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Streets of rage 4 - Test

Streets of Rage 4 – Le nouveau classique du Beat them up

Il y a des séries qui ont marqué l’histoire du jeu vidéo, des grands classiques qui ont acquis un statut légendaire aux yeux des joueurs passionnés. Streets of Rage en fait partie et l’équipe de Lizardcube, a eu la lourde tâche de réaliser un nouvel épisode (édité par DotEMU) 26 ans après la fin de sa trilogie. La création de Streets of Rage 4 épisode canonique d’une saga qui a pratiquement défini le genre, est une entreprise passionnée, mais terriblement risquée car attendue au tournant. Supervisée avec l’approbation de Sega, société à l’origine de la célèbre saga du Beat them All, cette suite mérite-t-elle sa place aux côtés des classiques ? Il est temps de faire craquer nos articulations… Et quelques mâchoires !

Streets of rage 4 test 2

Un concept indémodable

S’atteler à la création d’un nouvel épisode de Streets of Rage après plus de 25 ans pouvait soulever des doutes pour les puristes. Allions-nous y retrouver les mêmes sensations que les titres sur Megadrive ou bien allait-il prendre une direction trop opposée ? Les attentes étaient nombreuses et il semblait difficile de plaire à tout le monde. Et pourtant, il suffit de 5 minutes manette en main pour s’apercevoir qu’on est devant un chef d’oeuvre, balayant d’un revers de high-kick toutes les appréhensions possibles. Le titre est réussi sur tous les points comme nous allons le découvrir ensemble.

Streets of Rage 4 reprend trait pour trait le concept qui l’a fait connaitre. Il s’agit d’un Beat Them All jouable seul ou jusqu’à 4, dans lequel nous allons affronter des hordes de criminels dans des environnements en 2,5D à défilement horizontal. Plusieurs personnages sont disponibles, disposant chacun de ses propres caractéristiques et coups spéciaux. Il faudra gérer à la fois le nombre d’ennemis, comprendre leurs différents patterns afin de progresser et combattre les redoutables Boss qui viendront clôturer chaque niveau. Cette recette n’est donc pas changée, car elle fait vraiment partie de l’ADN de SOR. Les joueurs retrouvent donc avec plaisir les sensations classiques d’un épisode de la saga, mais découvriront également plusieurs nouveautés et ajustements qui viennent moderniser l’ensemble sans pour autant dénaturer son identité.

 

Distribution de pains 2.0

Distribuer les coups reste la base du gameplay, les joueurs renoueront alors avec un panel de combo simples, et des touches identiques d’un personnage à l’autre. Comme par le passé, chaque personnage dispose de ses coups spéciaux et des caractéristiques de puissance, vitesse et sauts. Malgré une jouabilité simple, SOR4 dissimule une réelle profondeur de gameplay tant il offre de possibilités.

– Le dégrisement va être douloureux ! –

 

Cet épisode 4 introduit une notion de combo qui va influencer grandement le score, ainsi il ne s’agit plus seulement de survivre et de se débarrasser de tous les ennemis à l’écran pour progresser. Il s’agit aussi de distribuer le plus de coups successifs, sans prendre de dégâts afin de multiplier son score et obtenir des vies supplémentaires. Dans la pratique, les ennemis peuvent être enchaînés quasiment à l’infini, rebondir sur les murs, sur le sol, et être ré-attaqués ensuite si le joueur est suffisamment habile.

De plus, comme chaque personnage a une puissance et une vitesse différentes, ces enchaînements ne sont jamais les mêmes. Non seulement cette mécanique rend le jeu très amusant, mais la gestion de la physique permet de se sentir véritablement fort et cela apporte un dynamisme particulièrement bluffant ! Le gameplay est d’ailleurs suffisamment bien fichu pour nous apprendre instinctivement à tenter différentes combinaisons et maximiser ses dégâts. L’impact des coups est retranscrit avec une telle authenticité que l’on a presque l’impression de se battre soi-même. On prend un réel plaisir à faire valdinguer les adversaires dans tous les sens, ne faisant preuve d’aucune pitié à l’écart de ces pauvres bougres.

 

Du renouveau à se mettre sous le poing !

