Logo de la communauté LGBT de joueurs

#JouonsPourSOSHomophobie revient avec encore plus d’envergure !

Partagez sur

Le mois des fiertés débute et avec lui, l’importance de rappeler certaines inégalités et injustices. C’est une période de fêtes et de souvenirs des droits acquis pour les personnes LGBTQI+. Mais, cela ne doit pas occulter les manques ou bien les attaques dont peut être victime cette communauté. C’est dans ce cadre que Next Gaymer présente la seconde édition de son événement #JouonsPourSOSHomophobie. Il avait déjà réuni l’année dernière une vive assemblée.

Programme de #JouonsPourSOSHomophobie

Streamer du matin au soir !

Pour cette seconde édition, le programme prend de l’ampleur et s’étale sur trois jours. Il sera ouvert et clôturé par le parrain de l’événement, Newtiteuf, joueur émérite de Pokémon et youtubeur rassemblant 1.28 million d’abonnés. Cette fois, il s’agit de dix streameurs et streameuses qui se suivront sur Twitch. Ces derniers reverseront les dons récoltés sur leurs chaînes à l’association SOS Homophobie. On y retrouvera alors comme l’année dernière Rousse errante, LaBanquise, KEMPArichi et Delfea. Mais, ce sera aussi l’occasion de découvrir d’autres acteurs queers ou racisés de la sphère vidéoludique, comme Solivann, Choublak, Briquette2Lait, Tieffeline, DjeliB ou bien MysterC.

C’est donc à partir du 3 juin que le bal vidéoludique s’ouvre, avec Newtiteuf qui partagera sa passion pour Pokémon dès 19 h. Il sera suivi de près par LaBanquise et DjeliB dans la soirée. Le samedi 4 juin convoquera, du matin au soir, plusieurs propositions très hétéroclites, allant du dessin avec Briquette2Lait (9 h) à Jedi Fallen Order avec Choublak (00 h). Pour terminer, le dimanche 5 juin marquera le dernier jour pour engranger suffisamment de dons, avec au départ Tieffeline à 9 h sur Don’t Starve Together, pour un final carnavalesque sur Fall Guys à 21 h réunissant tous les participants et participantes à l’événement.

Au-delà des jeux annoncés, les streameurs et streameuses ont annoncé avoir en réserve plusieurs surprises. Et, avec le nombre de participants, cette seconde édition a de quoi gagner en ampleur.

Parrain de #JouonsPourSOSHomophobie Newtiteuf

Parrain de #JouonsPourSOSHomophobie, Newtiteuf

Le numérique loin d’être un safe-space

Affronter les raids

S’il est besoin de le rappeler, l’action de l’association SOS Homophobie est toujours d’une importance considérable. Et, la nécessité de son existence ne fait aucun doute. En France, les violences ou discriminations lgbtiphobes fluctuent énormément, selon le rapport 2022 de SOS Homophobie. Mais, il est intéressant de noter qu’elles augmentent toujours avec le temps. Dans les années 1990, peu de cas d’agressions étaient ainsi recensés (entre 263 et 334 entre 1994 et 1999). Une nette augmentation dans les années 2000 se ressent. Cela atteint en 2021 1515 témoignages. Notons que ces chiffres sont à mettre dans le contexte d’une société qui prend de plus en plus la parole face aux injustices, avec les premiers mouvements #MeToo en 2007.

Malgré tout, on remarque que l’année 2013 a laissé des cicatrices profondes dans la société, atteignant le pic de violences physiques et verbales jamais connu précédemment. Il y a eu 3517 témoignages. Cette année a été notamment marquée par le débat lié au mariage pour tous, décomplexant malheureusement l’expression parfois très agressive des opposants.

