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Cyber Shadow – Dans la peau d’un ninja rétro-futuriste

Il y a sept ans, Yacht Club Games avait surpris tout le monde avec Shovel Knight. Ce jeu devenu culte puisait dans les classiques tels que Megaman ou Super Mario tout en proposant une approche moderne et inédite. Aujourd’hui, Yacht Club continue dans cette voie en tant qu’éditeur avec Cyber Shadow, premier jeu du studio finlandais Mechanical Head Games. Enfilez votre costume de ninja robot, affutez vos shurikens. Bienvenue à Meka City.

 

Encore un jeu rétro ?

Certains pourraient penser que développer un side-scroller inspiré de l’esthétique 8-bit en 2021 relève de la paresse. Depuis dix ans, et la montée en popularité de jeu vidéo indépendant, plusieurs dizaines de jeux ont cultivé la nostalgie et le goût pour le rétro gaming pour réaliser des jeux plus ou moins inspirés. Ce n’est visiblement pas le cas pour Aarne “MekaSkull” Hunziker, unique développeur du jeu, qui a travaillé d’arrache-pied pendant plus de cinq ans sur Cyber Shadow pour proposer un jeu fidèle à ses modèles mais sans verser dans la pâle copie.

 

L’ombre d’un espoir

Vous incarnez Shadow, un ninja cybernétique en sommeil dans les bas-fonds de Meka City. Des robots ont, depuis longtemps, pris possession de la ville. Dans cette enveloppe de circuits et de métal, votre essence est invoquée par L-Gion, un étrange petit robot. Vous êtes son dernier espoir pour que la vie renaisse à Meka City. Vous allez devoir affronter les synthétiques, retrouver la trace de votre maître et du mystérieux professeur Hagan.

Cyber Shadow - dragon

 

Meka City, entre tradition et modernité

Dès les premières minutes du jeu, vous êtes immergés dans un monde à la fois étrange et familier. Shadow, votre cyberninja, et les environs de Meka City sont dépeints avec un pixel art qui fleure bon la Nes mais se veut plus raffiné. Plus de détails, plus de couleurs et un ratio d’image moderne.

Pareil du coté de la musique. La bande originale signée Enrique “Pentadrangle” Martin est épique et mélancolique mais offre des nuances et des ambiances inédites.

Ainsi, si l’on ne peut ignorer l’aura de Ninja Gaiden, Megaman, Castlevania, Contra ou encore Shatterhand, des influences assumées volontiers par Aarne Hunziker, Cyber Shadow impose petit à petit son propre style au fur et à mesure de l’aventure.

 

Shadow, une tornade dans un monde de robots

Si au début, le plateformer est plutôt sage avec des robots un peu inoffensifs dans des couloirs aux airs de déjà-vu, Cyber Shadow prend petit à petit son envol en même temps que son héros. Votre saut s’accompagne d’une attaque en piqué, puis s’agrémente d’un wall jump, d’un dash spectaculaire pour finir sur le désormais incontournable double saut.

Ces petits ajouts mis bout à bout accélèrent le jeu et contribuent à le rendre plus nerveux à chaque chapitre. Quand vous maitrisez enfin une technique, la suivante apparaît pour que l’ennui ne prenne jamais ses quartiers dans Meka City.

Dans les derniers chapitres, vous rebondissez sur chaque ennemi et rien ne semble pouvoir vous stopper, vous filez plus vite que le vent, vous ÊTES le vent.

Cyber Shadow - dash

 

Les boss offrent aussi leur lot de challenges exigeants, mais toujours justes. S’ils impressionnent au premier contact, une bonne observation de leur pattern et un timing bien respecté demeurent la solution imparable pour vous en défaire.

Plus tard dans le jeu, vous aurez aussi la possibilité de retourner sur vos pas pour récupérer des bonus de vie ou d’esprit pour être mieux armé et devenir plus résistant.

 

Un bouton pour les gouverner tous…

Finalement, l’ennemi le plus redoutable du jeu s’avère être sa maniabilité. Au summum de sa maîtrise, le gameplay de Cyber Shadow est diablement rapide et efficace.

Le problème, c’est qu’il est un peu rigide et ne tolère pas l’erreur. Probablement pour rester dans l’esprit de la NES, dont la manette ne comptait que deux boutons en plus de la croix directionnelle, Cyber Shadow joue la carte du minimalisme.

Bien que votre ninja ait une palette de mouvement étendue, un seul bouton d’action est disponible. Toutes vos capacités se déclenchent alors en combinant ce bouton et une direction, voire même une direction toute seule.

Cyber Shadow - niveau

Entre dasher et parer, il va falloir savoir gérer la pression (du bouton)

 

…et dans la frustration les lier

Après quelques heures de jeux, votre personnage se dote d’une parade, attribué à la direction “avant”. Un peu plus tard, vous obtenez un dash, qui s’active avec deux pressions consécutives de cette même direction. La touche avant vous sert donc à avancer, à dasher et à parer.

Dans un jeu où le timing est déterminant et où chaque collision peut vous faire tomber dans le vide, ces choix de touches sont plutôt regrettables. À vouloir être trop “simple”, Cyber Shadow complique la tâche du joueur. Même si ces features devraient surement faire le bonheur de certains speedrunners.

Cyber Shadow - Boss

 

Malgré tout, ce gameplay ne m’a pas empêché d’apprécier le jeu. Mon pouce a souffert sur le plastique des Joy Con mais j’ai fini par trouver la juste pression et l’exécution parfaite pour traverser Meka City à toute vitesse, sans me soucier de mes adversaires robotiques.

Il fut grisant et très gratifiant d’aller au-devant de ma destinée alors que le jeu continuait à proposer de nouveaux challenges de plus en plus aériens. J’en voulais encore, mais c’était terminé.

 

Un ninja un peu trop sage

Cyber Shadow n’est pas un jeu trop court ou qui manque de contenu. J’ai terminé ma première partie au bout d’une quinzaine d’heures, ce qui est très respectable pour ce type de jeu. Toutefois le jeu se termine avec un sentiment d’inachevé, comme s’il n’atteignait jamais son plein potentiel.

On s’éclate, on saute, on crapahute, on découpe les ennemis avec satisfaction et sans ennui mais le jeu manque de la folie, de la surprise d’un Shovel Knight ou d’un The Messenger. Cela peut paraître un peu sévère mais on sent les prémisses de cette folie par moments (notamment la scène avec Exo ou les passages d’hacking) et j’ai été personnellement déçu ne pas la voir s’exprimer à plein régime.

 

Cyber Shadow, une cinglante aventure “néo-rétro”

Si vous aimez les sidescroller nerveux d’inspiration rétro, Cyber Shadow ne peut donc que vous plaire. Le jeu de Mechanical Head fait tout bien et mieux encore qu’à l’époque. Son esthétique cyberpunk soignée et sa bande-son catchy font mouche instantanément et contribuent à faire de Meka City une ville futuriste en crise technologique post apocalyptique.

Malgré quelques choix douteux de gameplay, difficile de ne pas succomber aux déplacements grisants du cyberninja. S’il ne révolutionne pas le genre en termes d’écriture ou de level design, Cyber Shadow est un digne représentant du style néo rétro et une première très réussie pour le studio finlandais.

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Sgtkabukimen

Prêtre gamer du Soleil Levant depuis deux décennies, j’aime manier la gunblade, le megabuster, et le fouet pour faire des passes d’armes avec des Cyborg Ninja Vampire dans les ruines de Neo Tokyo. Je délaisse de temps en temps mon cher Japon pour me livrer aux joies du jeu indépendant et exterminer des hordes d’aliens avec l’unité XCOM.

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