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DARK DEVOTION - TEST - PC

Dark Devotion – Un Souls-like de bonne foi ?

Petite pépite “indé” qui semblait briller au milieu des stands de la PGW 2018, Dark Devotion avait résonné en nous. En très peu de temps, le titre nous avait captivé et avait prouvé une nouvelle fois que la scène française avait une présence particulière dans le paysage vidéoludique. Le jeu se présentait alors comme un Souls-like 2D honnête et assumé, criant son amour pour le pixel Art et le gothique. Un écrin brut, pour un jeu dont la difficulté l’était déjà tout autant. Cet avant-goût qui nous avait été servi était-il représentatif de la version finale de Dark Devotion ?

Avant toute chose, il nous faut être aussi honnête que la démarche des développeurs : Cet article n’a pas pour but de déterminer si Dark Devotion est bon ou pas, mais plutôt, de vous faire comprendre à quel point il l’est. Le parti pris du titre tient en deux mots : Souls Like. En effet, l’équipe française d’Hibernian Workshop clame depuis le début avoir puisé une partie de leur inspiration auprès de la saga Dark Souls, de FromSowftware. Une série qu’ils apprécient énormément et qui les a poussés à développer leur propre vision de son concept. Celui d’un jeu difficile, nécessitant d’impliquer le joueur dans un processus d’apprentissage, mettant l’accent sur une jouabilité exigeante, le tout imprégné d’une narration diffuse, impalpable et particulièrement efficace. Tous ces éléments sont réussis sans la moindre exception dans Dark Devotion, et le titre se hisse fièrement parmi les meilleurs de sa catégorie.

Mais regardons tout cela en détail, voulez-vous ?

 

Une ambiance Sordide et Fascinante “à la foi”

DARK DEVOTION - TEST 1Dark Devotion, nous propulse dans un univers médiéval dans la représentation la plus fidèle que nous nous faisons de cette époque. Un monde froid, dangereux et implacable, baigné dans des croyances parfois macabres, comme un écho à la noirceur de cette période. Dark Devotion nous parle de religion, de violence et d’obscurantisme. Un groupe de templiers avance de ville en ville, leurs terribles actes au nom de leur culte glacent le sang autant qu’ils le répandent. Leur ferveur ne laisse aucune place pour la pitié ou la morale et ceux qui s’y opposent sont décimés sans sommation.

Dans un contexte semblable à l’inquisition chrétienne, nous incarnons une Templière recueillie par l’ordre dès son plus jeune âge qui se retrouve avec d’autres de ses semblables, piégée dans un temple sacré qui mettra sa dévotion à rude épreuve. On ne sait pas grand chose de ce lieu, et les informations glanées au fil de la progression ne permettent guère d’avoir une définition précise. Le bastion recueille les membres de la croisade, des corps de prisonniers jonchent le sol de certaines pièces. Est-ce un purgatoire pour expier de ses pêchés, une épreuve divine destinée à tester sa ferveur ? Peut-être les deux, ou rien de tout cela. La seule chose que nous savons c’est que des créatures hostiles hantent les lieux et que la mort ne vous délivre pas.

 

Pop-hub

 

L’éternel recommencement

Dark Devotion empreinte aussi bien les codes du Rogue-like et des Souls-like. En effet, votre personnage est condamné à mourir éternellement, tant que vous n’avez pas trouvé une sortie à ce calvaire, si tant est qu’elle existe. Chaque fois que votre personnage mourra, vous reviendrez à l’entrée du donjon, dépouillé de toutes vos trouvailles. Contrairement à un rogue-like en revanche, les niveaux ne sont pas procéduraux, ils ne sont pas générés aléatoirement à chaque nouvelle tentative. Ne croyez pas que la progression sera plus facile pour autant ! Les développeurs veulent vous perdre et ne veulent rien laisser au hasard pour arriver à leurs fins.

 

DARK DEVOTION - TEST- 4

 

Ça va être tout noir !

Les lieux sont immenses et truffés de pièges, l’incapacité de pouvoir sauter vous contraint à ne jamais pouvoir rebrousser chemin, sauf en perdant la vie… Le level-design classique mais bien pensé s’accompagne d’une obscurité quasi permanente qui oblige à avancer avec prudence. On pourrait la qualifier de cache misère qui gonfle artificiellement la difficulté. C’est un peu vrai : sans cette noirceur, la présence des pièges et des ennemis serait trop flagrante et le jeu serait plus facile. On peut d’ailleurs pester sur les quelques “saut de la foi” qu’il faudra parfois réaliser, au risque de mourir dans un piège vicieux. Mais la pénombre véhicule aussi un véritable sentiment d’oppression, voire de claustrophobie. La noirceur des environnements peut également être perçue comme une métaphore de la quête vers la liberté. Perdu au milieu du labyrinthe de notre esprit, nous cherchons la lumière au bout du tunnel symbolisant la vérité.