Concernant les lieux qui concentrent le plus vivement les lgbtiphobies, la première place est occupée de loin par la sphère numérique. En 2020, on y retrouvait 23 % des cas, puis 18 % des cas en 2021. La deuxième position est occupée par la famille ou l’entourage proche (13 % en 2020 et 15 % en 2021). En ligne, cela prend le plus souvent la forme de “hate raids” (raids de haine), composés de bots (robots) ou de personnes organisées. En août 2021, les utilisateurs CruzzControl et CreatineOverdose ont ainsi inondé les canaux de discussion des streameurs ainsi que streameuses racisés ou queer. Cela devient plus difficile lorsqu’il s’agit de communautés organisées, moins rapidement repérés par les bots de modération. C’est notamment le cas en mars 2022 avec des attaques massives, dont des soupçons peuvent concerner Nick Fuentes, suprémaciste américain, d’en être l’investigateur à partir de la plateforme cozy.tv.

Les hate raids sur Twitch

Souder les liens

En réaction, les utilisateurs Twitch ont lancé des journées de grève, initiées par la créatrice de contenus RekitRaven, qui ont pris le nom populaire de #ADayOffTwitch. Cela a eu pour conséquence de faire réagir la plateforme. Ainsi, il y a eu la mise en place d’une plus forte modération, de poursuites en justice et de l’outil “Détecteur d’Utilisateur Suspect”. Ce dernier identifie grâce à une IA apprenante de potentiels agresseurs.

Dans ce contexte général, en ligne et en physique, la mise en place d’un moment tel que #JouonsPourSOSHomophobie tombe en évidence. Le temps de donations organisé par Next Gaymer est à ce sujet un prolongement naturel et bienvenu des actions et valeurs déjà mises en œuvres par l’association. Depuis 2008, il s’agit de la première association pour les gamers s’identifiant queer en France. Elle est un soutien important aux communautés LGBTQI+, organisant des temps de jeux, des pique-niques ou de simples rencontres dans chaque région de France.

En ce sens, elle prend à cœur la mission d’initier dans la sphère vidéoludique et ses espaces virtuels, des lieux sains. Il s’agit en effet de pouvoir partager et alimenter sa passion sans l’appréhension de subir, à un moment, une agression quelconque ou un rejet du fait de son orientation sexuelle ou de son genre.

Une table de jeu de société avec Next Gaymer dans un bar

#JouonsPourSOSHomophobie

Avec une présence toujours vive et malheureuse des discriminations et violences faites à la communauté LGBTQI+, l’action de jouer pour une œuvre caritative a du sens. C’est d’autant plus prégnant que l’environnement vidéoludique et numérique constitue le premier lieu des agressions.

#JouonsPourSOSHomophobie a donc ce sérieux suffisamment nécessaire pour mener une action cohérente et vertueuse. Il n’est pas détaché, ceci dit, d’une certaine légèreté puisqu’il souhaite avant tout être un moment de rassemblement et de divertissement.

À ce sujet, Next Gaymer commence à avoir l’habitude de ce genre de format. Il réussit pleinement à installer des endroits de convivialité autour du jeu. Notons que l’association s’est démarquée également en février dernier, avec le lancement du premier festival dédié à sa communauté : Gaymer Festival. On souhaite une édition pleine de bonne humeur pour cette année, avec la hâte de retrouver toute la communauté dès ce vendredi.

L'ensemble de l'association Next Gaymer

Tags

Partagez sur

Phebus

J'aime me plonger jusqu'à l'os dans des choses que je ne connais absolument pas, pour rester curieux de tout, toujours le poing levé comme disait une chanteuse de mes folles années de jeunesse. Sinon je fais partie de cette secte, toujours plus réduite, qui croit en la sortie d'un Half-life 3 depuis vingt ans. J'ai cependant d'autres religions comme Dear Esther, Denis Villeneuve, Alien, les chats, le Japon ou la cuisine. Touche-à-tout en jeux vidéo, j'ai tout de même mes limites quand il s'agit de taper dans le ballon rond ou m'infliger du golf ô combien dynamique. Entre toutes ces choses, j'aime malgré tout un peu d'instinct primaire, en me défoulant sur un FPS en ligne, ça finit toujours une journée en beauté. J'aime à penser que j'aurai pu faire une carrière inimaginable dans l'Esport et devenir celui qui connaît le jeu vidéo mieux que tout le monde (pathétique fierté humaine).

Vous aimerez sûrement ces articles...

Réactions sur l\'article “#JouonsPourSOSHomophobie revient avec encore plus d’envergure !”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *