvent découvrir ce qu’est le jeu vidéo africain. Énormément de choses sont à faire !

Je pense que l’année 2020 va être assez intéressante, on espère voir beaucoup de choses se concrétiser que ça soit avec nous ou d’autres associations. Comment aider ce continent avec des partenariats gagnant/gagnant, des acteurs qui ont envie de se développer et qui font ce qu’il faut pour pouvoir y parvenir.

 

Un mot pour la fin?

Merci beaucoup pour l’opportunité, on est vraiment content d’être là. Pour nous la Paris Games Week (NDLR: interview réalisée lors de l’édition 2019) est un miroir, nous regardons l’événement en nous disant “voilà ce à quoi nous voulons ressembler demain” en terme d’impact, en terme de capacité à drainer du monde autour de la thématique du jeu vidéo. On souhaite transmettre un message envers les gouvernants, les fans de jeux vidéo :

On est heureux d’être ici, heureux pour les studios qui sont avec nous, nous avons 14 studios, 9 pays africains. Donc on espère être encore ici l’an prochain, on espère faire énormément de choses, notamment sur le marché européen.

Merci encore !

interview réalisée lors de la PGW 2019 par Pargonis, Vertigoh et BlueNova. Retranscris et corrigé par Plasminds et Vertigoh

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Vertigoh

"Tell me his name again? Vertigoh! Je suis gamer depuis près de 20ans. J'ai trois passions dans la vie: la musique, le cinéma et le jeu vidéo, j'espère donc vous faire partager ma passion au fil de mes articles sur différents sujets! à plus tard sur le site ou le discord!

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