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20XX front screen

20XX – Hommage Méga réussi ou Méga Bide ?

20XX Rogue-Like

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Nous vivons une époque formidable, vous ne trouvez pas ? Un temps où les Gamedesigners d’aujourd’hui sont les joueurs d’hier, voilà qui est enthousiasmant. C’est le cas de Chris King un fervent admirateur de la série Mega Man depuis toujours. Jugeant que Capcom n’a pas satisfait l’appétit des admirateurs de la licence au petit robot bleu, ce dernier se met alors au défi de proposer aux fans, l’épisode qu’ils attendaient. Après une campagne Kickstarter couronnée de succès, le projet démarré en 2013 a abouti à une sortie sur Steam en Août 2017. Sobrement intitulé 20XX (prononcé “twenty Ex-Ex”), le soft arrive enfin sur le marché consoles cet été. Verdict : Ambition prétentieuse ? Hommage flemmard ? Copié-collé irréfléchi ? Trop de questions et le test n’a même pas commencé, hâtons nous, j’ai hâte de savoir !

fiche 20XX

Quand les citoyens sont en danger…un héros regarde la scène bien tranquillement…

Un androïde, quand t’en vois un, tu les as tous vus !

20XX est un Rogue-Like mêlant action et plate-formes dans un univers futuriste apocalyptique peuplé d’androïdes et autres créations robotiques énervées. Le jeu met en scène deux cyborgs Nina et Ace, créés par un duo de savants un peu dérangés, afin de les servir et accessoirement envoyés en mission mettre leurs autres créations détraquées hors d’état de nuire.

Vous devrez traverser une succession de 9 niveaux truffés de pièges et d’ennemis redoutables en tirant sur tout ce qui bouge tout en esquivant les projectiles et en sautant de plates-formes en plates-formes. Chaque niveau se terminant pas l’affrontement d’un Boss qui vous confiera une nouvelle capacité en cas de victoire. Du classique en somme, mais destiné à un public friand et averti.

Le “scénario” et la définition du gameplay vous semblent familiers ? C’est normal et c’est loin d’être terminé !

20XX screen 2Dès le pitch initial, impossible de ne pas penser à la mascotte bleue de Capcom, et ce ne sont pas la cinématique d’introduction et ses références marquées à la limite de la parodie qui vous feront changer d’avis. Les graphistes et animateurs ont été jusqu’à reprendre des plans de caméra célèbres comme le travelling remontant l’immeuble dans l’écran titre de Mega Man 2, par exemple. Le titre fourmille de nombreux détails prêtant à sourire, même en ne connaissant que très peu l’oeuvre originale. Les quelques dialogues font circuler des petits jeux de mots (en V.O) très sympathiques et les rares cinématiques animées accentuent le côté décalé de l’ensemble : à la fois moqueur mais respectueux. Le chara-design fait lui aussi écho à cette bipolarité de ton. Clairement inspirés de ces licences, les personnages sont une véritable caricature ambulante des créations de Capcom, réalisée de façon irrévérencieuse sans pour autant rentrer de le guignolesque lourdingue. Loin d’être un défaut, le design de personnages est une force tant il est cohérent avec le reste de la démarche. Les protagonistes sont identifiables facilement et on comprend aisément ce à quoi le studio fait référence.

20XX Screen8

Un petit air de famille ?

Les deux héros disponibles dès le début de l’aventure partagent la même palette de mouvements, comme le saut, le coup chargé, les wall-jump, etc…ils possèdent cependant chacun leur propre arme principale, apportant deux facettes bien distinctes du même jeu et qui oblige le joueur à envisager les phases d’action sous une optique différente. Ainsi, Nina, en bleu, dispose d’un blaster classique favorisant les combats à distances, quant à Ace, en rouge, opte pour une approche bien plus nerveuse au corps à corps avec un sabre laser. Le bleu et le rouge font ici référence au binôme composé respectivement de Mega Man et de Zero, l’épéiste, un énième rappel si vous n’aviez pas encore compris le principe. Quoi qu’il en soit, la maniabilité exemplaire qui caractérise nos héros rend les phases de plates-formes très agréables et assez instinctives. La possibilité de réaliser des “Dash” pour accélérer sa vitesse et prolonger ses sauts confère une grande souplesse non négligeable, il faudra tout de même quelques parties afin de comprendre toutes les possibilités qu’offre les contrôles.