Autre principale nouveauté : les coups spéciaux. Ces derniers existent depuis Streets of Rage 2, mais ils ont été légèrement modifiés pour ce nouvel opus. Auparavant, utiliser un coup spécial drainait une partie de la jauge de vie de notre personnage, de façon définitive. Ici, cette fonctionnalité est un peu moins punitive. 

L’utilisation de cette capacité met en “sursis” une partie de notre jauge de vie, que l’on peut reconstituer en donnant des coups physiques aux ennemis, ou bien perdre si l’on se prend la moindre gifle. Il est donc désormais possible d’utiliser des coups spéciaux bien plus souvent, si tant est que l’on est assez doués pour ne se prendre aucun dégât, ce qui est loin d’être facile ! Avec tout ça, SOR4 propose un gameplay nerveux, dynamique à souhait et totalement gratifiant.

En résumé, les équipes ont su réaliser une véritable synthèse des précédents épisodes, reprenant ainsi ce qui se faisait de mieux, modernisant légèrement ce qui devait l’être tout en apportant des subtilités simples qui rendent le gameplay propre à ce nouveau volet. Le feeling du jeu est surprenament bon. Le joueur aguerri parvient à reconnaître ses anciennes sensations, tout en ayant affaire à des mécaniques inédites, parfaitement intégrées. C’est exactement ce qu’il fallait faire, et c’est bluffant.

 

En plein dans le fan-service !

Indéniablement, Streets of Rage 4 se bat corps et âme pour faire honneur aux fans de la série et il y parvient. En tant que fan, impossible de ne pas ressentir ce frisson d’émotion face à toutes les petites références et les très nombreux clins d’œils au passé de la série. Commençons par les personnages jouables ! On retrouve bien sûr le trio de héros original du premier volet, au design revisité, qui parlera au cœur des anciens joueurs, mais aussi de nombreux ennemis déjà croisés dans le passé. Certains sont d’ailleurs devenus des boss disposant de quelques lignes de dialogues, donnant à ces affrontements des allures de retrouvailles.

Sans vous enlever la surprise de la découverte, sachez que SOR4 arrive, les bras chargés de cadeaux pour les puristes, et il le fait brillamment. Nous sommes face, non pas à du fan-service, mais à un véritable amour de la licence, sincère et touchant, de la part des équipes derrière. On retrouve avec plaisir, des armes, des easter-eggs, des coups spéciaux et de scènes qui feront battre le cœur, même des moins nostalgiques. Les développeurs ont pris du plaisir à travailler sur une série qui leur est chère et ils ont mis tout en oeuvre pour partager cette passion. 

Bien que le contenu du jeu soit riche en nouveaux éléments (ennemis, mécanismes de gameplay, environnements, etc…). La quasi totalité des éléments déblocables, cependant, sont des références aux anciens épisodes et pourraient ne pas toucher les non initiés, et c’est un peu le seul défaut du jeu. C’est un parti pris qu’on ne peut pas totalement reprocher car le cahier des charges du jeu l’exigeait. En terme de durée de vie également, les nouveaux joueurs ou les joueurs peu habitués aux Beat Them Up seront peut être moins happés par le jeu et le côté arcade. Le jeu est une succession de 11 niveaux, certes dynamiques et très variés, mais si vous n’êtes pas amateur de scoring ou de challenge en augmentant la difficulté, le titre vous paraîtra un peu court. 

– Les trois héros sont de retour ! –

Ce n’est pas un défaut en lui même, SOR4 répond aux critères que son genre lui impose, y déroger reviendrait à déformer son identité. Alors, si vous aimez les défis et pousser un jeu dans ses retranchements, le titre est fait pour vous. Si ce n’est pas votre cas, ne détournez pas le regard pour autant, car si il y a bien un représentant du genre capable de vous faire changer d’avis, c’est lui ! Ses sensations de jeu demeurent tout à fait remarquables et le mode multijoueurs promet de très nombreuses heures de fun en coopération. Que ce soit en local ou en ligne, le jeu multi fonctionne à la perfection et les parties deviennent véritablement survoltées. Voilà qui promet se “fendre la poire” pendant des heures entre potes !

