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samus Metroid Dread

Metroid Dread – Un formidable ticket pour l’espace-temps

19 ans après Metroid Fusion, Samus Aran reprend du service pour une nouvelle aventure aussi intersidérale que claustrophobique. Enfilez votre armure, passez en position morph ball, la galaxie a besoin de vous dans Metroid Dread.

Retour aux affaires

Je ne voulais pas y retourner, j’en avais soupé des missions suicides pour le compte de la fédération galactique. Et pourtant, je suis là, coincée sur la planète ZDR. Je me suis encore faite avoir. Soit disant qu’il avaient besoin de moi parce que je suis “la meilleure chasseuse de primes”, et que j’étais “la seule à pouvoir combattre à nouveau la menace des organismes X”. Je ne sais pas si j’ai accepté par fierté ou par sens du devoir mais maintenant je suis coincée ici et mon armure a perdu une partie de ses capacités. Encore. A croire que je n’apprends jamais rien de mes expériences.

samusa

 

Terra Incognita

C’est sur cette base bien familière que démarre ce Metroid Dread. Pourtant dès les premières secondes, le choc visuel saute aux yeux. Exit le pixel art des épisodes Snes/Game Boy Advance, oubliez également les graphismes un poil rugueux de Samus Returns sur 3DS. Le studio espagnol Mercury Steam, déjà aux affaires sur l’épisode 3DS, a ici fait des merveilles en proposant une planète ZDR en  “2,5 D” chatoyante et un chara design criant de vie.

Qu’il s’agisse de Samus comme des créatures autochtones, toute forme de vie jouit d’animations fluides et très détaillées. Un soin tout particulier a été apporté aux effets de lumières en tout genre et aussi à la gestion des couleurs. Le jeu n’essaye pas d’imiter le pixel art en 3D comme dans un Bloodstained : Ritual of the night. Il prend une autre direction graphique qui se conjugue aussi avec une différente philosophie de gameplay.

Samus Arrache

Les années ont passé mais Samus n’a pourtant jamais été aussi agile et véloce. Le pas est plus rapide, la cadence de tir soutenue et la chasseuse de primes saute et rebondit avec aisance sur les murs. Avec le bon timing, il est également possible de contrer n’importe quelle attaque ennemi. Metroid Dread met l’accent sur l’action et se transforme par moments en véritable shooter.

C’est une vraie rupture avec les anciens épisodes, où l’accent était mis sur une progression assez lente et sous tension. Les puristes regretteront peut-être ce choix mais il faut bien reconnaître que manier cette nouvelle Samus est un réel plaisir. Par ailleurs, ce nouveau gameplay plus moderne et nerveux permettra certainement de convaincre de nouveaux joueurs de tenter l’aventure.

Le danger est partout

Des obstacles viendront cependant empêcher cette progression frénétique : les E.M.M.I. Ces robots quasi indestructibles quadrillent des zones bien précises dans chaque région de ZDR. En plus d’être armés, rapides et dangereux, les E.M.M.I sont particulièrement sensibles aux vibrations et détectent toute entité évoluant dans leur zone. Dès qu’ils vous repèrent, ils vous traquent. Ainsi, toute altercation directe avec un E.M.M.I entraînera une mort quasi certaine. Ces nouveaux ennemis créent donc des moments de tension particulièrement angoissants et nous force à jouer plus lentement dans de véritables séquences d’infiltrations.

Emmi

Quand un E.M.M.I vous repère, Fuyez!

 

Et si jamais vous pensiez que semer un E.M.M.I vous mettait hors de danger, vous vous mettez le canon dans l’œil. Les boss gigantesques et destructeurs si chers à la saga sont de retour! Ces derniers sont impressionnants et vous donneront du fil à retordre. Néanmoins chacun d’entre eux possède des pattern bien précis, et vous trouverez toujours un moyen de leur faire mordre la poussière si vous mettez à profit votre sens de l’observation.

Une exploration plus raffinée

Comme dans tout Metroid, L’adversaire le plus redoutable demeure votre environnement, toujours complexe et labyrinthique. Pour regagner votre vaisseau, il vous faudra braver la glace, la lave, les fonds marins et toujours des couloirs étouffants et exigus. A force d’explorer, vous gagnerez de nouveaux pouvoirs comme des tirs chargés, un grappin magnétique, un double saut ou même des missiles à tête chercheuse. L’incontournable Morph ball est, bien entendu, encore de la partie.

Ces améliorations vous permettront ensuite de gagner de nouvelles zones pour continuer votre périple. Chacune d’entre elles possède quelques tableaux particulièrement saisissants. Sur le plan de la progression, le level design de Metroid Dread est aussi malin que diablement efficace. En effet, si le jeu récompense l’exploration par l’obtention d’objets supplémentaires, vous aurez moins besoin de vous perdre dans tous les recoins de ZDR pour trouver la suite de votre aventure. Metroid Dread n’est pas linéaire, mais le jeu nous guide légèrement sans que l’on s’en rende véritablement compte. C’est un équilibre plutôt fin qu’il convient de relever.

ZDR n’est pas donc aussi déroutante que Zebes ou SR88, théâtres des aventures précédentes de Samus. Pourtant, on retrouve cette sensation d’être prisonnier d’un environnement hostile, aride et que l’on apprend à maîtriser au fur et à mesure de nos traversées successives.

boss

 

Metroid Dread : un épisode indispensable pour les fans comme pour les débutants

Vous l’aurez compris. J’ai adoré ce Metroid Dread. Tout en conservant l’ambiance de la saga et la spécificité de son level design, le studio Mercury Steam a réussi à la moderniser en apportant un gameplay beaucoup plus nerveux et une direction artistique sublime. Je suis un amoureux du pixel art mais j’ai été enchanté par ce lifting graphique très réussi.

Au rayon des excellents ajouts, les E.M.M.I apportent des vrais moments d’angoisse, surtout dans la première moitié du jeu et développent un aspect infiltration jusque-là peu exploité dans la licence. On pourrait chipoter en pointant du doigt une OST un peu inégale ou une progression pas assez tortueuse mais ce serait vraiment chercher la petite bête. Moins dirigiste que Metroid Fusion et plus accessible qu’un Super Metroid, Dread se fraye son propre chemin dans ce dédale spatial, et il le fait avec un brio intergalactique.

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Sgtkabukimen

Prêtre gamer du Soleil Levant depuis deux décennies, j’aime manier la gunblade, le megabuster, et le fouet pour faire des passes d’armes avec des Cyborg Ninja Vampire dans les ruines de Neo Tokyo. Je délaisse de temps en temps mon cher Japon pour me livrer aux joies du jeu indépendant et exterminer des hordes d’aliens avec l’unité XCOM.

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