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Comment les studios indépendants ont-ils vécu le confinement ?

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Le confinement s’est terminé il y a quelques semaines, petit à petit la France ressort la tête de l’eau. Une situation compliquée qui aura un effet néfaste pour plusieurs entreprises, mais qu’en est-il du secteur jeu vidéo ludique ? Après les freelances c’est au tour des studios indépendants de nous conter leurs aventures. Comment se sont-ils adaptés ? Ont-ils réussit à continuer de travailler ? Nos petits jeux made in France sortiront-ils à l’heure ? Toutes les réponses dans ce dossier. C’est parti pour un tour de France des studios indés.

 

S’adapter au confinement pour continuer de travailler

Pour commencer, sachez que beaucoup de studios indépendants sont composés d’une équipe restreinte (moins de 10 personnes), et n’ont pas forcément de studio physiques. C’est-à-dire que le télétravail était déjà utilisé avant que le confinement ne commence. Cela n’a donc pas changé grand-chose pour eux, hormis qu’il faille s’adapter à travailler à la maison avec le reste de la famille.

Pour les autres studios, il a fallu s’adapter au manque de présentiel et c’est le cas pour les quatre professionnels de studios différents que nous avons interviewé.

SloClap : une adaptation rapide

Loo sloclapNous commençons à Paris avec Aurélien Topia, lead programmeur et cofondateur du studio parisien SloClap, les créateurs d’Absolver, qui nous confie :

“On a la chance de faire un métier qui ne nécessite pas d’être sur place pour travailler. Un PC suffisamment puissant et une bonne hygiène de communication suffisent pour travailler de manière efficace. Pour être sûr que tout puisse fonctionner, on a quand même commandé quelque PC portables livrés directement chez les personnes qui n’étaient pas correctement équipées.”

Une bonne communication passe chaque jour avec des réunions, il faut faire attention à la quantité de travail archivé pour que les collègues puissent les récupérer sans problème. Malgré ces adaptations, le travail n’avance pas toujours aussi vite qu’en présentiel car certains ont des enfants. Chez SloClap on sait aussi s’amuser, tous les vendredis soir le personnel du studio se réunissait pour un télé-apéro histoire de garder une cohésion d’équipe.

Le déconfinement n’a pour le moment rien changé pour eux, ils continuent de travailler en télétravail, jusqu’à ce que les conditions soit favorables pour retourner en studio :

“Nous avons commandé des masques et du gel hydro-alcoolique pour anticiper le moment où les conditions sanitaires nous permettront de reprendre le chemin du studio. Pour l’instant, notre priorité est de ne pas prendre de risque. On ne fait “que” des jeux vidéo, cela ne vaut pas le coup de mettre en danger sa santé.”

 

Asobo Studio : le social mis en avant

Logo AsoboDescendons un peu plus au sud, pour partir la rencontre d’Aurélie Belzanne, responsable communication chez Asobo Studio, le studio Bordelais derrière A plague Tale: Innocence. C’est un studio assez grand car il est composé de 180 personnes. Tout le monde a dû apprendre à travailler de chez soi. Pour cela le studio est passé sur Discord et Teams pour les réunions et la communication. Pour les personnes seules, il y avait un numéro vert en cas de coup de blues mais aussi un channel dédié au confinement avec des conseils de cuisine, de ménage ou d’occupation pour ceux qui ont des enfants. Plusieurs activités ont été mises en place comme des concours photos ou encore des vidéos de présentation entre collègues un peu comme le fait Konbini avec leur Make Home Great Again. Afin que tout le monde soit au courant des dernières nouvelles une newsletter a été mise en place. Aurélie nous avoue :

“On n’y croyait vraiment pas trop au début. On pensait que ça allait être compliqué mais avec tout ce que l’on a mis en place, tout se passe super bien. On se rend compte que l’on travaille même plus qu’en temps normal car on n’a plus les transports à prendre.”

