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West of Dead

West of Dead – l’enfer nerveux du western

Que se passe-t-il une fois que notre vie se termine ? La mort est-elle un repos éternel ou une errance sans fin ? Les développeurs de chez Upstream Arcade ont peut-être une réponse pour les cowboys ayant passé l’arme à gauche. Fini les chapeaux et autres six-coup en open world, l’heure est aux espaces clos et aux couloirs étroits. Voici le test de West of Dead, un rogue-like en enfer…

 

Il était une fois dans l’West, featuring Ghost McCree

West of Dead est un jeu dont la direction artistique et narrative compte beaucoup. Au début de l’aventure, vous ne saurez rien du cowboy “Ghostriderisé”, anti-héros de l’intrigue. C’est néanmoins par sa voix que passe la narration. Et bon sang quelle voix ! C’est Ron Perlman connu pour ses rôles dans les Hellboy de Guillermo del Toro ou dans le Nom de la Rose. Il n’en est pas à sa première expérience dans le jeu vidéo puisqu’il est la voix du narrateur de la série des Fallout. Il pose une ambiance sombre dès ses premiers mots qui collent parfaitement à l’atmosphère.Capture d’écran (18)

West of Dead joue avec les représentations de l’enfer et du Far West. Ainsi, les cryptes, marais, la ville et le reste des zones constituent des étapes du voyage vers l’Est pour obtenir… Le repos éternel ? Allez savoir… Quoiqu’il en soit, les zones sont variées et il est facile de les reconnaître malgré l’obscurité qui règne dans les niveaux et qui est l’une des marques de fabrique du titre. Les pièces doivent être éclairées pour pouvoir distinguer où se trouvent les ennemis, les options du jeu permettent de modifier les graphismes des ombres.

Capture d’écran (32)

Là ou West of Dead se démarque c’est dans ses graphismes. Le cell-shading couplé à la direction artistique comics noirs est du plus bel effet. Si parfois elle se met en retrait, la musique est également un élément important de l’immersion de West of Dead et satisfera les plus férus de western spaghetti ou autre Red Dead. Elle est particulièrement présente lors des combats : chaque mort entraîne un feedback sonore et un ralenti qui donnent un sentiment de puissance grisant.

 

Dead West

West of Dead est un bon élève et a compris ce qui faisait le sel d’un bon Rogue-like. Dans la silhouette du personnage, vous reconnaîtrez sans mal le petit clin d’œil à son inspiration principale : Dead Cells. La construction du game design s’inspire également du jeu de Motion-Twin. On a donc une nouvelle zone avec plusieurs embranchements (générés aléatoirement), des ennemis, des bonus à ramasser, des plans pour de nouvelles armes et autres charmes et voilà ! Le level design pousse le joueur à explorer la zone de fond en comble. Cela signifie affronter des hordes d’ennemis pour mettre la main sur quelque chose de rare. Si les butins en valent souvent la peine, on se retrouve parfois les mains vides au sens figuré comme au sens propre après avoir jeté la manette à cause d’une esquive mal exécutée…

Capture d’écran (25)A chaque mort, vous, le cowboy, renaissez tel un phénix ou un morteflamme (au choix). C’est au saloon que Mason (notre héros) reprend ses esprits et après une petite discussion avec le barman, c’est parti. Deux armes au début de l’aventure vous sont proposées et vous voilà lancé dans les niveaux très exigeants du jeu. Rogue-like oblige, vous rencontrez la mort souvent et celle-ci s’emboîte parfaitement avec la narration. C’est en particulier au début de l’aventure que la difficulté est la plus rude puisque le genre du “twink shooter” n’est pas un genre très répandu. Pour résumer le gameplay une fois manette en main (plutôt conseillé pour West of Dead) , un joystick permet de déplacer notre personnage et l’autre de viser autour lui. Deux armes sont à votre disposition et s’utilisent à l’aide des gâchettes LT et RT. LB et RB activent les objets secondaires. Enfin, un bouton permet de se soigner et le dernier à esquiver les attaques et les balles.

