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Legend of keepers – Un monstrueux coup de Maître

Après un prologue très convaincant que nous avions eu le plaisir d’essayer lors de le Paris Games Week, Legend of Keepers, dernier jeu des Français de Goblinz Studio, est désormais disponible en accès anticipé sur PC. L’heure est venue pour nous de reprendre du service en tant que patron des forces du mal.

 

Appelez-moi Maître

Ce job c’est ma chance. Dès le début de ma carrière, je savais que je n’étais pas comme les autres monstres. J’étais plus effrayante, plus malfaisante, et ma magie semait la confusion chez mes camarades. Je suis une dryade enchanteresse et désormais, vous pouvez m’appeler… Maître. Cette entreprise de donjons est la mienne, mon rôle est d’empêcher les prétendus “héros” de s’emparer de notre trésor. Je vous promets du sang, des larmes, ainsi que des espèces sonnantes et trébuchantes. Pour cela, je recruterai les monstres les plus féroces, poserai les pièges les plus fourbes et jetterai les sorts les plus destructeurs. Je serais toute fois magnanime et laisserai à nos héros deux options : la fuite… Ou la mort.

Comme nous l’avions écrit lors de notre preview, Legend of Keepers vous place dans la peau du Maître, une sinistre créature récemment promue à la tête d’une entreprise de donjons maléfiques. Votre but est de défendre ces lieux de cauchemars contre les attaques incessantes des héros durant deux années consécutives. Pour parvenir à vos fins, il faudra à la fois faire preuve de tactique lors des phases de combat mais également vous montrer fin gestionnaire le reste du temps.

Chaque semaine, le jeu vous propose plusieurs actions de manière aléatoire. Vous pouvez, par exemple, aller voir le marchand pour lui acheter des monstres, envoyer l’un de vos employés piller un village ou encore entraîner vos troupes pour les faire monter en niveau. Si aucune de ces actions ne vous convient, faites confiance à la chance et tirez une carte événement. Qui sait ? Peut-être aurez-vous la chance de trouver le sceptre d’un vieux magicien, ou capturer un aventurier imprudent? A moins qu’une bagarre éclate entre vos employés ou que l’un de vos pièges ne casse malencontreusement. A vous d’assumer les conséquences, tout en faisant attention à vos ressources de sang, de larmes et d’or.

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Chaque semaine, plusieurs choix s’offrent à vous.

 

Grand donjon, 5 pièces, pièges équipés, vue sur l’enfer

Vient ensuite le moment de la bataille. Lors d’un raid de héros sur vos donjons, l’interface du jeu change et prend des allures de Darkest dungeon. Chaque donjon se divise en plusieurs pièces dont chacune possède des spécificités. Certaines abritent des monstres, d’autres sont remplies de pièges et un troisième type de pièce est réservé à un sort dévastateur lancé par le Maître. Dans l’ultime pièce du donjon se terre le Maître, prêt à défendre le trésor en dernier recours.

Avant chaque bataille, c’est à vous de placer les montres et les pièges le plus efficacement possible. Il faudra alors bien étudier les forces et faiblesses élémentaires de chaque créature mais aussi les effets de pièges aussi bien sur les ennemis (dégâts, malus) que sur vos troupes (bonus d’attaque). Une fois la bataille lancée, vous ne pourrez plus changer cette disposition mais vous pourrez contrôler vos monstres. En face, les héros possèdent une barre de point de vie et une barre de moral. Réduisez l’une des deux à zéro, et vous verrez l’ennemi périr ou s’enfuir. Et sincèrement, voir un barbare hurler et prendre le poudre d’escampette procure toujours un immense plaisir.

A la fin de la bataille, les héros effrayés vous rapporteront des larmes, et ceux que vous aurez tué vous permettront de récolter du sang. Grâce à ces butins, vous pourrez alors à nouveau recruter d’autres monstres, entraîner votre armée, ou même améliorer votre maître selon les événements proposés. En fonction du lieu de la bataille, d’autres éléments entreront en jeu. Il sera par exemple possible de faire tomber des stalactites dans des cavernes de glace pour affaiblir les ennemis.

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En fonction de la position de vos montres, les effets de leur sort varient.

 

Maître(s)-étalon

L’autre élément crucial dans ces phases de bataille est le choix du maître en début de partie. Dans cet accès anticipé deux d’entre eux sont pour le moment disponibles : le centaure esclavagiste et la dryade enchanteresse.

