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Emilie Mavel

Derrière l’écran : Emilie Mavel, Producer à Bedtime Digital Games

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Nous vous avions fait découvrir Jérémy Copé et son jeu Master Arena. Aujourd’hui c’est au tour d’Emilie Mavel qui nous a parlé de Figment !

  • Pouvez-vous vous présenter ?

Avec plaisir ! Je m’appelle Emilie Mavel, je suis Producer dans une boîte Danoise qui s’appelle Bedtime Digital Games. On crée des jeux indépendants, nous venons d’ailleurs d’en sortir un qui s’appelle Figment.

 

  • Pouvez-vous justement nous parler plus en détail de Figment ?

Figment est un jeu d’aventure où nous incarnons un personnage qui est dans l’esprit de quelqu’un. Ce quelqu’un dit quelque chose de traumatique qui fait revenir de vieilles peurs, la peur de tomber malade, de vieillir ou ce genre de choses. Le but du joueur est de battre ces peurs pour ramener la paix dans l’esprit de la personne.

Le gameplay est basé sur 3 éléments. L’exploration, le combat et le puzzle. Au niveau des visuels, nous avons voulu quelque chose qui se rapproche d’un tableau peint à la main. Nous avons également une bande son dynamique qui change selon les activités du joueur. Tous les combats de Boss sont un petit peu comme une comédie musicale, car ils vont chanter et danser en luttant contre le personnage principal.

Le jeu est d’ores et déjà disponible sur Steam et nous travaillons actuellement sur le portage console.

 

 

  • Comment êtes-vous arrivée dans le monde du jeu vidéo ?

J’y suis arrivée petit à petit, assez naturellement. Après le BAC je savais que je voulais m’orienter dans quelque chose de multimédia ou technologique, j’ai du coup commencé sur cette voie avec un BTS en montage vidéo. Après ça mes parents m’ont dit “Un BTS c’est bien, mais une licence c’est mieux !”. En cherchant un peu, je me suis rendue compte qu’il y avait des licences professionnelles dans le jeu vidéo, ce qui me permettait d’apprendre de nouvelles choses dans un univers qui m’intéressais. Avant le BAC, le jeu vidéo pour moi c’était très lointain, je me disais que c’était impossible d’y entrer, que c’était quelque chose d’un peu inaccessible. Surtout quand je cherchais des formations post-bac et que je voyais qu’il fallait des master, je me disais que c’était le bout du monde.

Je suis donc rentré dans une licence professionnelle en game design, au fur et à mesure en étant là-dedans j’ai réalisé que j’aimais beaucoup le jeu vidéo, ça me paraissait naturel d’y travailler. Le game design c’était pas vraiment pour moi, j’avais des bases et je comprenais le travail sans trop de problème mais j’étais plutôt faite pour la gestion de projet et pour le métier de Producer. Donc encadrer des gens et aider d’autres personnes à produire des choses de qualité et jusqu’au bout.

J’ai pu entrer dans un Master gestion de projet dans le jeu vidéo. Après ça j’ai trouvé mon travail à Bedtime et puis voilà !

 

  • D’ailleurs, comment imaginez-vous le jeu vidéo dans quelques années ?

J’ai l’impression qu’on arrive à un gros changement sur la monétisation, il y a pas mal de gros scandales en prenant exemple sur les Lootbox d’Overwatch ou bien encore de CS:GO. Je pense que ça va aller encore plus là-dedans, les lootbox ou même plus dans le pari. Ou alors partir complètement à l’opposé, avec un refus complet de ce genre de système. Je pense qu’il va y avoir encore plus de distinctions entre jeux vidéos indé et jeux vidéos AAA. Pour se faire remarquer, les jeux indépendants vont devoir s’orienter vers quelque chose de plus unique, que ce soit au niveau du visuel, de l’histoire ou encore du Gameplay.

 

  • Que pensez-vous de la vision du grand public par rapport au jeu vidéo ?