 

Du Pixel jusqu’aux oreilles

D’un point de vue visuel, 20XX fait exactement ce que l’on attend de lui. Il cerne avec précision l’intérêt de ces jeux “rétros”, sans tomber dans le pixel-art permanent. La fluidité des déplacements est très agréable à observer, et malgré une présence ennemie importante, les parties sont toujours parfaitement lisibles. On note toutefois quelques très rares ralentissement lors de la destruction de boss gigantesques, mais rien qui ne vienne vraiment gâcher le plaisir. 20XX Screen plateformeLes décors quant à eux sont relativement vides et offrent peu de spectacle, le tout est propre mais manque un peu de vie et d’originalité. Les anciens retrouveront toutefois cet aspect de jeu SNES parfaitement conservé et amélioré et les nouveaux venus découvriront un titre qui fleure bon le vieux pixel, aussi bien graphiquement que musicalement. L’ambiance sonore est totalement réussie et confère les mêmes sensations épiques que les pointures du genre. Les morceaux électro-rock biens pêchus lient la mayonnaise avec classe et remplissent pleinement leur rôle de booster de motivation. Dans l’environnement hostile qui vous attend, vous allez en avoir besoin !

 

Aïe, Robot !

L’étiquette et l’emballage ne trompent pas sur la marchandise, le titre hurle sans cesse qu’il nous apporte les mêmes sensations qu’un MegaMan-like. L’essentiel est désormais de savoir si le gameplay répond lui aussi à ces prérogatives. Trêve de suspense, 20XX est à s’y méprendre le fils inavoué de Capcom. Le studio et son créateur ont parfaitement compris l’ADN de la saga dont ils s’inspirent, et ils se payent le luxe de le faire à leur sauce.

Comme nous l’évoquions en début de test, nous ne sommes pas seulement en face d’un jeu d’action/plates-formes classique de type “Jump & Gun”, nous sommes aussi et surtout en présence d’un Rogue-like. Cela signifie que tous les niveaux sont générés aléatoirement, confectionnés avec des schémas et motifs préétablis, mais dont l’ordre et l’emplacement changera à chaque essai.

Choisissez votre itinéraire en fonction des Boss.

Choisissez votre itinéraire.

L’objectif de l’aventure est de détruire le boss de chacun des 10 niveaux pour éliminer la menace et retrouver la liberté, le tout en un seul essai. Un challenge ardu et infranchissable au premier abord, heureusement, vous trouverez sur votre chemin des collectibles que vous pourrez échanger contre des améliorations permanentes à la base avant de repartir au casse-pipe. D’autres Power-ups et équipements sont disséminés au hasard des niveaux dans des coffres ou magasins en dépensant de précieux boulons récupérés sur les corps de vos ennemis. Hélas, ces items sont éphémères, si votre énergie tombe à zéro, tout sera perdu et il vous faudra recommencer le premier niveau nu comme un ver ou presque.

20XX : Un “héritage” trop lourd ?

La comparaison avec Rogue Legacy, célèbre représentant du genre Rogue-like, est évidente et tout à fait élogieuse. Bien que moins difficile que son modèle, il y est impossible d’apprendre par cœur les niveaux qui changent en permanence. La clef du succès réside dans vos échecs et sur les enseignements que vous en avez tiré. Patience et abnégation sont de rigueur si vous souhaitez en voir le bout. On pourrait également faire très facilement un parallèle avec les jeux Dark Souls sur cet aspect : dans ces trois titres vous mourrez, encore, encore et encore, chaque fois en perdant une partie de vos gains. Il en émane une difficulté importante qui fait partie du jeu et qu’il faut accepter afin de réellement en profiter.

L’autre point commun entre ces trois œuvres est la cohérence venant expliquer cette répétitivité. Pour Rogue Legacy, ce sont vos descendants qui prennent successivement le relais pour finir votre quête. Dans Dark Souls, c’est une malédiction qui condamne votre personnage à devenir un mort-vivant et à passer l’arme à gauche pendant toute l’éternité. Quant à 20XX, vous y incarnez un robot en phase de test, à chaque échec vous êtes remplacé par votre copie, un prototype chaque fois amélioré. En conséquence, pas de quoi s’apitoyer après un échec cuisant, c’est normal après tout, vous êtes en cours d’amélioration !

Soyons clair, vous ragerez quand même après une énième mort stupide, mais intégrer cette notion d’apprentissage par l’échec donnera un sens à votre colère qui sera plus facile à gérer.