 

Kalank : des développements nécessaires pour travailler

Kalank logoRemontons 120 kilomètres plus au nord, à Angoulême, pour rencontrer Baptiste Deneufbourg, cofondateur du studio Kalank. Spécialisés dans la réalité augmentée, ils ont sorti leur dernier jeu sur iOS en octobre : Toko Toko. Pour passer en télétravail eux aussi ont dû s’adapter, Ils sont restés sur leur logiciel Basecamp pour travailler mais il a fallu créer plusieurs petits outils afin de s’organiser et mettre en place une salle vidéo pour discuter. Conférence chaque début de semaine pour savoir où en est l’avancée des travaux. Et bien sûr, pour garder le contact humain, beaucoup de messages et d’appels.

 

 

Angel Corp : déjà habitué au télétravail

Angel corps logoPartons maintenant vers l’est pour s’arrêter à Saint-Étienne et rencontrer Fabien Thollot, fondateur d’ANGEL CORP, studio qui a la particularité d’être à la fois un éditeur de livres et un studio de production de jeux vidéo. Ils sont actuellement en train de développer leur tout premier jeu, Wicked Aeons, un jeu de rôles prévu pour 2022. Pour eux, s’adapter a été plus facile car deux de leur collègues ne sont pas situés à Saint-Étienne. Fabien nous explique :

“Heureusement, notre activité est bien adaptée au télétravail. Inochihime est basée en Asie, nous avons toujours travaillé à distance sur des fuseaux horaires différents. Alexandre et moi sommes à Saint-Étienne. Ilona est dans le sud de la France, sa venue dans notre ville a été retardée par les mesures de confinement. Nous réunir et échanger en présentiel dans nos locaux aurait été préférable, comme le développement du jeu vidéo démarre juste.”

Pour bien travailler, ils ont dû exploiter au mieux leurs espaces de travail sur Discord. Mais la vie de famille mélangée à la vie professionnelle était compliquée, le temps disponible pour travailler et se reposer a été réduit, ce qui a engendré beaucoup de fatigue et de frustration.

 

Des conséquences économiques confuses

Des impacts sur l’économie des studios il y en aura, mais pour le moment l’avenir est incertain. Chez Kalank, Baptiste est sceptique :

“Tout le monde se pose la question, on est assez curieux de savoir comment va fonctionner la communication, on a peu d’espoir mais on est conscient qu’il y a moins d’activité. On sort notre contenu en fin de mois avec l’espoir que sans les gros jeux cela fonctionne bien. Mais on sait aussi que ceux qui ne connaissaient pas le jeu vidéo il y a trois mois se sont réfugiés sur les gros titres et pas sur les jeux indépendants. Il est trop tôt pour savoir quelle conséquence le Covid-19 aura sur notre studio mais on se prépare au pire et on continue à faire ce que l’on sait faire de mieux.”

Pour le jeune studio Angel Corp, c’est plus compliqué. Leur activité commence à peine la levée de fonds, le développement a été retardé et les rencontres avec les investisseurs étaient plus impersonnelles à travers un écran plutôt qu’en face à face. Fabien ne perd cependant pas espoir :

“Les événements professionnels ont été annulés, mais le SNJV a organisé des rencontres en ligne entre studios et éditeurs. En région AURA (Auvergne-Rhône-Alpes), l’association GAME ONLY a pris régulièrement de nos nouvelles, et nous a accompagnés dans notre recherche de financement. Nous les remercions chaleureusement. Aujourd’hui, nous sommes plus motivés que jamais pour travailler sur le projet et faire de WICKED AEONS une belle réussite.”

Enfin, pour terminer avec Asobo Studios, Aurélie nous a dit que leurs projets n’ont pas pris de retard mais que l’industrie des jeux vidéo est dans l’incertitude face aux mois à venir et à l’impact de la crise.

 

Une période “bien passée” mais un avenir encore incertain

Après beaucoup d’adaptation, les studios que nous avons interviewé s’en sont tout de même bien sortis, mais ce n’est peut-être pas le cas de tous. Une question reste cependant en suspens, qu’en est-il de l’avenir économique ? Aucune réponse ne peut être apportée pour le moment mais beaucoup ont peur. Selon une enquête de la Confédération des petites et moyennes entreprises, 55% des dirigeants de PME craignent la faillite. Il faut alors continuer de se battre tout en se préparant au pire.

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