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Popslinger - a la une

Popslinger – un shooter funky, pétillant, coloré et bien corsé

La passion pour une musique peut parfois donner naissance à des jeux. C’est le cas de Popslinger, un titre construit autour du mouvement Future Funk. Le premier jeu de Funky Can Creative a même fait appel à Skule Toyama, artiste très apprécié, pour écrire la bande-son des aventures de Ria et Gin, les deux héroïnes. Entrez dans le mystérieux Purple Lounge et laissez-vous entraîner par la mélodie.

 

Futurefunk : entre rêverie et nostalgie ?

Connaissez-vous le future funk? Peut-être avez-vous croisé par hasard un jour une des très nombreuses playlists présentes sur Youtube. À l’instar de la Vaporwave ou des Lofi Hip-hop beat, le future funk fait partie de ces courants musicaux “Néo-rétro” nées sur internet avec des vidéos mélangeant animation japonaise et sons un peu planants, flirtant tantôt avec le hip-hop, la synthwave, la pop et donc le funk.

Cette atmosphère est à la source de la création de Popslinger, le premier jeu du studio Funky Can Creative. “Le future funk m’a inspiré par son ambiance sonore, le côté nostalgique autour d’anime comme Sailor Moon. J’aime son univers éthéré et l’état de rêverie qu’il entretient et dans lequel il m’invite” explique José Luis Abreu, développeur à la tête du studio, dans une interview à la chaîne Youtube Vaportonite, dédiée au Future Funk.

Quand vous débutez Popslinger, ces mots prennent tout leur sens. Son style visuel anime rétro fait mouche d’entrée. Pour certains, il évoquera Puffy AmiYumi, d’autres penseront à la bande dessinée Scott Pilgrim, aux Super Nanas ou encore aux Magical Girl comme Creamy ou Gigi. Tout est funky, coloré, pop, contenu dans une interface dont le design et la résolution rappellent celle des anciennes cassettes VHS. Le monde est vibrant de passion et de sincérité, tout comme ses personnages.

Dans cet univers étrange, vous incarnez Ria Carbon, une jeune femme choisie par une fée du nom de Gin pour lutter contre des monstres qui tentent d’envahir notre monde. Pour cela, Gin vous confie le pouvoir du Popslinger, la capacité d’utiliser l’énergie pétillante des pistolets sodas pour éclater (“pop”) les adversaires. Une histoire plutôt amusante à l’image des relations entre une Ria toujours sûre d’elle et prétentieuse, et une Gin plus flegmatique qui oscille entre le sarcasme et l’indifférence.

De la direction artistique au sound design en passant par le récit et bien sûr la musique, Popslinger est pétillant et vaporeux, comme un néon flashy sous une pluie battante.

 

Les sodas de la rage

Au dinner, dans le club ou à la plage, Ria dégomme joyeusement des vagues de monstres à coup de bulles de soda. S’il est bien question de tir et de shoot, le gameplay s’apparente plutôt à celui d’un beat them all à la Streets of Rage ou River City Girls. Les ennemis apparaissent et vous devez vous aligner sur eux pour les abattre.

À chaque ennemi éclaté sans vous faire toucher, vous faites monter une barre de combo qui alimente le rythme de la musique. Au fur et à mesure du jeu, vous récupérerez de nouveaux sodas pour infliger des dégâts sur plusieurs lignes ou encore des explosions de zone (merci le canon à limonade).

Popslinger - gameplay

 

Pour rajouter un peu de piment, ou plutôt de pigment, à tout cela, Popslinger inclut un système de combo par couleur. Dès que vous éclatez quatre ennemis de la même couleur à la suite sans vous faire toucher, vous pourrez déclencher une attaque spéciale avec l’aide de Gin. Et en suivant certaines séquences de couleurs affichées à l’écran, vous pourrez même activer une “dream sequence”, sorte de stase pendant laquelle vous deviendrez complètement invulnérable et où la musique du niveau révèlera sa pleine puissance.

Cette idée de musique adaptative et de suite chromatique ajoute une grosse rejouabilité à chaque niveau que vous pouvez voir sous un nouveau jour. Réussir ces chaînes de couleur en rythme et virevolter entre les bulles peut être assez satisfaisant, même s’il vous faudra beaucoup de temps pour y parvenir.

 

Simple et funky ?

Popslinger n’est pas qu’un cocktail enivrant de couleurs et de bulles. Le jeu est assez corsé et vous fait recommencer encore et encore dans un état de transe future funk sur les sons très catchy de Skule Toyama. Les ennemis sont vraiment nombreux, plutôt agressifs et leur destruction nécessitent souvent de changer d’armes très régulièrement. Les boss sont funs à combattre, mais assez impitoyables.

Enfin, les chaînes de couleurs sont vraiment difficiles à réaliser, surtout dans les niveaux supérieurs. Si aligner quatre monstres de la même couleur devient une petite routine, débloquer la fameuse Dream Sequence demande beaucoup de maîtrise. Comme si le véritable pouvoir du future funk n’était réservé qu’à une élite.

Si on peut comprendre ce parti pris, il peut aussi sembler en contradiction avec le côté chill de cette musique et de l’ambiance très pop du jeu. De plus, des petits soucis et hitbox et de caméras viennent rapidement troubler vos exploits. Malgré la variété des armes et l’excellente musique, le jeu manque parfois de rythme en raison d’une certaine latence au niveau du gameplay, notamment au niveau de l’esquive.

Capture 7

 

Popslinger, un shooter qui fait pop et qui fait pschiiit

Au bout de quelques heures de jeu, Popslinger se révèle comme une expérience aux ambitions affirmées, mais à l’exécution trop désordonnée. Le jeu ne manque pas d’idées, dans son design, sa musique, son gameplay et même dans son scenario, mais il donne l’impression que Funky Can Creative a mis un peu trop de pression dans ses bulles et que la bouteille de cola a explosé avant de lui échapper. À l’image du Future Funk, Popslinger aurait gagné à être un peu plus simple dans son gameplay pour préserver sa fraîcheur et faire pétiller sa musique ainsi que sa direction artistique, à l’image de l’excellent Sayonara Wild Hearts.

Malgré ces aspects un peu frustrants, Popslinger reste un titre, drôle, explosif, sincère et à l’atmosphère unique qui ravira les amateurs de néo-rétro et de challenge. Le jeu est pour le moment exclusif à la Switch et se prête parfaitement au gameplay nomade, de préférence avec un bon casque sur les oreilles. C’est un premier titre très encourageant pour Funky Can Creative et j’ai, à titre personnel, plutôt hâte de voir ce que fera le studio par la suite.

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Sgtkabukimen

Prêtre gamer du Soleil Levant depuis deux décennies, j’aime manier la gunblade, le megabuster, et le fouet pour faire des passes d’armes avec des Cyborg Ninja Vampire dans les ruines de Neo Tokyo. Je délaisse de temps en temps mon cher Japon pour me livrer aux joies du jeu indépendant et exterminer des hordes d’aliens avec l’unité XCOM.

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