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Spellcaster University – Bâtir son école de magie au gré des cartes

Chose assez étrange dans le monde du jeu vidéo, il n’a jamais existé à ce jour de jeu de gestion d’une école de magie. Fallait-il peut-être que la génération Poudlard atteigne l’âge de la sagesse (et oui, le 1er film Harry Potter a 20 ans…) ? Quoiqu’il en soit, le studio français Sneaky Yak est le premier à se lancer dans l’aventure. Depuis 2017, l’équipe toulousaine développe Spellcaster University, pièce par pièce, avec un accès anticipé qui perdure depuis 2019. La 1.0, qui constitue ce test, est sortie le 15 juin dernier. Elle est donc une version dite “finale”, c’est-à-dire une version définitive mais qui sera enrichie malgré tout dans l’avenir de quelques ajouts mineurs.

 

Prendre place dans une histoire pleine de fantaisie

L’intrigue de Spellcaster pose des bases de la gestion de son école. Elle évoque le retour des forces des ténèbres, auquel le monde n’est pas préparé suite à un mauvais calcul dans le calendrier. En tant que directeur de la dernière école de magie, on devra donc tout faire pour former les mages et créer des alliances qui permettront de repousser le seigneur du mal.

Le mal resurgissant, pour être exact, tous les 274 ans et demi, c’est l’histoire d’un cycle, qui relate la guerre millénaire et universelle entre le bien et mal ; quelque chose de très banal en soi. C’est somme toute un scénario sans grande prétention et en vérité on sent très vite que ce n’est pas là que Sneaky Yak a souhaité concentrer ses forces.

 

S’amuser avec les classiques

L’univers est peuplé d’elfes, nains, orcs, etc., des figures emblématiques et attendues. Et comme un méli-mélo d’inspirations fantasy et fantaisistes, Sneaky Yak s’amuse avec les codes de ce genre d’histoire. Comme le faisait Magicka, de Paradox Interactive, il n’est pas la peine de prendre au sérieux cet univers qu’on a pu visiter sous des formes très diverses, depuis près d’un siècle, avec Lovecraft, Tolkien ou Terry Pratchett. Le traitement du genre tend donc aujourd’hui à pencher vers la caricature.

Spellcaster University est à ce sujet plein d’humour, il réunit un bestiaire très vaste, dragons de compagnie, vampires, loups-garous, profonds (être amphibien issu du Cauchemar d’Innsmouth). La tortue du Disque-Monde est aussi de la partie, dont on pourra accabler le dos d’une école haute d’au moins six étages. Le jeu de rôle à la Donjons et Dragons se fait aussi une place, avec le fameux appareil à raclette de Xar’Saroth, qui parfumera le réfectoire des étudiants.

On trouvera, bien sûr, des correspondances avec l’univers d’Harry Potter, mais de façon plus générale le studio Sneaky Yak s’est donné un malin plaisir à envelopper sa création dans un univers très riche en références. En bon studio indé français, on trouve même une référence à Kaamelott, sous l’apparence d’un fermier qui pourrait faire penser à un certain propriétaire d’ânes.

Un dialogue avec un paysan voisin

 

Tel un bâtisseur de châteaux de cartes

Toute cette joyeuse compagnie s’accorde à créer une école de sorcellerie très traditionnelle, faite de cheminées, de tours bancales, de planches en bois craquelées ou de tableaux anciens. C’est un petit château qu’on se plaît à construire, qui correspond parfaitement à l’imaginaire de l’ancienne et chaleureuse institution magique. Car la construction est peut-être le plaisir le plus présent dans Spellcaster University. L’architecture de l’école peut être très libre, et selon nos goûts. Les salles sont des pièces que l’on assemble, sur les côtés ou le plafond, comme un enchainement de briques LEGO. Peu importe la forme qu’elle prend, notre structure demeure toujours cohérente.

Construction en montagne d'une école

Un exemple de ce qu’il est possible de faire avec l’architecture

Pour acquérir ces pièces, le jeu fonctionne en decks, c’est-à-dire en piochant des cartes. Plusieurs ressources permettent de piocher des cartes : l’or, les pouvoirs d’arcanes, de lumière, d’obscurité, de nature et d’alchimie. Chaque fois que l’on souhaite piocher des cartes, on choisit donc l’une de ces ressources et on obtient alors un choix entre trois cartes, qui font partie du domaine tiré.

C’est ainsi que, tout naturellement, une pioche du côté de l’obscurité amènera à des propositions de salles telles que la chambre des démons, l’étude de la nécromancie ou l’entrainement à l’assassinat. Les élèves qui étudieront dans ces salles dégageront des points de ressource correspondants (une élève qui étudie dans la salle des dolmens engrangera des points de magie de la nature par exemple). Ces nouveaux points permettront d’aller encore plus loin dans la magie choisie, en piochant encore davantage de cartes.

 

Un deck bien équilibré

Dynamiser le jeu avec de l’aléatoire

On pourrait penser, à vue de nez, que cette façon de faire ressemble à un serpent qui se mord la queue. Et pourtant, Spellcaster University est très bien équilibré de ce point de vue, et ce système de decks pour gérer la construction de son école permet d’apporter de l’aléatoire dans son expérience de jeu.

C’est un système qui n’est d’ailleurs pas réservé qu’aux salles : en piochant des cartes, on peut tout aussi bien tomber sur des artefacts qui agrémenteront les pièces. Ceux-ci se présentent sous la forme d’un calendrier lunaire, une cafetière italienne, un cristal enchanté ou un blason à accrocher. Ils permettent d’augmenter l’efficacité d’une salle, lui offrir un domaine supplémentaire de magie à étudier, de créer un revenu d’or, et bien d’autres choses. Enfin, des créatures animales pourront habiter les couloirs (chats, dragons, faons magiques, etc.), et des éléments serviront également à confectionner des potions qui peuvent aider à récolter plus de ressources.

Pensé comme un gigantesque jeu de cartes, Spellcaster University a le don d’offrir une diversité et une grande variété de contenu. Cela permet des configurations très différentes de ses écoles, et on peut donc dire en cela que le jeu mettra du temps avant d’être totalement assimilé.

Exemple de deck de cartes

On fait un choix parmi 3 cartes à chaque tirage

 

Le défi de la rejouabilité dans le jeu de gestion

Par ailleurs, la rejouabilité est souvent un concept assez difficile pour un jeu de gestion, puisqu’une fois les mécaniques maitrisées, et tous les bâtiments découverts, il est complexe d’aller plus loin dans son plaisir de jouer.

Si l’on prend un Theme Park ou un Planet Zoo, une fois le jeu totalement maitrisé, l’expérience va se prolonger dans le détail, c’est-à-dire la décoration du parc, un aménagement original ou pourquoi pas une thématique qui nous mènerait à redessiner l’ensemble du parc pour correspondre à un imaginaire (pourquoi pas un parc d’attractions morbide, aux airs gothiques, ou bien un zoo constitué d’animaux spécifiquement du nord de l’équateur, etc.). Un tel prolongement est possible, mais il peut devenir rapidement pénible si le jeu de gestion en question est pauvre dans sa diversification du contenu.

Là, avec Spellcaster University, le contenu est plutôt riche, mais qui plus est le concept d’aléatoire qu’apportent les cartes permet de revisiter le jeu sans efforts. En outre, l’école de magie s’installe à chaque fois sur un terrain différent, un biome qui a ses caractéristiques propres et qui influencera l’état de santé ou le moral des élèves. Dans le désert, à la montagne ou bien dans les marécages, chaque niveau comporte alors son lot d’avantages et de défauts, qui seront à prendre en compte lors des tirages de cartes.

 

Un jeu de rôle limité

Un voisinage qui radote

Une école de magie dans le désertIl faut ajouter à cela qu’une dynamique quasi-RPG a été apportée avec la 1.0. Le directeur de l’école, que vous incarnez, ne se contente plus de gérer passivement ses locaux, mais est amené à sortir de son bureau pour rencontrer son voisinage ou s’aventurer dans des donjons qui regorgent de trésors.

Ce voisinage, parlons-en, est le même à chaque biome : paysans, roi, orcs, seigneur du mal, villageois, etc. Il est possible de commercer avec ces derniers, mais la plupart du temps ils viendront d’eux-mêmes à l’école, avec des demandes qui font office de doléances. Un choix est alors à faire selon la demande, qui rapportera ou non quelque chose dans l’avenir.

C’est un bon moyen de rythmer notre gestion de l’établissement et cela permet, en outre, d’installer un certain univers. Néanmoins, c’est probablement le contenu le plus répétitif du jeu, puisque les demandes et dialogues sont les mêmes d’un niveau à l’autre. Au fil des parties, on commence alors à les connaître sur le bout de sa baguette et on en vient à sélectionner le choix que l’on préfère sans vraiment lire l’événement.

Des donjons à ne visiter qu’une fois

De la même façon, les donjons apportent un élément très plaisant lorsque travailler dans le bâtiment magique n’est plus de notre goût. Avec une petite équipe que l’on aura sélectionnée avec précaution, on s’aventure dans ce donjon dont la narration nous est ici aussi proposée sous forme de choix. Chaqu’un mène alors à une nouvelle rencontre ou péripétie, avec différentes récompenses à la clé.

On s’enrichit également de plusieurs petites histoires, qui viennent grossir l’univers de Spellcaster University. Mais là encore, ces textes ne sont pas assez nombreux pour que, d’une pièce à l’autre du donjon, on ne retombe pas sur une histoire déjà contée. Ce manque de contenu est loin d’être un grave problème, et l’équipe de Sneaky Yak Studio a déjà promis qu’elle continuerait à enrichir son jeu, notamment au travers de DLCs gratuits.

Donjon dans Spellcaster University

 

Spellcaster University, un jeu de gestion innovant qui ne demande qu’à enrichir son contenu

Spellcaster University est tout à fait complet pour une simple 1.0. Il offre déjà un petit émerveillement enfantin qui s’acoquine très bien à un humour plutôt malin. Avec son système de gestion par cartes, on ne maîtrise jamais totalement la direction de son école ou son apparence. Et c’est tant mieux, car cela permet des découvertes et des expériences architecturales très intéressantes. Il peine cependant à offrir la même variété du coté RPG, dans les événements qui viennent rythmer la vie de l’école ou dans les donjons à explorer.

Un cours de potionsC’est un moindre mal, qui sera vite corrigé à n’en pas douter, étant donné la richesse du contenu dans son ensemble. L’univers de Spellcaster Universtiy, très emprunté et pas forcément inédit, est toutefois très varié et permet de meubler son école sous des inspirations très différentes.

Très intuitif, et d’une prise en main facile, on pourrait penser qu’il excellerait en tant que jeu mobile, d’autant plus qu’il s’agit la plupart du temps de choix simples à prendre (entre plusieurs dialogues, plusieurs cartes, emplacements de salles, etc.). Cela empêcherait néanmoins d’apprécier l’école dans son ensemble ou dans le détail, puisque si Spellcaster profite d’un graphisme simple, il permet de voir toutes les couleurs et vies qui fourmillent sans cesse dans notre enceinte gothique.

 

Un petit studio familial en pleine éclosion

Spellcaster University est à féliciter, pour sa richesse, son équilibre et son inventivité qui innove le système du jeu de gestion. C’est tout à fait remarquable, quand on sait que l’équipe est à taille familiale, fondée à l’origine par Julien Nigon et Cosette Nigon, tous deux frère et sœur. Leur frère, Jacques Nigon, ainsi que François Barreau et Mathilde Guiltat viennent de temps à autre les aider bénévolement sur des questions de musique, d’animation et de marketing. Il faut souhaiter à ce petit studio toulousain de conserver cette créativité épatante, qu’on espère retrouver dans un futur projet.

Des élèves de l'université à la plage

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Phebus

J'aime me plonger jusqu'à l'os dans des choses que je ne connais absolument pas, pour rester curieux de tout, toujours le poing levé comme disait une chanteuse de mes folles années de jeunesse. Sinon je fais partie de cette secte, toujours plus réduite, qui croit en la sortie d'un Half-life 3 depuis vingt ans. J'ai cependant d'autres religions comme Dear Esther, Denis Villeneuve, Alien, les chats, le Japon ou la cuisine. Touche-à-tout en jeux vidéo, j'ai tout de même mes limites quand il s'agit de taper dans le ballon rond ou m'infliger du golf ô combien dynamique. Entre toutes ces choses, j'aime malgré tout un peu d'instinct primaire, en me défoulant sur un FPS en ligne, ça finit toujours une journée en beauté. J'aime à penser que j'aurai pu faire une carrière inimaginable dans l'Esport et devenir celui qui connaît le jeu vidéo mieux que tout le monde (pathétique fierté humaine).

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