Le système est ingénieux et fonctionne très bien en jeu une fois les mécaniques appréhendées. L’arsenal principal est composé d’armes à feu : les balles sont illimitées mais un cooldown est appliqué lorsque le chargeur est vide, ce qui force à ne pas gâcher toutes ses ressources d’un coup même si la panique nous y pousse parfois. La variété des équipements augmentent grâce aux péchés ramassés sur les ennemis. Pistolet à pic de glaces, hache, lance indienne ou encore bombes de peste, le choix est vaste et c’est au joueur de débloquer ces objets et construire son build pour venir à bout des pires créatures. Dans les niveaux se trouvent également des autels qui permettent d’augmenter sa vie, sa puissance de feu ou la vitesse de recharge des objets secondaires.Capture d’écran (31)

 

Le monde se divise en deux catégories : ceux qui terminent le niveau et ceux qui meurent…

Capture d’écran (30)

Là où le jeu peut perdre son joueur c’est dans sa narration. Elle intervient lorsque l’on ramasse des souvenirs où qu’on rencontre des personnages clefs de l’histoire qui ne sont pas si nombreux ni si intéressants que ça.  L’histoire est peut-être trop imposée au joueur qui ne souhaitera que parcourir le jeu pour enfin dépasser un niveau sur lequel il bloque comme cette maudite zone de la ferme (non je n’ai pas bloqué là…). Passé le premier niveau, les choses se corsent très vite et les affrontements se feront contre des monstres qui peuvent tuer en deux coups, à la cadence de tir accrue et à la grande mobilité. Heureusement, les améliorations sont significatives et la courbe de progression très grande. Il y a également l’intérêt de découvrir le bestiaire inspiré du folklore des États-Unis ou d’autres créatures qui font le sel du jeu, voire même d’humains comme un certain prêcheur, une figure bien connue des œuvres traitant de ce thème.

La direction artistique, si elle a fonctionné sur moi pourra énerver certains joueurs. On se fait régulièrement surprendre par des ennemis planqués dans un coin obscur dont le reflet est difficile à trouver sans s’abîmer les yeux. De plus, la caméra fait parfois criser, à l’entrée des salles elle est automatique et n’est pas toujours bien placée. Sachant que la moindre erreur peut être fatale, le défaut est à souligner.

Capture d’écran (22)

Dernier point à souligner, les quelques bugs qui sont encore présents en jeux. Assez souvent contre les boss, vous ne pouvez pas tirer pendant leur présentation et certaines attaques lors des débuts de combats ne toucheront pas l’ennemi pour des raisons parfois étranges… Les armes et ressources mettant du temps à se recharger, ces petits bugs de collision peuvent parfois coûter la partie. Il m’est également arrivé à trois fois en une quinzaine d’heures de tomber dans le vide sans aucune raison. Ces bugs restent rares mais agaçants.

 

Conclusion : addictif, nerveux et angoissant, une très bonne surprise !

Je me surprends encore à retourner sur West of Dead afin de continuer à débloquer les nouvelles armes et faire tous les contenus annexes. Addictif, nerveux et angoissant, le deuxième jeu des développeurs de chez Upstream Arcade est à réserver au fans de Rogue-Like puisqu’il reste dans cette zone qu’il maîtrise parfaitement. Sa direction artistique peut séduire de nombreux joueurs afin qu’ils se lancent dans l’aventure parfois répétitive. Ses rares défauts sont facilement oubliés devant la maîtrise du gameplay. Une très bonne surprise !

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JeanThib

Après une Playstation 2 gagnée sur une obscure machine chez Leclerc à l'âge de 6 ans (quel background !) je n'ai plus vraiment lâché la manette... Élevé dans une famille très joueuse : jeux d'action, de stratégie, d'énigmes ou autres party game, tout y est passé ! Je suis également très féru de lecture et de tout ce qui touche à l'audiovisuel. Mes activités vaquent entre tenter de speedrunner du Céleste et finir les oeuvres de Maupassant. Joueur console mais Master Race d'ici peu, j'ai hâte de partager ma plume et mon engouement pour le jeu vidéo dans de futurs articles !

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