20XX Screen blue

Opter pour un modèle comme le Rogue-like semblait inadéquat pour une suite spirituelle de Mega-Man, mais en réalité, cela tient du génie ! Cette orientation correspond plutôt bien avec le modèle dont il s’inspire, de par la difficulté inouïe que ces jeux peuvent représenter. Les anciens Mega-Man sont en effet réputés pour être particulièrement ardus, en rendant normal le fait de repartir à zéro en cas de défaite, les développeurs ont su trouver une manière saine et moderne de nous apprendre à dompter cette difficulté proche de l’original, et ça c’est bien joué. On a réellement l’impression d’avoir affaire à un nouvel épisode de Mega-Man. Là où 20XX se veut encore plus malin, c’est également dans sa progression.

Pour rappel, dès le premier Mega-Man, les joueurs pouvaient choisir l’ordre dans lequel effectuer les niveaux. Ici, même rengaine, une fois une zone terminée, vous pourrez choisir parmi 3 embranchement possible. Pour rester en terrain connu, on retrouve encore une nouvelle fois les armes secondaires laissées par les boss vaincus. L’ordre dans lequel vous choisirez d’affronter ces affreux sbires robotiques revêt une importance capitale, ces nouveaux objets peuvent être un atout de poids dans certaines zones visitées. Certains boss sont plus ou moins sensibles aux armes des uns et des autres. Plusieurs essais seront donc nécessaires afin de trouver l’itinéraire le plus convenable. Ajoutons à cela le fait qu’à chaque niveau complété, la puissance générale des boss évolue, et leurs arènes sont mieux gardées au fil de votre évolution, il faudra donc en tenir compte. Il sera peut-être préférable, d’affronter en priorité les adversaires les plus coriaces avant qu’ils ne montent en puissance, ou bien choisir la prudence et d’affronter les plus faciles en premier pour cumuler le plus d’équipement avant l’escarmouche redouté. 20XX sait jongler entre le Megaman-like et le Rogue-like avec beaucoup de subtilité et c’est pour cela que ça marche. La prudence est vitale dans un Rogue-Like, cependant le jeu valorise simultanément les joueurs les plus vifs : en terminant un niveau avant la fin d’un temps imparti, vous serez récompensé par un coffre contenant de précieuses aides. De cette façon, 20XX ne dénature pas ce gameplay très dynamique que les fans apprécient tant, taillé pour le speedrun, et apporte même sa pierre à l’édifice en l’adaptant à un genre différent.

20XX Screen effects

Imité mais pas Limité

Nous venons de le voir, le bébé de Chris King, reprend à son compte de nombreux schémas repris du Robot fétiche de Capcom. A première vue, les idées fonctionnent très bien, mais qu’en est-il de son contenu ? Si la quête principale peut-être bouclée entre 4 et 8 heures, en fonction de votre acharnement, il y a heureusement plusieurs à-côtés à se mettre sous la dent. Entre le choix d’une difficulté plus accrue (sans amélioration permanentes), les défis quotidiens et hebdomadaires en Normal ou Hardcore, le mode Boss Rush, il y a de quoi faire et nous n’avons pas encore parlé du mode multijoueurs.

20XX Screen MultiplayerComment ne pas trouver l’idée merveilleuse ? 20XX propose un mode co-op locale ou en ligne, avec un ami ou inconnu. Cette dernière fonctionnalité présente un intérêt certain lorsque vous débutez, vu la difficulté du titre, coopérer avec un joueur plus expérimenté vous montrera quelques ficelles bien utiles et donnera à votre partie encore plus de rythme. On notera la présence d’une petite interface pour communiquer par émoticônes, rudimentaire mais utile pour indiquer la présence de cachettes et autres stocks de vie. Le mode multi local promet également de grands moments fraternels, ou d’énormes engueulades selon le cas. Car il faut en parler, bien qu’assez complet et généreux, le solo très répétitif risque de devenir lassant à la longue, heureusement que le multijoueur apporte sa bouffée d’air frais.

Le titre fait cependant moult efforts sur son contenu, rien qu’au niveau du nombre d’objets à récupérer. Sans compter l’équipement type armure/casque le titre dénombre un total de 75 power-ups différents (double saut, meilleur attaque, tirs traversant les murs, etc…) à l’heure où j’écris ces lignes, je n’en ai découvert qu’une vingtaine après 10 heures de jeu assez intenses. Il y a donc toujours quelque chose de nouveau à découvrir. 

20XX Screen12

Après avoir maîtrisé le titre, vous pouvez également personnaliser les parties aléatoires à loisir en choisissant de corser l’affaire, à vous les niveaux infinis ou les niveaux sans objets de soins. La seule limite est votre propre résistance mentale. Si avec tout ça si vous ne devenez pas masochiste…

Une conclusion qui resserre la vis.