“L’esclavagiste est plus facile d’accès pour les débutants, avec un gameplay basé sur les monstres, et sur les bonus de ses monstres conférés par les pièges. Il est aussi plus facile d’effrayer les héros en jouant avec lui. L’enchanteresse joue avant tout sur la magie et les sorts de salle. Elle est moins puissante, plus difficile à maîtriser mais peut se révéler redoutable une fois bien maîtrisée. Dans quelques mois, l’ingénieure fera son apparition avec une tactique basée sur les pièges. Jouer avec elle devrait demander encore plus de planification au joueur” nous révèle Johann Verbroucht, développeur sur le jeu et directeur de Goblinz Studio.

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Trois maîtres, trois ambiances

Plusieurs stratégies s’offrent donc à vous à chaque combat, qui malgré tous ces éléments tactiques, restent toujours rapides et nerveux. Pour varier encore un peu plus les parties, les monstres et pièges de base à votre disposition diffèrent également selon votre Maître. Si vous êtes défait à l’issue du donjon, vous êtes licencié et vous perdez la partie. Tout n’est cependant pas perdu car les batailles gagnées vous confèrent de l’expérience et vous pourrez, à chaque début de partie attribuer de nouveaux points de compétences à votre maître pour améliorer ses capacités.

 

Ressources inhumaines

Le jeu allie donc de manière assez organique des phases de combat très tactiques à la difficulté progressive avec un aspect gestion plus fin qu’il n y parait.

“Certains événements qui paraissent anodins peuvent avoir des conséquences bien plus tardivement dans le jeu, il faut donc bien faire attention aux décisions que l’on prend. De la même manière, selon votre Maître, la gestion des ressources peut différer. Enfin, il faut aussi prendre en compte la motivation de vos employés. A chaque fois que les monstres meurent, ils perdent des points de motivation. Si la motivation arrive à zéro, le monstre part en burn out et devient indisponible pendant plusieurs semaines”, explique Johann.

Pour garder vos troupes motivées, il faudra donc organiser des séminaires, aller chez le psychologue ou simplement les laisser au repos le temps d’une bataille.

Facile d’apprentissage, difficile à maîtriser. C’est un peu le credo de ce Legend of Keepers, très riche en contenu malgré son statut de jeu en accès anticipé. Si le jeu n’est pas très long (comptez 3 à 4 heures pour une run complète), l’intérêt du jeu réside dans son aspect rogue lite et ses différents maîtres qui font qu’aucune partie ne ressemble véritablement à une autre.

Les joueurs les plus avides de contenu peuvent même paramétrer leur partie dans un mode personnalisé pour augmenter ou baisser la puissance des héros ou la vie de votre maître. Les développeurs ont même poussé le vice en établissant un système d’équilibrage qui va progressivement modifier les forces en présence. Autre ajout sympathique, un mode twitch où vous pouvez attribuer automatiquement aux monstres les noms de vos viewers.

 

Un pixel art effrayant de beauté

Le dernier point sur lequel le jeu brille est sa direction artistique. Les monstres, empruntés à l’heroic fantasy ou à différentes mythologies, sont à la fois effrayants et attachants. Chacun possède sa propre identité avec des animations très détaillées, des sorts spectaculaires et une mort finement mise en scène. Au bout de quelques batailles, on s’attache à ces petites créatures malfaisantes et c’est sans regrets que l’on pourfend les gentils héros avec leur aide. Ces derniers, volontairement moins badass que vos recrues, bénéficient tout de même de magies du plus bel effet.

Du coté des décors, là aussi on ne peut que saluer le travail de Goblinz Studio. Chaque pièce fourmille de petits détails, formant un véritable tableau à part entière. Mention spéciale au donjon des ruines aztèques, tout aussi évocateur qu’inattendu. Cerise sur le gâteau, certaines parties du décor réagissent en fonction des attaques des héros et des monstres.

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Les ruines aztèques apportent une touche exotique à vos donjons.

Vous l’aurez compris, Legend of Keepers est d’ores et déjà un monstrueux coup de Maître et une excellente simulation de Dungeon Master. Grâce à sa direction artistique et son humour décalé, le titre du studio français met le joueur à l’aise avant de proposer un système de jeu de plus en plus complexe sans jamais le submerger. L’équilibre gestion/combat est bien pensé et les parties s’enchaînent facilement. En attendant la version finale du jeu, seule l’absence d’un mode campagne avec un scénario plus poussé manque un peu à l’appel, mais c’est un bien maigre défaut tant Legend of Keepers est addictif et unique par son ambiance. Le jeu devrait sans aucun doute plaire à tous les amateurs de jeu rogue lite un peu tactique, dans la veine d’un Darkest dungeon ou Slay The Spire.

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