 Hache

 

Presque aveugle, mais pas sourd !

Quoi qu’il en soit, le joueur s’habitue à l’obscurité, il apprend à s’en accommoder, à reconnaître les ennemis et les pièges à l’oreille. Le sound-design est, de son côté tout à fait exemplaire. Si les musiques demeurent assez oubliables dans l’ensemble, elles posent avec simplicité l’ambiance lourde du titre, quant aux bruitages, ils permettent véritablement de deviner certaines distances. Chaque élément imbriqué l’un dans l’autre forme un tout parfaitement cohérent, chaque élément, même superflu au premier abord, a du sens. C’est à ça que l’on reconnait l’excellent travail de cette petite équipe.

 

A vaincre sans péril…

DARK DEVOTION - TEST - 2Si les niveaux ne sont pas générés de manière procédurale, une part de hasard persiste : les contenus des coffres et objets lâchés par les ennemis peuvent différer d’une partie à l’autre et la progression étant très labyrinthique, chaque tentative dispose toujours de son lot de surprises. Les stigmates du rogue-like sont donc bien présentes. A chaque retour à la base (après une mort violente en règle générale), il est possible de faire forger des armes en fonction de vos découvertes précédentes mais aussi de dépenser des points d’expériences afin de débloquer de nombreuses compétences bien pratiques. Vous disposerez également de points de foi, que vous pourrez dépenser en cours de run, pour vous soigner, guérir de maladies ou obtenir diverses bénédictions. Le jeu récompense astucieusement la persévérance (ou la dévotion ?) et procure une sensation très agréable de progression. Lente, certes, mais gratifiante, au même titre que le progrès du joueur dans le maniement des armes.

 

…on triomphe sans rage ?

En effet, les combats ont une place centrale dans Dark Devotion. Notre personnage dispose d’un panel de mouvements très classique (coup, parade, esquive) dont l’utilisation dépense une partie de votre endurance. De la même façon qu’un Dark Souls, il ne faudra pas aller tête baissée au combat, chaque action doit être soigneusement mesurée et anticiper les patterns de son adversaire doit devenir une seconde nature. Le gameplay doit être dompté, mais les mouvements de notre héroïne sont suffisamment bien retranscrits pour apprendre à jouer “au feeling”. Qui plus est, les nombreuses armes, magies ou boucliers proposés procurent des sensations de jeu différentes, il est donc possible de développer son propre style, de trouver la configuration dans laquelle on se sent à l’aise, voire d’adapter son équipement en fonction des adversaires. Les combats se veulent de plus en plus épiques, en particuliers face à des boss redoutables jouissant d’une mise en scène visuelle et musicale très réussie à chaque fois.

 

DARK DEVOTION - TEST - 5

 

Une dévotion justement récompensée ?

Dark Devotion est un parfait exemple de Souls-Like bien pensé, qui se paye parfois le luxe de dépasser son modèle en terme d’équilibre. Le titre est difficile, mais il n’est jamais injuste. Il récompensera chaque tentative, aussi courte soit elle, à sa juste valeur. Les sensations de jeu lors des combats sont si confortables derrière leur rigidité, que l’on s’améliore sans s’en rendre compte. On ressent cette montée en puissance, ce gain d’expérience, au sens propre comme au figuré et c’est très satisfaisant. La frustration est parfois là – la défaite est une chose désagréable, c’est un fait – mais la rage, jamais, même quand on bloque devant un boss trop fort pour nous. Les jeux qui vous font vivre un tel enfer habituellement, peuvent présenter un risque de lassitude et d’agacement. Pas Dark Devotion. Au contraire, il possède un véritable goût de “reviens-y”, un appel à la persévérance, voire à l’abnégation presque hypnotique. Un jeu diablement amusant servi dans un bel écrin : le travail de pixel-art remarquable et les animations 2D irréprochables parviendront même à parer les attaques des joueurs les plus réfractaires au genre. Comme si Dark Devotion avait lui même appris nos patterns… Puisse la lumière nous venir en aide…!

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Pargonis

Tombé dans le jeu vidéo depuis tout petit, j'ai connu Kirby avant qu'il ne devienne rose, une époque ou Sonic ne savait pas encore parler et où les micro-ordinateurs étaient les consoles de jeu du futur. Grand fan de Nintendo à la base, mais joueur acharné sur tous les supports possibles, j'offre ma plume au service de l'art vidéoludique sous toutes ses formes. J'aime analyser, spéculer, rager, écrire tout un tas de choses et partager ma passion à chaque occasion. Parfois ronchon et de mauvaise foi in-game mais souvent grozours à l'écrit.

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