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Affiche principale de la série Resident Evil

Netflix annonce la diffusion de sa série Resident Evil pour cet été

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Le 14 mars dernier, Netflix a dévoilé son prochain rendez-vous avec la population vidéoludique, pour un lancement de la série Resident Evil en prises de vues réelles. Avec trois affiches aux couleurs intenses, la plateforme annonce le 14 juillet comme date de diffusion des premiers épisodes, tout en apportant un commentaire à peine remarquable, mais qui a son importance : le Mal a évolué.

 

La famille à l’origine du mal

L’intrigue de cette nouvelle production tient pour le moment en quelques lignes, mettant en scène les secrets de la famille Wesker :

2038 – 16 ans après qu’un virus mortel ait provoqué une apocalypse mondiale, Jade Wesker se bat pour sa survie dans un monde envahi par des créatures folles et infectées, assoiffées de sang. Dans ce carnage absolu, Jade est hantée par son passé à New Raccoon City, par les liens inquiétants de son père avec la Umbrella Corporation, mais surtout par ce qui est arrivé à sa sœur, Billie.

Billie et Jade Wesker, deux personnages inexistants jusque-là, figureront comme les deux héroïnes de la série, adoptées par Albert Wesker et embauchées par l’entreprise Umbrella à des hauts postes. La plateforme Netflix informe également que la production comportera huit épisodes d’environ une heure, dont la narration sera découpée en deux temporalités différentes, à grands renforts de flashbacks visant à explorer davantage les origines de ce mal. Ce sera aussi l’occasion de découvrir les ravages des expériences d’Umbrella Corporation, laissant la Terre occupée par près de 6 milliards de mutants zombiesques, pour une petite quinzaine de millions d’humains.

Albert Wesker, personnage machiavélique emblématique qui trônait déjà dans le tout premier opus vidéoludique comme un traitre sans empathie, figurera comme un personnage important et que l’on sera certainement amené à découvrir autrement. On présage, à première vue, une rédemption du personnage d’Albert Wesker suivant un schéma assez classique des scénarios mettant en scène une famille, ses filles l’amenant probablement à saisir les erreurs qui ont été commises derrière les recherches d’Umbrella Corporation.

Affiche d'Umbrella Corporation avec sous-titre : Our business is Life itself

 

Communications éclairs en demi-teinte

L’art de marcher sur des œufs

Tout au long de l’année 2021, la plateforme Netflix a parsemé plusieurs éléments timides qui ne disent finalement pas grand-chose du rendu final, mais qui ont eu l’effet de créer un petit engouement autour du projet.

Le 11 juin, au travers d’un tweet, les acteurs principaux ont été présentés au grand public et, le 3 décembre, un cerbère, c’est-à-dire un chien zombie, a fait une apparition éclair en une dizaine de secondes. Cette fois, les affiches informent clairement sur la date de sortie, présentant également une identité graphique plutôt éloignée des habituels tons sombres des films de Paul W. S. Anderson ou de Johannes Roberts.

 

La communication autour du projet est assez régulière pour envisager de Netflix des ambitions sérieuses. Mais la pudeur de ses révélations laisse entrevoir une crainte de l’appropriation des fans de la licence, pouvant mener le public à condamner la série avant son lancement. Dans une approche très prudente donc, Netflix mène une campagne médiatique légère, aussi minimaliste que ses affiches.

Il faut dire que la dernière tentative cinématographique a été un échec cuisant, Resident Evil : Bienvenue à Raccoon City sortie le 25 novembre 2021 ayant généré près de 32 millions de dollars, pour un budget de 40 millions. Infinite Darkness, production anime de Netflix, a quant à elle rassemblé des retours mitigés, menant le géant du streaming à garder le silence sur une éventuelle saison 2 (probablement avortée).

Communication discrète d'une scène de tournage de Resident Evil, avec apparition de voitures d'Umbrella Corporation

Communication discrète d’une scène de tournage de la série Resident Evil, avec apparition de voitures d’Umbrella Corporation

 

Netflix met les moyens dans l’équipe

L’équipe engagée dans ce projet est extrêmement diverse et nombreuse. On ne compte pas moins de neuf écrivains pour la première saison, par exemple Andrew Dabb (Supernatural) ou Kerry Williamson (Battlestar Galactica). Pour le meilleur ou pour le pire, c’est aussi la société de production Constantin Films qui a été engagé pour collaborer avec Netflix. Les projets de Constantin Films présentent autant à boire qu’à manger, ayant été à l’origine du très classique Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud, du Parfum de Tom Tykwer ou du Silence de John R. Leonetti. Mais il est aussi responsable de réussites plus discutables comme Les quatre fantastiques de Josh Trank ou Tarzan de Reinhard Klooss.

Son implication pour la série Resident Evil n’est cependant pas inattendue. La société a mené la production de tous les films de la licence auprès de Paul W. S. Anderson dans les années 2000. Elle témoigne également d’une volonté quant aux adaptations vidéoludiques, avec Dead or Alive en 2007 et le projet Just Cause toujours en cours de réalisation.