AxelIdle

Un Design “Néo-Retro” irréprochable

Nous parlions des personnages et de leur look revisité un peu plus haut. Cela fait penser que nous n’avons pas encore abordé ce qui pourtant a de quoi couper le souffle dès les premières secondes : la patte artistique de ce Streets of Rage 4. Tant sur le plan visuel que musical, le jeu a de quoi estomaquer les joueurs d’hier et d’aujourd’hui. Les avis étaient pourtant mitigés sur le style visuel choisi qui semblait s’éloigner de ses origines, mais devant le fait accompli, quelle claque ! Le résultat est bouleversant : la qualité des animations, le travail sur les reflets, les jeux de lumières, etc… tout est somptueux.

L’introduction animée du jeu et ses bandes annonces sont représentatives de ce que promet le jeu. En effet, Streets of Rage 4 est l’un des rares titres à donner l’impression in-game de contrôler une séquence d’animation. Nous sommes à la hauteur (voire bien plus haut encore) d’un Rayman Legends pour vous donner une idée. Donc non seulement le jeu est artistiquement très respectueux de l’âme de la série en reprenant des designs déjà connus, mais est parvenu à développer son propre style sans faire de faute de goût. Difficile de décrire le ressenti que cela procure, mais le nom “Néo-Retro” est ce qui le caractérise le mieux. Cette alliance entre le charme de l’ancien et la technicité moderne.

– Quand les personnages Retro rencontrent la modernité –

Cette notion de “Néo-Rétro” se retrouve également dans toute l’ambiance musicale du titre. Plusieurs artistes viennent signer l’OST de Streets of Rage 4, que nous pouvons d’ores et déjà qualifier de chef d’oeuvre. Nous pouvons citer Olivier Derivière, que l’on connait grâce à son travail sur A Plague Tale, Vampyr ou encore Assassin’s Creed : Black Flag. D’autres célèbres compositeurs sont venu apporter leur pierre à l’édifice comme Yoko Shinomura, compositrice célèbre pour son travail notamment sur la série des Kingdom Hearts, mais aussi Yuzo Koshiro et Motohiro Kawashima a qui l’on doit les OST des premiers épisodes de Streets of Rage.

Des compositeurs de talents réunis pour proposer une playlist variées, prenante, puissante et entraînante. La variété des styles elle-même a de quoi donner le tournis : on retrouve pèle-mêle du Dubstep, du rock, de la synthwave, de la dance, mais aussi des pistes aux sonorités funk, d’autres plus jazzy. Une bande originale très éclectique qui confère à ce SOR4 une ambiance unique en son genre et qui forme un tout pourtant très harmonieux. Avez vous déjà vécu, dans un jeu vidéo, un moment de gloire ? Un instant où la musique, pulse vous galvanise et accompagne l’action avec une pertinence telle, que cela vous fait sentir puissant et indestructible ? Ne cherchez pas, Streets of Rage 4 est bourré de ces moments là, et sa bande-son y est pour beaucoup !

BlazeIdle

Merci / 20

Streets of Rage 4 est de loin le come-back le plus splendide qu’une licence ait pu connaitre à ce jour. La passion se perçoit à chaque instant tant les sensations de jeux sont bluffantes d’authenticité et de renouveau. Le jeu a indéniablement du punch à revendre, son gameplay est très respectueux de ses aînés tout en atteignant un fun et un dynamisme qui va bien plus loin que ce que l’on aurait pu espérer. Le travail fourni par Lizardcube est simplement époustouflant, il est un véritable cadeau offert à tous les fans de la saga et aux amoureux du jeu rétro. Il séduira tout aussi bien les nouvelles générations de joueurs, désireux de goûter à un genre qui n’a jamais été plus en forme qu’aujourd’hui, aussi bien sur le plan visuel, sonore que du gameplay ! Streets of Rage 4 ne mérite pas de note, il mérite des remerciements et un profond respect. Et à voir l’émotion des joueurs, la gratitude est unanime. POING FINAL.

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Pargonis

Tombé dans le jeu vidéo depuis tout petit, j'ai connu Kirby avant qu'il ne devienne rose, une époque ou Sonic ne savait pas encore parler et où les micro-ordinateurs étaient les consoles de jeu du futur. Grand fan de Nintendo à la base, mais joueur acharné sur tous les supports possibles, j'offre ma plume au service de l'art vidéoludique sous toutes ses formes. J'aime analyser, spéculer, rager, écrire tout un tas de choses et partager ma passion à chaque occasion. Parfois ronchon et de mauvaise foi in-game mais souvent grozours à l'écrit.

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