Que vous l’attendiez comme le messie ou simplement friand de jeux indés, sympa et addictif en solo comme à deux, 20XX remplit brillamment son cahier des charges. Ce petit studio Amériain, a réussi là où Mighty N°9 a échoué : proposer une véritable suite spirituelle digne du célèbre Mega-Man. Rien que ça, c’est déjà fou. Mieux que ça, après un certain nombre d’heures, on fini par totalement oublier qu’il ne s’agit pas d’un épisode de la licence et on se laisse emporter. Nous avons affaire à une petite leçon de gamedesign dans lequel chaque choix effectué par l’équipe de développement s’avère parfaitement cohérent est bien intégré. Il parlera sans doute moins aux joueurs allergiques aux Rogue-Like ou ceux qui ne sont pas familiers avec Mega-Man, mais il reste une excellente initiation aux deux tant il se trouve équilibré. Qui plus est, le choix du rogue-like se révèle comme une évidence, Capcom aurait dû explorer cette voie pour renouveler sa série.  20XX est à Mega-Man ce que Sonic Mania est à Sonic the Hedgehog : un projet fou d’un fan parti pour redonner ses lettres de noblesse à son jeu favori. La démarche seule est à saluer, mais avec un tel panache, le résultat impose le respect. La seule chose qui manque ? La licence de Capcom. Rien d’autre.

Si vous souhaitez patienter avant de tâter le futur Mega Man XI, disponible ici, foncez sur 20XX

Points FortsPoints faibles
Les mêmes sensations qu'un Mega ManLe solo assez répétitif
Un Rogue-like addictifLa difficulté peut rebuter certains joueurs
Le Gameplay nerveux et facile à prendre en mainLes décors assez pauvres
Un challenge bien relevéDes temps de chargements un peu longuets
Le multijoueur simple mais bien fichu
L'ambiance sonore impeccable

L’info Bonus

Saviez vous que le titre 20XX n’est pas dû au hasard ? Il fait directement référence au premier Mega-Man dont l’histoire se déroule en l’an 20XX, une date volontairement floue voulant souligner le caractère futuriste du jeu.

Mais ce n’est pas tout, 20XX est également un Meme récent très connu par les fans de Super Smash Bros. Son origine remonte à un tournoi officiel sur l’épisode Melee sorti sur gamecube. Les familiers de la scène e-sport de cet épisode le savent déjà, mais les finales se ressemblent souvent beaucoup : De nombreux joueurs choisissent le personnage de Fox pour son moveset particulier à la limite du Tool Assisted Speedrun. On assiste alors très souvent à un duel de Fox, s’affrontant sur le terrain “Destination Finale”, en désactivant l’apparition d’objets. La fameuse règle “Final destination, no objects with Fox Only” souvent moquée.

20XX MEME

En 2014, l’un des commentateurs rentre alors dans une euphorie totale en imaginant une suite à ce smash Bros Melee. “The year is 20XX…Everyone plays Fox”, décrivant dans son délire une intrigue se déroulant dans un monde apocalyptique peuplé uniquement de clones de Fox qui doivent s’affronter. Ce Meme est aujourd’hui résumé par le terme “20XX” titre retenu de ce jeu imaginaire.

Parfaitement conscient de l’existence de ce Meme dans la communauté des gamers, l’équipe de Chris King a dissimulé un petit easter egg en son honneur. Pour rajouter du piment en boss rush ou en mode libre, vous pouvez choisir l’option Destination Finale décrite très simplement : “No items, Fox Only”. Bon, le “Fox Only” est là pour compléter la blague. Il s’agit juste d’un mode sans objets à ramasser, donc clairement adressé aux joueurs hardcores. Petits coquins de développeurs !

20XX Screen9

 

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Pargonis

Tombé dans le jeu vidéo depuis tout petit, j'ai connu Kirby avant qu'il ne devienne rose, une époque ou Sonic ne savait pas encore parler et où les micro-ordinateurs étaient les consoles de jeu du futur. Grand fan de Nintendo à la base, mais joueur acharné sur tous les supports possibles, j'offre ma plume au service de l'art vidéoludique sous toutes ses formes. J'aime analyser, spéculer, rager, écrire tout un tas de choses et partager ma passion à chaque occasion. Parfois ronchon et de mauvaise foi in-game mais souvent grozours à l'écrit.

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