Du point de vue de la distribution, l’assemblée est majoritairement féminine, avec Ella Balinska (Charlie’s Angels) ou Tamara Smart (Fais-moi peur !). Le personnage d’Albert Wesker sera joué par Lance Riddick, qui s’est notamment démarqué dans les série Lost, The Wire ou la série des films John Wick.

Casting de la nouvelle série de Resident Evil pour Netflix

 

Adapter sans imiter

Comme cela semble n’être pas passé inaperçu, Lance Riddick est un acteur afro-américain, certes très éloigné de l’identité ethnique conçue pour Albert Wesker dans les premières créations de Resident Evil. L’apparence ne paraît en effet pas coïncider et c’est la raison pour laquelle une grande partie des fans considère l’adaptation de Netflix problématique, pour son intégration manifeste des minorités, avec en creux des probables raisons mercantiles.

Il ne serait en effet pas honnête de prêter à la société de streaming des intentions essentiellement bienfaisantes. En tant qu’entreprise, elle fidélise ainsi un public en demande d’inclusivité, tout en s’offrant une vitrine respectable. Cependant, il ne serait pas non plus honnête d’espérer dans cette nouvelle adaptation un calque quasi conforme à l’expérience des joueurs. Les quatre Resident Evil intronisant Milla Jovovich ont choisi une direction fortement éloignée des jeux vidéo, effaçant complètement les protagonistes principaux et réinventant l’univers. Cette réappropriation des codes est une habitude presque inhérente aux Resident Evil et ne devrait pas susciter la surprise telle que celle d’aujourd’hui.

La nouvelle série de Netflix saura certainement s’écarter suffisamment des 20 dernières années de productions vidéoludiques et cinématographiques pour ne pas offrir le rôle d’un suprématiste blanc, tel qu’était construit Albert Wesker, à l’acteur afro-américain Lance Riddick. Une supposition que vient confirmer l’acteur lui-même dans The Express :

Dans la majorité des cas, l’Albert Wesker que je joue n’est pas l’homme issu des jeux. Il est plutôt construit à partir de lui.

Photo de Lance Riddick avec une arme

 

Une réécriture de Resident Evil à découvrir le 14 juillet

Depuis l’ère de Mila Jovovich, propulsant toutes les créations d’Anderson au box-office, la franchise Resident Evil s’est perdue dans deux adaptations assurément trop proches du canevas vidéoludique. Preuve s’il en faut qu’apporter rien de plus qu’une retranscription du matériau d’origine mène souvent à l’échec. Il faut concéder que, dans le cas de Bienvenue à Raccoon City, Robbie Amell incarne parfaitement Chris Redfield, avec un physique à son avantage pour ce rôle. Malgré cela, la similarité plastique d’une adaptation conduit à l’ennui et participe malheureusement à la mort de toute œuvre, celle-ci ne prouvant sa vivacité que dans ses renouvellements.

En ce qui concerne la nouvelle série de Netflix, celle-ci s’engage sur une voie créative plus libre, proposant peut-être d’amorcer son propre matériau à partir d’éléments issus des productions Capcom. Notons que le 14 juillet, ce sera l’entièreté de la série qui sera disponible sur la plateforme, avec un clin d’œil à l’ancienne tentative cinématographique dans le titre du 1er épisode : “Welcome to New Raccoon City”.

Enfin, concernant les critiques qui émergent face à la distribution, il faut s’étonner de ne pas avoir entendu la même condamnation en 2009. À la sortie de Resident Evil 5, le contexte géographique africain de l’intrigue a certes mené, à tort, à voir dans la mise à mort des zombies des actes de racisme. Plus subtilement en revanche, on avouera dans cet opus une persistance toxique des clichés exotiques, proposant des villages tribaux rappelant une conceptualisation de la sauvagerie africaine, ainsi que les fantasmes coloniaux pour l’image de la plantureuse femme indigène au travers de Sheva Alomar.

Rappelée à ce souvenir, la réadaptation qu’opère Netflix d’Albert Wesker paraît dérisoire en comparaison. Plus encore, elle semble bienvenue pour une franchise qui a manifestement derrière elle quelques errances à réécrire.

Costume tribal pour Shelva Alomar

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Phebus

J'aime me plonger jusqu'à l'os dans des choses que je ne connais absolument pas, pour rester curieux de tout, toujours le poing levé comme disait une chanteuse de mes folles années de jeunesse. Sinon je fais partie de cette secte, toujours plus réduite, qui croit en la sortie d'un Half-life 3 depuis vingt ans. J'ai cependant d'autres religions comme Dear Esther, Denis Villeneuve, Alien, les chats, le Japon ou la cuisine. Touche-à-tout en jeux vidéo, j'ai tout de même mes limites quand il s'agit de taper dans le ballon rond ou m'infliger du golf ô combien dynamique. Entre toutes ces choses, j'aime malgré tout un peu d'instinct primaire, en me défoulant sur un FPS en ligne, ça finit toujours une journée en beauté. J'aime à penser que j'aurai pu faire une carrière inimaginable dans l'Esport et devenir celui qui connaît le jeu vidéo mieux que tout le monde (pathétique fierté humaine).

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