Je pense qu’elle est assez variée. Le truc qui est bien c’est que le jeu vidéo maintenant est plus naturel, plus culturel ça rentre dans les mœurs surtout en France où on a la chance d’avoir de gros studios qui aident le gouvernement et le public a accepté le jeu vidéo comme une nouvelle forme de culture tout simplement, ce que ça a toujours été. Depuis le début de la Paris Games Week, on a plein de visiteurs différents, nous avons vu des enfants qui ont joué toute leur vie aux jeux vidéos, des parents qui sont d’anciens joueurs faute de temps mais qui sont toujours intéressés, des gens qui ne s’intéressent qu’à des jeux indépendants.. Bref, il y a vraiment tout un panel de visiteurs et de joueurs.

Le stand de Figment étant situé dans celui d’Indie Garden vers la zone où il y a le stand des juniors, on a souvent l’occasion de voir des familles ainsi que des gens curieux et c’est plutôt intéressant.

 

  • En parlant de public varié, ces dernières années nous avons pu constater une augmentation du nombre de joueuses dans la communauté Gaming. Est-ce également le cas dans le domaine professionnel ?

Il faut savoir qu’il y avait beaucoup de joueuses avant, le SELL avait d’ailleurs fait une enquête en 2012 je crois, sur les joueuses et joueurs. Il y avait eu un résultat de 49% de joueurs contre 51% de joueuses, le seul truc c’est que les gens ne jouaient pas forcément aux mêmes choses et il y avait des barrières sociales, culturelles concernant les jeux destinés à un certain public. J’ai l’impression que les gens s’affranchissent de plus en plus de ces variantes là, ce que je trouve super !

Dans le monde professionnel, je viens tout juste d’y entrer ce qui fait que je n’ai pas encore vu de changement par rapport à ça. Ce que je constate travaillant dans un autre pays, c’est que sur 15 personnes on est deux femmes. Je suis la seule employée femme sur 12 ou 13 employés. On peut faire mieux ! Plein de gens qui ont la volonté de faire bouger les choses se mobilisent et je pense que c’est important pour faire changer la situation dans les années à venir !

 

  • Auriez-vous des conseils pour nos lecteurs qui souhaiteraient se lancer dans le monde du jeu vidéo ?

Tout à fait ! Faites des Game Jam ainsi qu’un portfolio, ce sont des bon moyens de commencer dans le jeu vidéo. Il y a tellement de concurrence, quelqu’un comparait le jeu vidéo à du Rock’n’roll. Tout le monde veut en faire partie et pense qu’il suffit de s’acheter une guitare et c’est bon on peut le faire ! En réalité, ce n’est malheureusement pas comme ça. Il y a divers domaines et compétences qui entrent en jeu dans la création d’un jeu.. Si je peux me permettre de dire ça (rires).

Le mieux c’est de commencer à mettre la main à la pâte directement pour voir dans quel domaine on se sent le mieux. Que ce soit graphisme, game design, programmation ou même comme moi j’ai fait c’est-à-dire dans la communication ! Il existe beaucoup de métiers de l’ombre que les gens connaissent pas forcément et qui sont tout aussi importants, Ubisoft possède bien des comptables.

Trouvez des gens avec qui travailler, cherchez le maximum d’informations sur Internet que ce soit des articles, des blogs avec plein de gens passionnés qui rentrent en détails dans la création de jeux, d’autres qui font des analyses de jeux.

 

  • Auriez-vous un mot pour la fin ?

Non ! (rires) Bonne journée et amusez-vous bien sur Jeu.Video !

 

Vous pouvez retrouver Figment sur Steam ainsi que le studio Bedtime Digital Games sur son site officiel, sa page Twitter, sa chaîne YouTube mais également sur sa page Facebook. Vous pouvez également retrouver Emilie sur Twitter.

Bedtime Digital Games

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Brumere

Rôliste, gamer et passionné d'informatique. Je suis follement amoureux de tout ce qui touche à l'espace dont les space opera.

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